Thursday, November 06, 2008

Mon Bouygues Sonne

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La musique de la Bay Area ne sonne comme rien d'autre dans le milieu des années 90. Éduqués par Richard Pryor, les rappeurs choisissent dans leurs disques les plus douces harmonies sans craindre pour leur crédibilité tel un mack maitrisant l'usage de la plume sur le couvre chef.
Doté d'une moustache et d'un nom ridicule, Young Know n'a aucun problème à accumuler tous ces obstacles pour nous emmener sur le Next Level, c'est à dire au dessus du Golden Gate, là où le soleil et la lune s'affrontent tous les jours, c'est de ça dont il veut parler si vous jetez un oeil à cette pochette réussie (même si j'ai plutôt l'impression qu'il s'agisse de deux lunes). L'album est noté 17,5/20 et commence par une sonnerie de téléphone, ce qui est toujours bon signe. On se réjouit aussi de la présence des Sons Of Funk , un quatuor de R&B signés chez No Limit.


Monday, November 03, 2008

Like Suge Was Coming

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Glasses Malone
, non, je n'allais pas mettre une photo de lui pour illustrer le post ça vous aurait tous fait fuir. Pourtant ce petit con fait de la bonne musique façon West Coast ouai. Au départ affilié Blackwallstreet malgrè son appartenance aux renois couleur ciel plutôt que couleur sang, G Malone trimballe son nom horrible et sa grosse carcasse de label en label pour atterrir chez Cash Money et essayer de grignoter quelques parts de marché sur les nouveaux représentants de Compton. Côte Ouest oblige, on retrouve toute la quincaillerie instrumentale nécessaire pour baisser les fenêtres de la caisse et laisser dépasser son coude.



Un autre obèse venant de cette partie des États-Unis a donné au Gangsta Rap ses plus belles lettres de noblesse balise image, je parle bien entendu de ce sosie de l'oncle Phil qu'est Suge Knight. Même si la partie post-Deathrow de sa carrière est assez risible, Glasses rend hommage comme il peut avec un ego trip hum hum bien senti balise image.


Saturday, November 01, 2008

Shorty I'm the sexy police



All Star de Cashville, TENNAKEE est sans doute l'une des personnalités les plus attachantes du rap en ce moment. Il a touché du bout des doigts toutes les success stories du ghetto avec le deal, le basket et le football au lycée, puis le rap, sans jamais concrétiser. Si vous aimez les mecs doués mais en stand-by pour l'éternité comme Fam-Lay (ici c'est Cash Money qui la joue à la Star Trak), c'est pour vous. Le bon côté c'est que ça lui donne de la matière pour ses petites histoires sans prétention qu'il raconte très bien à longueur de mixtape; ça fera pas de Starlito un héros mais c'est déjà pas mal, tout Tenn-A-Keyan 2 là et un inédit bien produit juste ici.






Le troisième album de T-Pain est évidemment super cool. Je dis évidemment parce que des singles comme Can't Believe It et Chopped N Screwed l'avaient annoncé et parce que c'est T-Pain, le chanteur qu'on arrête jamais d'écouter puisque que même quand il ne sort pas d'album il aide toute la planète à faire des tubes. Excepté certaines productions qu'il fait lui même où son goût pour les guitares accoustiques et les beats uptempo s'entend un peu trop, Teddy Penderazdoun fait preuve de bon goût sur Thr33 Ringz. On aimerait bien qu'il l'applique à ses activités extra-musicales où là ça devient vite catastrophique (cela dit je fais partie des gens qui ont aimé les deux clips en image de synthèse). D'ailleurs il m'a fallu dix bonnes minutes pour me rappeler de l'équivalent français du Ringleader Man dans un cirque. Monsieur Loyal, voilà. C'est curieux de s'identifier à ce personnage. Heureusement ça aboutit à un slow oldschool version autotune.


Thursday, October 30, 2008

It's that PJ, coming out that 2-2. (Partie 1)

Paris by night


On nous réclame toujours plus de house sur ce blog, alors spontanément, j’ai pensé à faire une série sur ce gros noir un peu vicelard en fauteuil roulant…
C’est pas très politiquement correct, je crois, comme présentation. On devrait plutôt dire, le meilleur producteur de Chicago de tous les temps. C’est presque vrai et ça sonne plutôt bien. Mais tant qu’à lui donner un titre, je préférerais celui de la meilleure page myspace de l'histoire. Il l’utilise seulement comme une galerie des meufs qu’il a choppé en soirée, en rajoutant des pures commentaires du style ‘’I'm so into Puerto Rican women’’, ‘’Dijon has wild girls for sure’’ ou bien tout simplement ‘’My life is BANANAS’’. C’est à peu prés la seule chose qu’on attend d’une légende de la ghetto house. Ca et nous balancer notre dose de mothafucking bass dans la face.




Si je commence par celui là, c’est pas vraiment que ce soit un morceau représentatif de l’oeuvre de Paul Johnson. C’est peut être seulement pour faire comme les Daft en 97, lors de leur essential mix, et m’introduire tranquillement avec un son, disons le, ‘’séminale’’, pour toute une génération de musiciens français qui reprendrons cette formule de boucle disco, coupée, pitchée et filtrée, jusqu’à ce que mort s’en suive.




Huuuuum, si on devait faire un top des morceaux à sifflets maintenant, je crois que ce track serait à une bonne 2eme position, à l’affut entre Frankie Knuckles, Juelz Santana et les trois suedois. Chris le friand serait quand à lui, coincé à la 47eme place entre un morceau de jumpstyle et ce truc dégueulasse de DJ ALIGATOR. :S





80% des gens qui vont télécharger ce morceau vont le détester profondément.
Ils auront profondément tord. La collection de disquette remplie de sirènes de Robert Armani ne pouvait pas tomber entre de meilleures mains. Maintenant on sait pourquoi on supporte tout ce bruit, c’est pour apercevoir quelques petites secondes tout au bout, ce magnifique clavier arriver.

Monday, October 27, 2008

Avec mon Homeboy le samedi soir

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Avec mon Homeboy le samedi soir on va manger des frites merguez, rappait Busta Flex avant son bug de l'an 2000. C'est certain qu'il devait se sentir bien à ce moment et qu'il n'aurait jamais imaginé porter un tee shirt ornant la mention "le rap c'était mieux avant" avec un air triste dix ans plus tard. Dix ans plus tard en Géorie, Homebwoi s'inspire chaque jour de Flex Stabeu pour que les gens se sentent bien avec sa musique.




La très bonne mixtape avec Playboy Tre (à surveiller également) nous avait laissé quelque peu en chien (Da Return Of Da Feel Good Music gratos chez Dat Piff), du coup Homebwoi a eu la bonne idée de revenir avec Dj Smallz qu'il a du payer assez peu cher il faut l'avouer vu le nombre d'artistes indépendants à qui il consacre une tape. Sans être renversant The Goodnite Show (pochette horrible) fait plutôt bien son travail (j'avoue que je pourrais y mettre un peu plus d'entrain balise image), il faudra de toute manière s'en contenter puisque les jeunes ont peine à croire au mot espoir et qu'aucune date n'est prévue pour un album de Homebwoi chez Collipark Music.



Saturday, October 25, 2008

Don't go there

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La première bonne nouvelle de cette "rentrée", c'est sans doute l'éviction de Frank Sauzée de Canal+. Ne plus voir cette tête de cul est en soit une victoire sur la vie. La deuxième, c'est la sortie d'un nouvel album de Legowelt.
Car si pour une certaine catégorie de personnes, le nom de Legowelt évoque une nouvelle extension de la plus célèbre marque danoise, pour d'autres il s'agit d'un pape, adoubé comme il se doit à chacune de ses apparitions.

Enfin par "apparition", Il faut comprendre "nouveau disque", puisque les apparitions, les vraies, de Danny Wolfers, se révèlent aussi inégales que décevantes.



Le truc s'appelle The Rise And Fall Of Manuel Noriega et d'après des recherches poussées, il s'avère que ce Manuel serait en fait une personnalité politique Panaméenne plutôt décriée. Je me contenterai de cette petite anecdote à son sujet :

"Noriega se réfugie au sein de l'ambassade du Vatican, et fut alors victime d'une guerre psychologique peu commune de la part des forces américaines : celles-ci dirigèrent une lumière intense vers l'ambassade en question, et firent résonner le disque Highway to Hell du groupe de hard rock AC/DC à forte puissance à toute heure du jour et de la nuit."

Ce n'est pas la première fois que Legowelt prend des positions osées et disons que c'est même monnaie courante dans la scène hollandaise.

Avant de parler de cet album, je vous propose d'écouter Avianca, tout en visionnant des images de jungle envahissante et pas très accueillante.


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Vous avez maintenant compris que Legowelt a laissé de côté sa disco juvénile et insolente pour se consacrer à l'activité favorite des papis techno : la musique d'ambiance.
OK dis comme ça, je reconnais que ça ne fait pas envie. Alors j'enfile mon polo de guide Nouvelle-Frontière et je clip ma banane par dessus mon bermuda multi-poches pour vous assurer que cet album vaut le détour. Il faut le voir comme la bande originale d'une de ces excursions dans la jungle hostile à la fin desquelles on ressort toujours un peu éreinté. Genre par exemple, dans le...

/!\ Darien Gap /!\

"The Darién Gap is a large swath of undeveloped swampland and forest separating Panama (Central America) and Colombia (South America)."

Je rajouterai qu'il s'agit d'un des endroits les plus dangereux au monde. Pour plus d'explication, rendez-vous ici.




Aucun track, hum "dancefloor", sur cet album, si ce n'est Lunar Maximum qui bénéficie d'un tempo plus commode, mais vous emballez pas trop, on est encore loin d'un banger sur lequel il est de bon ton de lever les bras à chaque montée. Ici, il y a un synth voice qui fou pas mal la pression et toujours cette atmosphère moite typique des forêts tropicales (je parle en connaisseur).


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Ok cette fois c'est le moment opportun pour entamer ce qu'on pourra appeler la Série Legowelt avec ses meilleurs tracks, voire ses meilleurs "hits" puisque c'est une sorte de hit-machine humaine batave.

Gladio est le costume d'empereur romain de Danny Wolfers. Il l'a enfilé à deux reprises, pour Slaver of Rome et Hadrian's Wall qui est son dernier vrai maxi en date (2007). Gladius Gladius, c'est le genre de composition diffusée pendant les entractes dans les arènes à l'époque romaine: ça se veut un peu Pop Corn, mais ça sent l'odeur de la mort au fond.

Wednesday, October 22, 2008

Une image subliminale

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Regardez bien, on voit l'image de François Mitterrand dans le "2" d'Antenne 2. Fascinant.


Je passe par ce genre de raccourci de très faible qualité pour vous parler du label de House New-Yorkaise SUBLIMINAL RECORDS. La house en provenance de New-York et du New-Jersey est presque un genre à lui tout seul, comprenant ses codes, son histoire et ses protagonistes. Pour faire simple, sachez que ce label a sorti les meilleurs trucs de house garage avec des samples de disco à la fin des années 1990. Si j'étais quelque peu porté sur l'identité etnico-sociale (je me félicite de l'invention de ce terme échevelé), je préciserais sans doute que l'on se retrouve souvent face à des producteurs d'origine latine qu'il est de bon goût d'appeler "latinos". Mais ce n'est pas la question - bien qu'à cause de ça, on doive se taper souvent des faces B avec des samples de soca.

Pour vous faire une petite idée de ce que le label sortait à cette époque, voilà trois morceaux parfaits qui me feront encore une fois passer pour un ex-clubber ayant dépassé la barre des 30 ans.




Voilà par exemple le genre de morceau tout en puissance qui a fait la réputation du label, à l'époque où arborer un tee-shirt à col en V était considéré comme cool. Harry "Choo Choo" Romero, malgré son drôle de nickname, froisse un sample disco à base de filtres très très épais et un gros kick de bâtard. Ça claque, et ça me donne même envie de crier CHOO CHOO ! comme Lil' Flip dans "Like a Pimp" pour vous assurer de mon enthousiasme.




Je vous vois venir. Vous allez me dire que CZR Hernandez vient de Chicago et qu'il n'a que peu à voir avec toute cette ribambelle de joyeux drilles de la "Grosse Pomme"^^. Détrompez-vous ! Derrière une façade un peu rugueuse et Hard-House, CZR cache en lui un petit coeur plein d'émotions diverses et intenses. C'est celui-ci qu'il utilise quand il compose des morceaux AVEC DES VIOLONS tel que ce "Bad Enough". C'est comme un morceau french-touch d'époque, mais avec quand même quelque chose de plus affirmé au niveau de la virilité.




Je sais peu de choses sur le compte de Jason Jinx, mis à part le fait qu'il ait un vrai nom ridicule (le bougre s'appelle Jason Zambito- il y a le mot "bite" dedans), mais je sais en tout cas que ce morceau éclate tout. C'est plus deep que les précédents, c'est tellement mental que ce morceau me fait m'imaginer un New-York dans lequel je déambulerais armé d'un sac à dos et d'un Guide du Routard, prêt à affronter l'excentrique faune nocturne du Manhattan d'avant la blog-house. Un transexuel affublé d'un masque de tigre surgirait alors de la piste de danse et... Putain, ce morceau est hyper deep.

Sunday, October 19, 2008

3-Peat

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Musique sans refrain sans rien:



On avait raison d'être serein quant à la qualité de l'album solo de l'autre moitié des Assholes By Nature (celui-la même qui vous salue de la main sur la photo). Trae The Truth suit les pas de Z-Ro dans un rap anti-party tout juste bon pour une virée nocturne dans les quartiers de Houston. Ce n'était pas étonnant pour Z-Ro, ça l'est plus pour Trae, The Beginning est dans la lignée de Crack, de It Is What It Is, les cousins en ont gros sur la patate en 2008, ils sont le rap français tristoune/génial du 9.4 d'il y dix ans.

Avec Slim Tugga ils tournent en concert dans les centres de détention où séjourne la délinquence juvénile, normal que leur propension à faire la morale soit plus grande que celle de, par exemple Paul Wall :-p


Autre formation, autre trio gagnant: Trae, Bun B et Lil Keke. Oui c'est assuré, si vous mettez deux membres de la Screwed Up Click avec un Mc résident H-Town ou ses alentours vous aurez du solide. Un peu moins pertinent par contre, ce morceau est censé figurer sur la prochaine mixtape de Trae, The Streets' Advocate. Si vous trouvez que ça fait un peu cannibalisation de l'album, vous êtes dans le vrai à mon avis.

Friday, October 17, 2008

Deux fois riche

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1992 ça fait une belle longévité pour Sick Wid It Records, je la récompense en prêtant attention aux nouvelles signatures, surtout que les dernières années ont été parmi les meilleures. Laroo donc, a débarqué avec le bon morceau My Money Ain’t Trippin sur la compilation The Machine sortie cette année. E-40 était dessus et il a tout naturellement apporté son tampon pour valider l’album solo, car dans la Bay Area comme sur la balance, il pèse. Le mec ne fait pas mouche à tous les coups mais il invite ses collègues de Sick Wid It et des Mob Figaz pour un faire un megaremix de son single 20 Bricks, c’est cool. Close 2 Me a ces synthés pesants et envahissants qu’on aime bien.




Got Rich Twice, extrait du prochain E-40, le clip a fait le tour de la bolossphère et ça fait plaisir. D’abord pour Turfy qui en deux excellents albums n’a toujours pas eu le moindre clip, du coup même un refrain en bagnole c’est bon à prendre. Ensuite parce que c’est de très loin le meilleur extrait de l’album pour l’instant. Ca s’explique facilement, les producteurs maison sont enfin mis à contribution, c’est apparemment une co-production Droop-E/Rick Rock. Il faut espérer qu’ils participent un maximum à ce Ball Street Journal, le reste étant hyper prévisible comme quand LIM fait rimer schmiture avec bitume. De toute façon, les morceaux E-40/Turf Talk sont invariablement bien, c’est genre un théorème. Là je fais tourner la version DIRTY/NODJ/CDQ comme on dit dans les supermarchés du mp3.


Monday, October 13, 2008

Geburtstag

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Corporate Bloggin a un an d'existence, et si il y a un mec dont on ne s'est pas privé pour diffuser en toute illégalité sa musique, c'est bien Matthew Dear. Remarquez, le meilleur moyen pour ne pas se retrouver sur les blogs, c'est encore de faire de la musique de merde. Aujourd'hui, les gens ont même inventé un mot pour qualifier un morceau qu'ils n'ont pas l'intention de partager. Ils disent que "c'est pas bloggable".

Free To Ask est complètement bloggable. D'une part, parce qu'il s'agit de Matthew Dear, et que ce mec est constant depuis pas loin de 10 ans. Et d'autre part, parce que ce morceau est tout simplement bien. Ça fait office d'habituel inédit accompagnant les mix Body Language sur Get Physical, dont il est au commande de la 7éme édition, et ça pourrait tout à fait être un hommage aux boucles acides salvatrices d'Adonis.




Retour sur les tracks ULTIMES de Kompakt.
A tous ceux qui pensent que la techno de Michael Mayer est dénuée de sentiments, lui répond avec Amanda (Kompakt Total II, 2000).
Il parait assez clair que ce bon vieux Michael n'était pas dans son état habituel lorsqu'il s'est lancé dans la composition de ce truc, certainement un de ses morceaux les plus atypique, et sans aucun doute, le plus universel. Dans un état d'euphorie ou de nostalgie, il s'est approprié un track super sensuel super mielleux super pas allemand pour tenter de nous faire croire qu'il sait aussi sourire.

Une femme seule

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Ce blog manquait cruellement de sentiments doux-puissants et de déclarations à demi-mot. Ce blog, souvent tout feu tout flamme, en avait presque oublié les sensations uniques du centrisme et du libéralisme positif. En un mot comme un seul, ce blog avait perdu de vue ce que le mot féminité voulait dire. Heureusement, une lueur lointaine floquée D & G subsiste en chacun de nous ici. Je connais même personnellement des proches qui se sont laissés tenter par l'aventure Gossip Girl, preuve irréfutable que nous parlons aussi aux filles inscrites en fac de droit.

Ce n'est donc pas un hasard si nous postons aujourd'hui la dernière vidéo en date du monstre de l'entertainment moderne Beyonce Knowles. La petite imbuvable issue des Destiny's Child sort son single intitulé Single Ladies, et on est obligé d'en parler puisqu'il est très bien.

Je vais même tenter une sorte de résumé du clip qui combinera des adjectifs qualificatifs simulant la connaissance et des éléments de ponctuation festifs. Allons-y: "Cette vidéo noir et blanc possède un panel sidérant de danses urbaines exécutées par une déesse que l'on ne présente plus. L'ex leader des Destiny's nous laisse pantois devant une telle maîtrise de ses mouvements si bien qu'elle masque ses partenaires sans le moindre effort ! Go Beyonce ! Le RNB sans toi, c'est comme un post de Telefuss sans le mot "turbine" !





Et aussi pour ceux qui ne suivent pas mais surtout pour nos amis bretons, sachez que Willy Terror et moi-même mixons au festival Elektroni-k de Rennes ce mercredi 15 octobre. Et toute la nuit entre 22h et 4h. Il est possible que l'on passe Single Ladies.

My Crew We Deep On Lenox

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Les internautes ont perdu leurs repères sur ce qu'il se passe à L'EST. Trop de mcs inconnus aux noms incompréhensibles envahissent les mixtapes, un peu comme une bonne vieille JR Ewing, à la différence que J.R & Armen faisaisent ça bien. CPT fait le point sur la situation dans un style parfaitement brouillon.


Dame Grease essaye d'imposer son concept inutile de Goon Music. Son dernier album était une belle merde en tout cas, à quelques exceptions près. On lui pardonne ses excès quand il produit pour Meeno. Ca nous permet d'espérer d'avoir enfin un album des Lenox Ave Boyz (Meeno étant un des 3 L.A.B) ou quelque chose de plus sérieux à se mettre sous la dent qu'un freestyle dégoulasse sur Thuggish Ruggish.



Max B, j'adore ce type pourtant j'ai lâché depuis le jour où il s'est fait incarcérer et que Jim Jones a pâyé sa caution. J'ai dû louper un paquet de trucs, à peu près toute la période où il était le roi de New York, ou au moins de Harlem. Rien de bien folichon sur ce que j'ai pu écouter depuis



Mais je profite de ce post pour parler de l'obsession de Max B pour LA VAGUE Musique. Un concept inutile encore un, mais visuellement ses dernières mixtapes étaient gratinées comme ça, ça, ça, ça et la plus belle je vous la met en grand:


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Uncle Murda fait-il toujours reup après ça ? Still Runnin' donnait à New York le droit de se rappeller les Dipset, ce n'est plus du tout le cas mais tout aussi cool sur Attitude avec Bravo, comme pour nous montrer qu'Uncle Murda est un artiste versatile, complet avec de nombreuses facettes.


En revanche, les africains du nord feront toujours peur aux américains. Ron Browz produit le tube du mausolée pour Busta Rhymes qui s'empresse d'inviter un ami à grande barbe sur le remix, Ricky Raws, pour parler d'argent sale, d'argent arabe.


Friday, October 10, 2008

Superhéros

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Des nouvelles des superhéros Juelz Santana et Lil'Wayne, potentiellement le duo le plus incroyable qui soit. I can't feel my face, leur album commun est un peu une arlésienne (comme Cam'ron a récemment revendu ses droits sur les apparitions de Juelz ça pourrait changer) mais tant qu'ils gâtent l'innernet avec de nouvelles collaborations on s'en fout pas mal. La situation a cruellement changé quand on la compare au moment où cette association a commencé: Lil'Wayne touche le ciel tandis que Juelz a une looongue pente à remonter.
Sa dernière mixtape dans laquelle il introduit sa nouvelle garde rapprochée a tout d'un retour raté. Apparemment le Skull Gang n'est pas autre chose qu'une bande de clowns avec des noms d'acteurs déformés. La nullité de ces John Depp et autres Deniro est d'autant plus étonnante que Juelz avait poussé des mecs talentueux comme Jay Bezel auparavant, et qu'il reste pas mal d'orphelins du Dipset.

Heureusement il n'a rien perdu. Il reste un personnage essentiel et inspiré qui continue de parler de pieuvres: four chicks at once so I gotta push, that's more legs in my bed than a octopuss. L'avantage de ce morceau c'est aussi que les deux gaillards alternent rapidement avec Juelz qui pose sur la sirène et Weezy sur la partie plus aérée du beat, ce qui fait plus vrai groupe que juxtaposition de couplets. Que ce soit le flirt avec l'OD ou l'ablation des dents de sagesse on en est toujours à ne plus sentir son visage, mais c'est bel et bien le genre de nouveau matériel qu'on attend d'eux.


Sunday, October 05, 2008

Vous voulez une bouteille de Jack dans la tête?



Bienvenue à bord de Landing Gear, le nouvel album du commandant Devin the Dude. Ce n’est pas sur Rap-A-Lot pour une fois mais vous aurez la même dose de malice et de douceur que d’habitude. Le single est très bien dans le genre. Sur fond de petit piano, une histoire où Devin se met minable avec des produits haut de gamme puis se retrouve confronté à la police de Houston à cause d’une conduite trop rocknroll. En somme on retrouve son story-telling très distrayant. Les victimes du permis à points se reconnaitront.






Il faut dire qu'il tombe à pic dans cette actualité riche en parachutes, qu’ils soient dorés ou qu’ils ne s’ouvrent pas; dans le cas présent cette merveilleuse invention sert à ne pas rester trop haut. Si on l’appelle the Dude c’est qu’il est un mec en or qui rappe bien, chante bien, est extrêmement drôle et, apparemment, cache des trucs dans son froc. A ce propos il est bon de savoir que les caleçons Rocawear tirent toute leur street-cred de leur poche dissimulée. Pour la weed ce ne sera plus nécessaire puisque Devin a l’air d’avoir une ordonnance du Dr Peter Tosh. Enfin ses albums ne seraient pas si cool sans des productions parfaites pour la circonstance comme celle d’In My Draws.


Saturday, October 04, 2008

Jack your ass

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Si je dis minimal + funky dans une même phrase, c'est que je suis en train de parler de Circus Company, de Daniel Bell, de Tom Ellis, voire de Secondo ou de Soundhack si le débat porte sur l'avenir de la techno. Désormais je pourrais placer dans la conversation ce super track du finlandais Jussi Pekka. Enfin je n'oublierais pas de préciser qu'il s'agit surtout du remix de Frankie, qui, (je joue la carte de l'honnêteté) m'était parfaitement inconnu auparavant, malgré deux labels (Frankie et Fast), 40 sorties en tout. Et à première vue, c'est pas mal du tout, dans un style booty house soupa fonky.

Son remix c'est la grosse déconnade. Certain dirons que c'est foutraque, moi je parlerais plutôt d'une superposition d'essais expérimentaux. Au final c'est hyper pin-pon, et complètement immédiat.


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Lützenkirchen a un nom de recueil de comptines mais en fait c'est l'éternel espoir de la scène allemande (une sorte de Selim Benachour pour les amateur du ballon rond dans la capitale), celui qui est censé tout exploser à chaque maxi et puis non.
Il ne peut rien reprocher à son pote munichois Tomcraft pour lequel il sort toujours des trucs sur Great Stuff. Le maxi arrive avec la traditionnelle paire de remix signée le mec au blase le plus génant, Popof.

La méthode Popof, on la connait, elle n'a pas changé et je crois qu'il a fermement l'intention d'exploiter le filon à fond avant d'être hors-jeux, vu la quantité de remix qu'il sort chaque semaine. C'est plutôt lucide de sa part. Cette fois-ci, en guise de grOOve, on a le droit à un ventilateur à l'aérodynamisme défectueux, et à un séquenceur un peu déchiré.

Thursday, October 02, 2008

C'est pas des blagues

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Je suis sincèrement désolé, mais c'est sur ce jeu de mot pas très inspiré que je me vois contraint de commencer mon post sur Joke.
Dommage que je ne lise plus assez les forums orientés ^^hip-hop^^ de l'internet français, sinon je me permettrais des interventions engagées à son sujet telles que "SUPPORT!" ou "DISPONIBLE BIENTÔT SUR i-TUNES!". Mais comme ce n'est pas le cas, je présenterai juste en quelques mots cet excellent rapper originaire de Montpellier qui se faisait appeler auparavant Guy Maupassant. Et qui vient juste de signer sur Stunts/Institubes.

Déjà, sachez qu'il s'appelle Gilles. Dit comme ça c'est vrai que ça sonne un peu pourri, mais quand on connaît les deux seuls Gilles de l'histoire du rap français, on ne peut que se tourner vers le respect. J'aide les jeunes à comprendre : en fait, deux des cinq meilleurs rappers français de tous les temps portent ce prénom là. D'un côté j'ai Ill-G des X-Men et de l'autre un gangster d'amour cap-verdien. Voilà. D'ailleurs, il emprunte un peu aux deux dans son rap; c'est un savant mélange de leçons de savoir-vivre avec les filles et de trucs savants au niveau du flow.





Là c'est un morceau south sauf que Joke a l'air de s'en battre les couilles totalement des dents en glace et des tee-shirts blancs (trop) longs. Il préfère nous parler de choses plus proches de ses vraies préoccupations de la vraie vie comme se prendre pour Michael J. Fox dans Back To the Future. C'est honnête et en même temps totalement dépourvu d'honnêteté puisqu'il s'agit d'un vrai egotrip à l'ancienne dans lequel il dit des choses un peu folles à propos des lombaires des meufs et de comment il peut les casser.




"Les rappers no-homo on les baise". On peut pas vraiment parler d'une phase lapidaire qui émousserait les conventions rap français avec tant de fougue que ça en deviendrait instantanément universel, mais bon. Les rappers no-homo-, c'est vrai qu'ici sur votre blog préféré, on a tendance à les baiser avec une force homosexuée telle qu'elle vous pousse à vous poser des questions sur le devenir de vos convictions et de vos instincts hétérosexuels normaux. Et être normal = être gay, ne l'oubliez pas. Enfin bref, cette collaboration entre un vrai/faux Dre parisien et un vrai snoop sudiste est très bien. Et puis je crois que je vais m'arrêter parce que ce texte devient vraiment trop gay là.

PS : N'hésitez pas à passer à la soirée VICE LE RADE ce soir au bar Le Weekend, 2 Place Franz Liszt, métro Poissonnière. Je passe du Montell Jordan et d'autres trucs.

Wednesday, October 01, 2008

Arctic house

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Le renard polaire est un petit renard natif des régions arctiques de l'hémisphère nord. Dés lors la comparaison de ce canidé à la fourrure parfaite avec Eric Prydz s'impose comme une évidence.
Ils possèdent tous les deux une habilité infaillible et un sens de la ruse digne des plus grands spécimens. Le renard polaire est plus petit que le renard roux. Il mesure (queue de 30 cm non comprise) environ 50 cm et pèse de 1 à 9 kg. Il peut résister à des températures de -70° C.

Ce nouveau morceau de Pryda, extrait du maxi du même nom semble annoncer avec quelques semaines d'avance les premières chutes de neiges, à coup de mélodies 100% Noël sorties de nul part. Ce doit être la pureté de sa robe blanche qui confère à Prydz ce don pour les enchainements transparents comme du cristal.

Sa fourrure lui permet de limiter la déperdition de chaleur. Sous chaque patte, il a une touffe de poils qui lui permet de s'isoler contre le froid.


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Saturday, September 27, 2008

Krach

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Un album de Z-Ro réussi est un album sans surprise. Entendre Joseph chantonner sur TOUS les refrains, relater de la mort, des baby mamas et des activités lucratives peu scrupuleuses avec cette sensibilité si particulière propre au roi du ghetto, se faire bercer par cette voix de caillou sur des mélodies cheaps, Crack l'album ravira Houston et ses alentours.



En grande forme et certainement déçu de ne pas avoir été canonisé par Houston comme son partenaire Trae (ne pas louper la Saint Trae le 22 juillet, parts de pizza offertes par le rappeur), Z-Ro remet le couvert recdi après It Is What It Is.

Ro reste fidèle à lui même et continue à inviter ses khos de H-Town résidents, mis à part Mike Dean absent on retrouve les producteurs Mr Lee/Bigg Tyme/Tone Capone sur le cd. Comme d'hab'. Houston toujours, Slim Thug/Lil Keke/Paul Wall rappent aux côtés de Joseph. Mais un album de Z-Ro ne s'écoute de toute manière pas pour ses invités. Encore que la participation de Thugga est sacrément cool, que l'on se sent toujours concerné lorsque les rappeurs évoquent leur problème de téléphonie et surtout lorsque Z-Ro commence par faire une variante un peu moins tragique de :
balise image I don't need no help my nigga, I can do bad on my own... And I don't need no company lil mama stop ringin my cellular phone.... balise image




Bref, Du Z-ro pendant une heure avec autant de classe que sur Throwed:


Wednesday, September 24, 2008

Temporisation

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Aujourd'hui je propose de calmer le jeu. De mettre le pied sur le ballon. Des fois on parle aussi de temporisation pour désigner une période d'accalmie maitrisée entre deux phases portées vers l'offensive.
Cet homme, qui fait mine d'attendre un taxi sur son flycase, c'est le pape de la deep house, c'est Kerri Chandler, et il va jouer un rôle important dans la conservation du ballon. Un peu plus bas, on parlera de Prompt sans complémentarité, mais aux qualités évidentes.




Kerri Chandler a donc sorti un nouvel album. En temps normal, ce genre de sortie me filerait sous les yeux comme les pages golf à la fin de l'Equipe, mais cette fois, le Kerri a décidé de tendre la main aux nerds avec un titre hmm, je ne dirais pas "aguicheur", mais disons un titre qui donne envie de se poser des questions.

Ça s'appelle Computer Games, ça à une intro en japonais, et ça comporte quelques entractes à base de pistolet laser. Les vrais morceaux ne sont pas trop relou, voire même brillants pour deux d'entre eux. "Locked out" doit ressembler à peu près à un track d'Arpanet s'il faisait de la deep house. Mais surtout le tropical "Fortran", étonnant et intemporel. Sur celui-ci il se permet même d'utiliser un synthétiseur vocal pour tenter de faire passer un message, peut être à la gloire de ce langage de programmation encore très répandu aujourd'hui. De source sûre, je peux vous confier que le Fortran est utilisé par la NASA.
A noter que de beaux remix d'Argy de ce même morceau viennent de tomber, à l'instant, mais dans un style moins déconneur.




Déconneur, l'espagnol Prompt à l'air de faire parti de cette catégorie. Il fait des maxis avec pour thèmes des animaux. Malgré tout, il faut être plutôt imaginatif pour saisir l'analogie, ou alors, hum, vous voyez. Mais sous sa carapace, Manuel Fernandez se révèle en fait être un mec super sensible.
Il est déjà l'auteur d'un bon gros tube "evolve", où il essaye de reproduire une ligne de basse avec sa bouche. Cette fois, c'est un remix pour un certain Roman Shelepanov dont l'original fait penser à ces trucs tech house progressive interminable d'il y a 5 ans à la sauce Yoshitoshi. Prompt vient apporter son minimalisme avec ses pincettes pour une précision optimale.

Monday, September 22, 2008

Mafia, mafia, bitch I'm in the mafia

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Bienvenue en enfer à tous les damnés, voilà une version achevée de ce morceau qui ouvrait Prime Minister. Il commence tout feu tout flamme, un peu comme une pochette des Hot Boys ou comme quand KFC fait de la pub pour un truc épicé. La production est une version south du rap carmina burana initié par le Dipset et Young Jeezy l'honore avec ce couplet mythique qui donne envie de dire mafia dans toutes les phrases comme les deux têtes brûlées dans Gomorrha. Des rêves sombres d’accord, mais on l’entend aussi témoigner son goût plus que prononcé pour la couleur noire qu’il ne quitte jamais. C’est son esthétique, notamment affichée de la manière la plus extrême possible dans le magnifique clip de Go Getta. Ce morceau est pour le deuxième album de USDA, d'où la présence d'intervenants nommés Boo Rossini et l'absence de Slick Pulla, FREE SLICK PULLA.




Ceci dit, le trappeur à sauver d'urgence c'est évidemment Gucci Mane. Ok on en parle souvent mais c’est peut-être la dernière fois avant longtemps. Comment Radric Davis pouvait-il effectuer 600 heures de travaux d'intérêt général alors qu'il s'est fixé la mission plus noble encore de sortir une bonne mixtape par semaine? D'ailleurs, juste avant ce regrettable incident il a lâché une très bonne Gangsta Grillz avec Drama, intitulée The Movie. Le street album Gucci Sosa était un peu le summum de sa collaboration avec son alter ego producteur Zaytoven, là c’est pareil mais avec Drumma Boy qui est un habitué des albums de Gucci Mane et un docteur en trap tueries. Bref écoutez là et savourez.


LIBEREZ GUCCI MANE

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Saturday, September 20, 2008

Sittin on top of the world



T.I. et Ludacris crachent du feu en ce moment et cette fois c'est pour réussir un morceau résolument positif avec la grosse confiance. Pour rester complétement Altanta c'est le jeune B.o.B. qui installe la bonne humeur sur le refrain, cool de le retrouver là. Ca devrait augmenter son exposition même s'il faut reconnaître qu'il s'est pas mal dispersé en 2008 contrairement à l'année précédente ou c'était banger sur banger. Le casting de producteur est un avantage indéniable des albums de T.I., surtout que DJ Toomp le producteur attitré de Grand Hustle se glisse un peu partout et rate rarement la cible.



T-Pain s'emploie à sortir un deuxième super single avec un autre super rappeur, Luda est invité par ici aussi. Teddy Penderazdoun est quand même incroyable et je ne dis pas ça parce qu'il dit posséder des centaines de chapeaux haut de forme. Ecoutez le s'inquiéter de se faire chopped & screwed par des meufs. C'est bien à tellement de niveaux. Tout le monde lui a emprunté son "truc" mais il reste le meilleur dans l'exercice, Three Ringz sera bien.


Friday, September 19, 2008

Pretzel day : D

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Oui, tout à fait, j'ai la ferme intention de vous faire télécharger consciemment un morceau de Joey Negro. Et même un morceau DE Joey Negro, sous son vrai nom, remixé PAR Joey Negro. Il va falloir temporairement mettre de côté tous les aprioris comme quoi Joey s'était enfermé dans une lucrative soulfoul house avec plein de nana qui chantonnent.
Ici Joey est seul face à son destin et ce Mucho Macho est simplement fabuleux. Ça reste super accessible mais il y a des synthés italo disco géniaux qui font penser à plein de morceau space-disco. C'est un peu le genre de truc qui donnerait envie de se farcir toute la discographie de son label Z Records pour voir si on a rien oublié en route.




Les Bingo Players sont hollandais et ils ne font aucun effort pour se démarquer de leurs compatriotes résidant le plat pays (Laidback Luke, Bart B More). Visiblement, ils ont même sorti un truc sur Strictly Rhythm, une grosse daubasse. Remarquez, SR n'a de mythique plus que le nom.
Là ils sortent "get up" avec des remix de Bart B More et Diplo et permettez-moi de dire que ce n'est pas tout à fait la même mayonnaise. Enfin surtout pour le DJ de Philly qui signe pour l'occasion un de ses remix les plus vénèr. J'ai même hésité 30 secondes à refiler la version toute crade qui circule depuis un mois. Je me suis dis que ça renforçait un peu plus le côté gh£tto déjà bien insufflé par l'orientation baltimorel house gougoule du remix.

Thursday, September 18, 2008

Sound Sweat

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On nous a bien fait passé le message: «m_n_m_l» est devenu un gros mot! Alors les DeE JaYz se mettent vite aux edit disco et ressortent leurs vinyls deep house du placard. Soundhack, lui, s’en bas les steaks de ces histoires, c’est son créneau depuis 10 ans et il fait ça comme personne.
Son 4eme maxi sous le nom Soundstream en profite même pour achever enfin toute ambiguïté entre les deux entités de Frank Timm. Hack le boucher ne fait plus la moindre incursion sur les plates bandes de Stream le magicien. Sa formule du minimum de moyen pour un maximum d’effet est entièrement dévouée à un son deep/dub/soul amorcé par son excellent remix de Rhythm & Sound en 2006 et prolongé cet été par celui de Prosumer & Murat Tepeli.


Très loin des standards radio / hype machine en vigueur habituellement, je suis étonné de trouver quelque chose de « bloggable » sur cet EP. Le vocal et les filtres y sont pour quelque chose mais c’est bien ce sample de trompette bouclé jusqu'à la corde qui fait le gros boulot. Dans ses autres diez, doit sans doute y avoir une place pour le shamanisme ou maraboutisme car ce truc est l’outro parfaite d’une compile qui s’appellerai ‘‘House d’amour’’<3.


C’est travaux manuels cet après-midi à l’école Hardwax de Berlin. Le petit Frank a choisi l’atelier bâton de pluie. Un tube en carton, un rouleau de papier crépon et une poignée de riz plus tard, ça fini en tool dévastateur avec une bass qui transpire.

Monday, September 15, 2008

Georgia Muscle

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Le dernier soliste respectable des Boyz N Da Hood est en route pour le second album. Après The Recession la barre est peut être trop haute pour Jody, d'autant que le premier m'avait laissé un sale souvenir, dans le style Jazze Phae qui détruit un mythe précoce du gangstarism, à l'époque on y avait tous cru :-/ . Ceci dit on continue de supporter Jody Breeze et son flow toujours impec de mec qui ne vend pas la lavande.
Vous commencez à nous connaitre par balise image, il fallait qu'on vous mette la collaboration avec Gucci Sosa Gucci Hyaannnnnnnn. La paternité du morceau est, il me semble, attribuable à Gorilla Zoe, mais bon.



Même si le momentum du Dirty South en tant que musique de club pour blanc becs est loin derrière nous, les projets de l'équipe Dem Franchize Boyz continueront d'être téléchargés, notés sur 10 scredi sur le nom du fichier, et repertoriés dans un dossier à côté d'un gros Planet Trappes de Fouiny Baby sur le disque dur de Telefuss.
c'est au tour de Pimpin' d'y aller de sa mixtape. Le sud c'est sale, c'est ça qu'on aime, les tapes de ving cinq boucheries mal mixées avec une qualité de merde qui flirtent entre le lo-fi 4 pistes de nerd et le rap menaçant parfait pour un drive-by.



Scrappy a sorti un album incognito cette année, c'est triste pour un mec qui dépensait le budget de Terminator II dans ses clips avec Lil Jon il n'y a pas si longtemps. Désormais libre de tout mouvement et décidé à reconquérir son public à base de sorties aux titres "élaborés", L'album de rue The Art Of Hustlin' And Grindin arrive un petit peu avant l'album d'intérieur The Grustle. Le crunk est passé à la trap et entre les sons sous G-Unit on retrouve un petit Okay-kay-kay en guise d'au revoir aussi beau qu'une descente aux flambeaux. Bye Bye Scrappy.


Sunday, September 14, 2008

Turquerie

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Vous savez, il y a des gens qui disent que la musique d'un artiste reflète ses divers traits comportementaux. Je crois même que des chercheurs à Toulouse II ont fait des thèses là dessus. C'est hyper sérieux.

Il serait sympa de porter cette étude sur le tout dernier maxi de Action Man. Ou devrais-je dire, le tout dernier maxi de Action Man aka Count Of Monte Cristal aka Herve aka The Things aka Tomorrow People aka Voodoo Chilli aka The Young Lovers. Ca en fait une ribambelle d'identités et je suis sûr qu'on peut déjà en déduire des choses sur Joshua Harvey rien qu'avec ça.

Le truc s'appelle Stamina, et son auteur semble être un mec à problèmes. Ou alors un type un peu "fada"comme on dit encore dans certaines régions. La question est de savoir jusqu'où AM est capable de repousser les limites de la, hum, fidget house. A voir sa façon de célébrer ses victoires, il semble que le mec soit plus atteint que prévu.


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Reste que cette 4éme sortie sur son label Cheap Thrills défonce totalement et que les trois morceaux dessus sont trois k4rnages assez dantesques. Des gens ont donnés une appellation à ce genre de trucs, ils disent "turquerie", sans rien devant.

C'est complètement turquerie.

Friday, September 12, 2008

Je vouzou je vouzou vous aime



L’album de Grip Plyaz est une nouvelle occasion de parler de ce zig et de cette scène marginale d’Atlanta, déjà évoqués ici. Bien que certains visuels/blazes/styles vestimentaires allument les voyants //!attention rap de hipsters!\\ ça vaut le coup. Project Ho est par exemple un morceau club bien cool qui perpétue la tradition du rap un gars, une fille (le meilleur dialogue de ce type étant évidemment Project Pat vs La Chat). Il existe un remix baltimore par Debonair Samir, qui se trouve être le DJ de Grip Plyaz.


Dans le cas d’Hollyweerd on sent les fans d’Outkast qui veulent sonner différent. Sur certains morceaux ça donne des prises de risques payantes niveau production, sur d’autres ça donne du n’importe quoi, c’est la loi. Pour s’en apercevoir, leur mixtape Edible Phat tient bien la route en dépit d’un casting un peu okayplayer sur les bords. La collaboration Members Only est un morceau qui a la classe parce que d’une il suit la tendance des morceaux floridiens rapides avec des nappes futuristes et de deux il sample l’intemporel Numbers de Kraftwerk (comme les Ultramagnetic MC’s patrons du style ou Ashanti sur ce truc jamais sorti à ma grande déception).

Wednesday, September 10, 2008

Finally it has happened !

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Finally it has happened to me right in front of my face
My feelings can't describe it
Finally it has happened to me right in front of my face and
I just can not hide it


Je suis tellement ému à l'idée même de poster ce morceau/remix de toute beauté, qu'il va falloir que je vous parle de ma vie avant.
Il s'est passé quelque chose en moi au sortir de la maternelle et de mon ère Michael Jackson. J'avais compris que le monde de la musique ne se résumait pas qu'au maître de l'univers gris (beige ?) à cheveux souples. J'étais enfin devenu mature et prêt à affronter les terribles assauts de la vie.

1991 > > > Cece Peniston / Finally > > > découverte de la VRAIE musique grâce à divers médias spécialisés tels que les compilations Dance Machine, La Plus Grande Discothèque du Monde ou encore le Hit Machine des Frères Noël.

Meeting Mr. Right, the man of my dreams
The one who shows me true love (or at least it seems)
With brown cocoa skin and curly black hair
It's just the way he looks at me that gentle loving stare

Plus qu'une démonstration de lyrics plus efféminés qu'Etienne Daho, ce morceau demeure un témoignage de ces belles années où le RNB et la House ne faisaient qu'un. On avait le droit d'être une fille hétérosexuelle dans la House de cette époque, on pouvait même faire de vraies chansons honnêtes à 120 Bpm sans pour autant tomber dans la deep-house merdique aux relents tropicaux.

Finally you've come along
The way I feel about you,
It just can't be wrong
If you only knew the way I feel about you
I just can't describe it

Dix-sept ans plus tard, alors que ce classique disco/house/New Jack est devenu ce qu'on sait (morceau pour mariage, hymne gay ironique, générique de série T.V teenage, B.O d'un film homo australien - que des trucs plutôt cool, en fait), le très buzzé Bart B More se risque à en faire un remix. Alors qu'avec beaucoup de cynisme mal placé j'aurais aimé défoncé cette initiative, eh bien je suis baisé. Parce que les filtres vulgaires sont très bien utilisés, qu'il a conservé le piano et qu'il doit y avoir à peu près 3 minutes de ce refrain que j'aime chantonner quand personne n'est à côté de moi.

Finally it has happened to me right in front of my face
My feelings can't describe it
Finally it has happened to me right in front of my face and
I just can not hide it


CeCe Peniston - Finally
(Bart B More Remix)

Friday, September 05, 2008

Rich people are crazy, i try to go delirious

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"Back by blockular demand"! Slim Thug et ses Boss Hogg Outlaws reviennent avec un jeu de mot un peu tordu mais plein de bon sens.

Dégouté par une maison de disque qui repoussait sans cesse son album, Thugga a décidé d’arrêter les frais, pour finir le travail en indé et se focaliser sur son crew de hors la loi. Bonne stratégie qui a fait sa fortune dans les années 2000 avec ses mixtapes et celles des Boyz N Blue vendues à tour de coffres. La mauvaise tactique, aura été de virer Sir Daily du groupe sans explication. C’est con, son statut d’hypothétique troisième homme ne se vérifiera pas!
Slim Bolt et Killa Powell tracent seul devant...
Bonne nouvelle toutefois, le secret le mieux gardé de H-Town aka Mr Lee continue la distribution de patates dans ce second service. Pour ceux qui ne savent pas, les prods de chunk up the deuce , you’re everything et wood grain wheel c’était lui.



If you don’t work you don’t eat you don’t grind you don’t shine !
Cette pensée pleine de sagesse que nous a laissée Mike Jones avant de se faire par Trae, a semble t-il bien été médité par les BHO. Ils nous sortent le coup du junkie en manque de sa do$e. C’est cool et trop facile. Un peu comme faire des instrus magnifiques avec des samples de violon...J’achète tout de suite.



Houston, c’est cette ville magique où tu risques moins de chopper une pneumonie dans un cabriolet en janvier qu’une OD de sirop pour la toux devant le Oprah Winfrey show.
Le G-Code de la route s’en est d’ailleurs très bien accommodé: conduite au pas, tresses au vent et coffre relevé sont plus que conseillés. Le premier single, respectant à la lettre ces 3 commandements de la ride texane, il fallait un deuxième morceau pour aborder le sujet dégoulinant de la carrosserie. Apple ou cranberry peu importe, du moment que ça reste glossy comme de la jelly.



Je sais pas pourquoi Slim Thug est si revanchard, il est ‘’de retour’’ tout le temps! Sans doute quelques choses à prouver ou un truc comme ça. Devin, le mec se prend moins la tête, un petit refrain à tuer et hop à la maison. Dre c’est encore autre chose, on le croit parti tranquille à Hawai, mais revient avec ce beat monstre dans ses bagages. Ca boss dur quoi ^^

PS : C'est un peu vieux, mais si vous avez toujours voulu savoir à quoi ressemble un BBQ en mode ‘’serpent autour du cou’’, apprendre à bien mélanger le purple stuff et comprendre pourquoi DJ Screw est une légende, aller voir cet excellent docu bien nommé Screwed in Houston.

Wednesday, September 03, 2008

Remember the good time, don't you want some more ?

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On connait bien le Blake Baxter qui murmure des trucs, la plupart du temps bien cochon, comme seul les mecs de Detroit et Chicago savent le faire (Sexuality, fuck you up). On connait aussi le Blake Baxter des annèes 2000 qui copine avec la scène européenne et qui s'est manifestement assagi. En revanche, on a moins tendance à évoquer le côté brute épaisse de l'ami Blakou.

Il faut reconnaitre qu'on l'a rarement vu autant en pétard que sur Ghost et même ses tracks les plus véners ne sont que des comptines pour fillettes à côté de la violence inouï de ce truc. Sorti à l'origine en 1991 sur Tresor (avec qui il va tisser des liens privilégiés), le morceau ressort quelques années plus tard agrémenté de remix dégueux et d'un, hum, RADIO EDIT, au cas où une radio un peu suicidaire (ou de bon goût) voudrait s'y mettre.

Si le morceau se dénomme Ghost, ce n'est évidement pas pour que je poste cette magnifique illustration de costume de fantôme, mais parce qu'il y a une sorte de clavier r4ve qui secoue hyper bien et qui fou assez les boules. Ya aussi tout ce qu'il faut pour lui coller l'étiquette de morceau épique, de morceau complètement

BLAKE BUSTER
JAMES BLAKE BUSTER
JAMES BLAKE SILBUSTER STALLONE.

Monday, September 01, 2008

En Direct D'Hamsterdam

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Les Young D Boyz ont écrit l'histoire du Vallejo des années 90, un vaste supermarché de la came plutôt dans le style Lidl que Fauchon ou Hédiard. Normal que Matty Wack, B-Bop et Khadaffi y vendent de la cocaine as usual. Be-Bop (présent sur Sick Wid It Umbrella - The Machine) étant au ballon en 1994 on retrouve principalement Tony Francis "Matty Wack" et Khadaffi sur ce petit bijou de gangsta rap qu'est Straight Game. Jouez-vous la scène de Menace II Society où Samuel Jackson va sortir le brelique sur fond de funk pendant une heure et vous aurez un aperçu correct de l'album.

Vallejo oblige, vous vous dites que Khayree a évidemment son rôle dans la production de cette merveille. Coup de bol Khayree est présent sur le disque mais rien n'est évident dans cette cité.
Trois fois plus ghetto qu'une ville classique des Etats-Unis, cette bourgade de l'Ouest était à l'époque coupée entre le Crestside (Young Black Brotha), le Southside (Young D Boyz) et le Hillside (Sick Wid It). Pas mal pour une ville de 100 000 habitants. Résultat: Mac Dre se fait buter, l'entourage de Young Lay se fait massacrer et on évitera donc de parler d'U*N*I*T*E malgré les efforts d'E-40 pour rassembler la ville.

Cette putain de guéguerre aura peut être poussé à une vraie émulation puisque tous ces albums sont devenus des classiques aujourd'hui. C'est le cas de Straight Game même si l'on en parle étrangement beaucoup moins que les sorties Young Black Brotha.