Friday, June 25, 2010

Abnormal, nothing that I do is normal, ice game dumb dumb, now it’s even dumber


Qui n’apprécie pas la fiabilité? Radric et Terius sont des gars sur qui on peut compter comme sur du matériel allemand. A tel point que parfois j’ai l’impression que les bons morceaux viennent toujours des mêmes personnes et que s’attarder sur le reste c’est surtout perdre son temps ; en tout cas une telle constance ça s’applaudit.

The Burrprint 2 HD était sympathique mais on voyait bien l’opération de major pour maintenir le buzz pendant la peine de prison : c’était décousu et une bonne partie des morceaux étaient en-dessous du niveau 1017, sans doute des chutes de l’album. En revanche, Mr Zone 6 c’est le vrai truc, du pur Gucci Mane de haut niveau. Quelque chose d’aussi cohérent et vener que l’était Writing on the wall à la précédente sortie de prison. Le style est sans concessions, ce qui est bienvenu quand on sait que Fuck A Mixtape de TI et Trap or Die 2 de Jeezy sont sur le marché.


Meilleur track, Normal est démentielle, un concept idéal pour l’humour de Gucci. Avec ses orgues, le beat de Drumma Boy donne dans l’ambiance de manoir hanté qui marchait si bien sur Dope Boys, c’est le même genre de morceau génial. Par rapport à Shawty Redd, Drumma Boy apporte en plus ses drums/basse dans un style mitraillette, hyper aléatoire et saccadé, qui est assez incroyable. Autres exemples de ça : Yelp et Dats my life. Drumma, this is another comma. D’ailleurs ce morceau, Dats my life, est un des grands moments de cette tape, où Gucci prend un flow très démonstratif sur les trois couplets, de nature à ridiculiser n’importe quel mécréant. En fait dans sa cellule, plus que les pompes, il a surtout bossé les textes et les double time, qu’il commençait déjà à balancer à l’époque de la sortie de l’album. Il est désormais prêt à en sortir pour toutes les grandes occasions comme le remix de Pretty Boy Swag.
Je vais pas citer tous les bons moments mais j’apprécie l’enchaînement Rooftop/Koolin car il marque le retour de celui qui était quasi absent de l’album et avec qui les affaires redémarrent pour le meilleur : quarter pounds we smoke to it, if Zaytoven play notes on it.




Love King de The Dream est un putain d’album, qui partage toutes les qualités des deux précédents. C’est toujours du R&B au songwriting concret et évocateur, des variations infinies de synthétiseurs, du falsetto tout naturel et un chef-d’-œuvre parfaitement construit. The Dream pratique encore l’art old school de faire des vrais albums, où les morceaux vont jusqu’à être fondus les uns dans les autres à certains moments. C’est en partie ce qui rendait Love vs Money si particulier. Ici on a la succession de Sex Intelligent puis de son reeeemix, et Yamaha–Nikki part2–Abyss, qui sont toutes les deux hyper réussies.
Yamaha est magnifique et surement ce que The Dream et Los Da Mystro ont fait de mieux dans le registre 80’s. Il y avait plusieurs morceaux de ce type sur Love Hate, notamment Fast Car souvenez vous, là ils ont fait plus fort, encore plus Prince-esque.


Tube, Make Up Bag s’écoute encore mieux en bonne qualité et aurait mérité d'être le single principal, tant il est supérieur à Love King (qui a tout de même un super remix). A noter que je ne cautionne pas le message, de chanson en chanson Terius a tendance à céder beaucoup trop facilement aux caprices matérialistes de Nikki et des autres.


Attention il faut écouter la version deluxe de l’album, parce que certains des bonus tracks sont essentiels (All black everything, Veteran). Il était question que ce soit son dernier, j’espère que ce n’est plus d’actualité car d’une part quand il écrit/produit pour les autres ce n’est généralement pas aussi exceptionnel et d’autre part ça fait maintenant trois ans qu’il est nettement au-dessus de la mêlée.

Friday, April 30, 2010

Slip n' slide, come and take a ride

Entre 2Pac et Suge Knight

Les sorties d’impeccables inédits Death Row continuent et ça fait faire de beaux rêves. Ils sortent un album de Danny Boy, chanteur de Chicago qui dans le temps était toujours là pour les slow jams sur la plage avec toute la clique ou pour quand Pac avait besoin d’un refrain new jack swing. L’affreux Suge l’a jamais laissé sortir d’album. Du coup on a le droit, avec quasi quinze ans de retard, à It’s About Time, du R&B old school qui a l’excellente particularité d’être majoritairement produit par DJ QUIK. C’est globalement très bien. Sur un morceau où il y a en plus Roger Troutman à la talk-box, inutile de dire que ça éclate les souvenirs que j’ai de beaucoup de slows de l’époque (genre Toni Braxton ; et encore Toni ça va en fait, mais j’ai consciemment effacé les autres noms de ma mémoire).

Ce serait pas fair-play d’attirer l’attention sur Quik si on retrouvait pas un certain groove. How Many Times a un petit côté g-funk et un grand côté new jack, c’est plus clair. Steppin est carrément g-funk. Sinon il y a aussi It’s All About U, un des morceaux produits par DeVante de Jodeci qui est vachement bien. Enfin bref si vous avez envie de ce type d’ambiance, mais avec une touche westcoast, et sans pour autant réécouter une énième fois un album de Blackstreet, cet album est pour vous.


A propos de Quik en 2010 il doit sortir The Book of David et produire, pour la première fois depuis longtemps, l’album de Suga Free. J’espère que vous faites tourner en boucle Nobody. Et faut absolument écouter l’intro de l’album de Kurupt, c’est magique.

Monday, April 12, 2010

Nice guys finish last and stay broke, bad guys finish first and push coke


Quinze jours après je commence à me repérer à peu près dans Revenue retrievin’. 2h30 de rap c’est un album de taille californienne, mais comme E-40 et sa famille sont parmi les gens les plus cool du rap c’est positif, il y a énormément de bons morceaux dessus. Inutile de se plaindre avec un poncif type « ouais mais les double albums c’est du remplissage il aurait du en faire un seul avec les meilleurs morceaux » car à ma connaissance on écoute tous des mp3 : nouveau dossier + copier/coller, faites votre album.

Sick Wid It sont cools parce que déjà, le duo de producteurs casse la baraque à chaque sortie. Rick Rock est le maître de cette recette « more bass, more treble » surexploitée sur la Night shift. Ses beats déglinguent comme d’hab, E-40 est tellement habitué à rapper là-dessus on dirait un vieux qui fait sa gym, et pourtant ça reste plus extrême qu’une grande partie du rap actuel. Et comme c’était le cas dernièrement, Droop-E a pris du galon. C’est le producteur principal, puis il s’est bien amusé avec les accap de Bjork sur Spend the night et ça a été remarqué un peu partout apparemment. En fait E-40 c’est tellement le Parrain de la famille Sick Wid It que c’est son fils qui va l’aider à maintenir les affaires au top. Il tente beaucoup de trucs, il est bon (Show me what your working wit).

Comme l’annonçait la boite de baking soda dans le clip de The Server, E-40 se concentre sur le registre cuisine/deal/argent facile. Je sais pas s’il arrête de suivre la mode ou si le rap de pusher est à la mode selon lui mais c’est la bonne décision. Il l’avait jamais abandonné bien sûr mais bon là y’a peu de morceaux qui s’en écartent, le thème des pochettes c’est complètement ça aussi, les featurings pareil. Or, grosses productions maison + le registre de prédilection d’E-40 = bingo. Les meilleurs tracks sont ceux qui suivent cette formule, y’en a plein, et I’ma teach you how to sell dope est mon favori (même pas produit par Droop-E/Rick Rock).



Prenez des notes les mecs

Saturday, April 03, 2010

M-Town Immortal



balise image



Mr Sche est certainement la personne la plus authentique de Memphis. Tommy Wright III est plutôt bien placé aussi mais depuis On The Run il se contente de sortir un best of d'inédit tous les cinq ans pour se payer des fournitures chez Ikea. On adore tout ce que fait Juicy J avec son cousin Project Pattah mais les collaborations incessantes de Dj Paul avec tout ce qui est blanc crados hyper relou/jackass/bienvenue en 2002 pèsent sur la balance. Pour juger V-Slash c'est encore trop tôt, on avoue avoir tous eu réellement reup d'elle au départ mais elle a enfreint le code de l'authenticité en passant de chez Yo gotti à Hypnotize Minds. Pour Yo Gotti c'est encore autre chose, ce type n'a aucun talent et on doit se farcir cinquante mixtapes chiantes à mourir pour avoir un bon morceau vener comme Touchdown. Ca fait longtemps qu'on a rien entendu de Crunchy Black donc je laisse ce crackhead tranquille dans sa ruelle sombre. Qui d'autre? Playa Fly est incontournable mais il faut s'arrêter à ce qui est sorti avant l'an 2000. Qui d'autre? définitevement 8ball & MJG , Al Kapone et les Taylor Boyz, Dj Squeeky et sa famille aussi.
ET Mr Sche donc. Big Sche a complétement foiré sa carrière mais j'ai l'impression qu'il s'en tamponne. Avec un peu de chance il aurait pu devenir une espèce de Slim Thug si il avait surfé sur le succès de Dark, Buck & Crunk, avec un certain charisme et une démarche entrepreuneriale. Sauf que Memphis ressemble plus à Queensbridge qu'à Houston ou Atlanta. On rappe pas pour s'amuser.
Donc Big Sche Eastwood continue son boulot et sort un album par mois depuis dix ans. Autosuffisance/Autoproduction à mort du beat au pressage du cd et certainement de la direction du clip ainsi que du "design" de la pochette.
Au début j'avais pour idée de proposer quelques morceaux des dernières sorties et puis finalement ça s'est transformé en une compilation bordélique de bons morceaux. Joyeuses Pâques.




balise image

Wednesday, March 24, 2010

C'est quoi en fait un PEECH BOY ?

balise image


J'aimerais que les nerds anglophones voire, anglophiles, me viennent en aide parce que je n'ai aucune idée de ce que signifie un « peech boy » ? Dans mon idée, ce serait un mec amateur de « peaches », soit, de sexes féminins, mais il est tout à fait probable que je me trompe compte tenu du fait que ces mecs ont crée leur groupe au Paradise Garage et comptaient dans leurs rangs le mec le plus homosexué de tout New York, Larry Levan. Ouvrez-moi les yeux, l'internet.

À part porter un nom qui suscite encore la polémique de nos jours, ces mecs étaient tellement obsédés par le Paradise Garage qu'ils faisaient des morceaux qui n'ont servi à rien d'autre que de bande-son aux nuits gay, lesbiennes, porto-gay, trans-renoi du club en question - si vous faites partie de notre nouveau lectorat Twitter et que vous n'avez pas la moindre idée de ce que je raconte, ramenez vos fesses hétérosexuelles sur le plus grand dictionnaire de tous les temps. Ils ont sorti quatre maxis, dont un sur le légendaire label disco West End Records, ont fait bouger pas mal de clubbers mâles pendant leurs trois années d'existence, avant de splitter en 1983. Pendant ce laps de temps, ces garçons pêches n'ont fait que des classiques de proto-house dubby synthétique.


balise image




Aussi chelou que cela puisse paraître (quand on s'intéresse de près aux détails chiants de la vie et qu'on reconnaît son appartenance à la catégorie des « gens relous »), Stay With Me n'est sorti, selon Discogs, qu'en 2009. C'est pour cette raison que le morceau « sonne » (putain je hais ce verbe de connoisseur en musique) comme s'il avait été produit maintenant. Mais en fait, non, puisque Larry est mort en 1992. Et le groupe en 1983, donc. C'est un morceau d'avant mais de maintenant. Fascinant.




Déjà, un morceau qui commence par des mots en italien ne peut être que bien. Tout le monde aime l'italien. C'est pour cette raison que l'italo-disco s'est affirmée peu à peu comme étant la meilleure musique de l'univers juste après le rap - le rap détient cette place depuis l'année 1992, quand Dr Dre s'est décidé à inventer le son inter-planétaire définitif des vendeurs de drogues. Ouais sinon, On A Journey est le plus gros tube du groupe (avec Life Is Something Special) et l'un des plus gros classiques du garage paradisiaque.




Il y a quelques trucs élémentaires qu'il faut absolument savoir lorsqu'on s'immerge (enfin, qu'on s'« aventure ») un tout petit peu dans la culture gay. Les gays aiment leur mère, acheter des sappes, danser et faire la cuisine. En gros, ils aiment la plupart des trucs que font les meufs, même s'ils prétendent les haïr. En revanche, ils adorent leur meilleure amie, avec qui ils partagent quelques secrets chiants et quelques autres secrets moins chiants mais que personne ne veut connaître de toute façon - leçon de vie n°1: seuls les filles et les gays aiment parler de leur vie sexuelle; les mecs détestent ça et si vous aimez bien parler de vos expériences de fesses transcendantales c'est que vous avez 10% de gayness en vous, c'est à dire, que vous êtes gay. Bref, ce morceau est pour ces meufs là, les « dance sisters ». Les soeurs qui aiment danser. Tiens, qu'est-ce que je disais ?

Sunday, March 14, 2010

Flameurs


Deux mots – deux morceaux sur Meek Mill parce qu’il est pas très exposé malgré une signature chez Grand Hustle (sans doute anecdotique, pas sûr qu’on y gagne vraiment plus qu’une photo avec T.I.) et parce que twitter marchait pas chez moi tout à l’heure.

Make Em Say est devenu un petit tube. Normal car le beat est mortel, largement au-dessus de ce qu’il a d’habitude. Avec en plus cette petite voix qui fait tout sur le refrain, le track correspond bien à ma vision ultra restrictive du bon rap de Philadelphie et des environs : des sirènes d’incendie et des rappeurs doués. Meek Mill est surement le plus doué des nouveaux. Faut dire qu’ils ont une certaine tradition technique là bas, je crois que c’est le genre de ville où si un rappeur se met à rapper comme Gucci sur I got all of that, aussi génial que ça puisse être, il perd instantanément tous ses potes.



Flamerz 3, la nouvelle tape avec Drama, permet donc de choper un truc qui ressemble à une version dirty / CDQ / pas no dj mais presque de Make Em Say. Cool. D’autres morceaux valent le coup dessus et Meek Millie est toujours bon, cela dit c’est pas forcément indispensable ça dépend à quel point vous aimez ce style de rap. Apparemment il est très populaire à Philly (en même temps s’il l’est pas chez lui il l’est nulle part), les gens seront surement ravis par ce posse cut avec d’autres têtes connues du coin, qui flingue simplement.

Sunday, February 14, 2010

Produit contrefait

balise image


Les mecs de Wild Geese sont tout à fait admirables. Non seulement ils arrivent à extraire quelque choses de groupes anglais désespérants (remix pour Metronomy et Friendly Fire -ce dernier est particulièrement réussi) mais en plus ils alimentent le marché pas trop réglo de l'édit disco-et-plus via deux maxis nostalgiques. Les deux sur Flashback dont la direction artistique est sans équivoque.




Touch est leur dernier rejeton et d'après nos camarades de Discogs, ce morceau contiendrait un sample de Konk Party du groupe Konk. Je ne suis pas en mesure de confirmer cette information puisque, malgré d'intenses recherches dans le plus grand disquaire du monde, le rapprochement n'est pas évident. Je commence même à penser qu'il s'agit d'une fausse piste tracée par les auteurs pour épaissir un peu plus le brouillard autour de ce morceau magnifiquement contrefait. Une reproduction des plus belle bassline acidulée de chicago pour la version "DJ" alors que l'original pose les pierres d'un pont entre la disco et la house. On appelle ça aussi Proto House si vous voulez ressortir un mot savant.

Saturday, January 30, 2010

IT'S CATURDAY

balise image


Je fais trop souvent ma moue de connard quand il s'agit de livrer mes impressions sur ce piètre exercice précédent, mais tout compte fait il y a quand même eut une poignée de révélations cool, et quelques tracks fumants en 2009. Les MCDE, les Azari & III, et surtout tout les trucs sur lesquels Tensnake a posé sa papatte. Ce type ce ballade depuis quelques années, OK, mais qui aurait misé sur un mec de Hambourg il y a trois ans ?
Ces douze derniers mois ont vu paraitre une ribambelle de remix pour Sally Shapiro, The Faint, Toby Tobias tous plus lumineux les uns que les autres, alors que son maxi In The End est largement reconnu par les grands pontes de la profession.


Et pourtant, on ne peut pas dire que le bonhomme a inventé l'eau chaude. Il use de basses àla Fred Falke, emprunte l'exotisme des norvégiens Lindstrom & co, et accède à une musique disco nostalgique qu'on a coutume de surnommer cheesy (car très en vogue sur les camping de la Riviera). C'est justement cet équilibre qui caractérise la compétence de Tensnake : fun + vraie musique.
Son remix pour Ajello par exemple. Un novice s'imaginerait une musique accompagnant un numéro de clown dans un show de Patrick Sebastien. C'est le côté fun qui ressort en premier pour l'auditeur inexpérimenté. Ce serait oublier que ce track comporte un solo de saxophone. Vraie musique.

2010, en attendant la prophétie HURICANE (sur Ghostly?), notre Moïse de la Nu Disco livre à sa tribu un offrande sous forme de nouveau maxi. Coma Cat (Permanent Vacation) Trois nouveaux morceaux 7-77 ans. Du funk sexuel, des synthés rétro achetés à prix d'or ou des samples utilisés illégalement. Et un putain d'hommage aux félins, d'inspiration tropical avec un xylophone des antipodes. Morceau que vous n'oublierez pas d'acheter en version 320kbs le jour de sa sortie digitale, vendredi prochain.




balise image

Sunday, January 17, 2010

Lil B for Little Boss


Reparlons de Lil B, il est beaucoup trop en forme pour qu’on s’en abstienne. Il a sorti les compilations I’m Thraxx puis 6 Kiss, les deux sont hyper cool. Là je regroupe certains des morceaux du net les plus remarquables depuis la dernière fois donc autant partager.

Like A Martian est sans doute le truc le plus dingue. Il fait partie de ces morceaux plus durs et plus club qu’il fait en ce moment. Myspace est surement le mieux rappé. Pas grand chose pour arrêter un personnage aussi sincère avec des productions comme ça. Beaucoup de morceaux autour de Pretty Boy aussi, concept que j’ai pas tout à fait cerné mais qui implique Soulja Boy. Ils connectent de plus en plus fréquemment. A une échelle différente c’est deux mecs qui ont cartonné très jeunes et qui réinvestissent en faisant de la bonne musique de manière totalement décomplexée, yes.


Avec : Goodmorning / Let the eagles go / Like a martian / Myspace / Pretty bitch / Pretty boy / Pretty boy remix / Pretty boy muzik / Real shit from a real nigga / The new negro

Je passe volontairement sous silence Paint, ce truc qui est censé ne pas être un album mais « une émotion ». C’est incontestablement #based mais c’est surtout du spoken word sur des beats ambient, il s’est un peu foutu de notre gueule Brandon sur ce coup.

Wednesday, January 13, 2010

Jsuis En Double Appel Avec Game Et Docteur Dre

balise image




Deux/Trois mois après Vrai Dans L'Jeu , Grigny refait surface avec l'album/street album de La Comera: Boyz In The Hood . Pour les fainéants qui ont en tête que La Comera représente le frisson du crunk à la française et que passer son chemin très vite est la seule solution à envisager, il faut au moins prendre les deux extraits présentés ici même. Je précise parce que c'est à peu près le raisonnement que j'ai eu et c'est pas non plus une coïncidence si on en parle maintenant alors que l'album est sorti il y a un peu moins d'un mois (en âge de chat ça fait 1 an et 4 mois environ vous vous rendez compte?).

Globalement c'est du bon si on commence à écouter à partir de la cinquième chanson. On sait que pour les lignes et le flow il faudra aller chercher ailleurs que dans les couplets de Tony et M.O du coup la présence de la LMC Click et d'Alpha 5.20 est la bienvenue. D'ailleurs ça m'a fait plaisir d'entendre un très bon Alpha qui alterne entre théories abstraites sur la mort et des principes extrêmement pragmatiques sur le commerce illicite et l'usage du gunz poppin.


Monday, December 21, 2009

Rollin' avec les homies

balise image

Si vous pensiez qu'en cette fin d'année, j'allais vous livrer mes impressions sur l'exercice 2009, et bien c'est peu dire que vous ne connaissez pas les pratiques de la maison. On se cogne royalement des concepts "top" et "best-of" temporels. Par contre je vous livre volontiers un morceau qui fait monter le mercure. Comme Sean Paul. Sauf que son auteur nous vient pas d'une île de la mer des caraïbes, mais plutôt de l'autre bord de la méditerranée.



Je ne comprends toujours pas pourquoi Kansk n'est pas encore détenteur d'un contrat de musicien professionnel dans une prestigieuse maison de disques, mais en même temps, si j'étais capable d'analyser avec jugeote l'industrie musicale, je ne serais plus là en train de blogger pour le fun, hein.
C'est une nouvelle fois un morceau empli de funk trop bien, et pas du tout avare sur les clichés qui ont rendu populaire cette musique moitié salon, moitié dansante. Je vous rappel que d'autres tracks du loulou sont disponibles ici, et c'est tout à fait légal.


balise imagebalise imagebalise image


Strip Steve - DJ Mix
@
Delta Disco Release Party



Si vous n'avez pas entendu parler du dernier maxi de Strip Steve, Delta Disco, vous pouvez dors et déjà remettre en cause votre cercle d'amis. On supporte à fond cette musique pour enfants à bonnets qui détient en elle les références clés de ces 25 dernières années.
La release party, c'était il y a un mois à la VILLA, BERLIN. Captain Das Glow, toujours truffé de bonnes idées y a placé un microphone de manière équidistante entre un parterre de fans chaud comme une buche, et le wunderkind polonais. Il a immortalisé les 30 premières minutes d'un mix au son brut de vérité, conçu pour reproduire les conditions d'un club directement dans votre petite chambre exiguë.


Lindstrom & Christabelle - Baby Can't Stop (Aeroplane Remix)
Jammin Gerald - Pump That Shit
Riton & Primary 1 - Who's There (In Flagranti Remix)
Da Mongoloids - Spark Da Meth
White Knight - Keep It Movin'
Grandmaster Flash & The Furious Five - Scorpio
Drexciya - Waterwalker
Herbert - Movin' Like a Train (Smith n Hack Remix)
Goon & Koyote - Wellness is Wild (Dre Skull Remix)
Dj T. - Dis (Solumn Remix)
Kink - Don't Hold Back
Zombie Nation - Mystery Meat Affair (Shadow Dancer Remix)
Strip Steve - Dancin'
De Bos - On The Run (Ralvero Get Down Remix)
The Younbloods - Got Me Burnin' Up (Todd Ass Kicker Mix)
Strip Steve - Tommy Boy
Cajmere - Mental Breakdown
High Powered Boys - Do It
Auto Repeat - You Can't Stop
The Todd Terry Project - Jumpin' (Tee's Jump Vocal Mix)
Strip Steve - Breakin'
Strip Steve - Children

Friday, December 18, 2009

PARTY TIME ! EXCELLENT !

balise image


On est tellement à la bourre sur tout qu'on a oublié de vous dire qu'on PASSAIT DE LA MUSIQUE ce soir au Panic Room, avec plein de potes, des filles, et aussi des gens dont on a jamais entendu parler.

On ne sait pas trop ce qu'on va jouer (j'ai pas vraiment envie d'utiliser le mot "mixer"), sans doute le même genre de trucs que l'on poste ici depuis deux ans, à part peut-être les morceaux fidget de Telefuss. Soit, du rap d'avant, du rap de maintenant, du funk, de la disco, du Rick James, du Legowelt, du OJ Da Juiceman, de la house inconnue et homosexuée, et aussi du rock si on est bourrés. On joue de 22h à 23h - même si tout le monde sait que les horaires ne seront sans doute pas respectées.

Ah et comme je viens d'acquérir de manière plus ou moins légale la nouvelle compilation de Green Velvet sortie sur Relief et nommée Lost & Found, je me permets de poster ce morceau techno totalement génial du faggot à cheveux verts. Les nerds prétexteront certainement que « tout le monde le connaît », mais bon, rien à branler.


Saturday, December 12, 2009

East Atlanta 6, where the boys dump bricks but we don’t bump the Blueprint 3


A quoi servent encore les albums ? On se le demande, vu qu’on se régale toute l’année avec des « mixtapes » qui n’ont que des prod originales et que quelqu’un comme Gucci Mane a pu atteindre le statut All Star sans sortir d’album pendant deux ans (ça marche avec d’autres). N’empêche que ça existe encore alors autant utiliser l’occasion au mieux et bien dépenser l’argent des majors. C’est pas forcément évident car à mon avis il ne faut ni refaire une mixtape (inutile), ni s’auto-caricaturer pour le fameux « grand public » (probabilité de plantage maximisée).

Concernant The State vs Radric Davis c’était mal parti. D’abord, Spotlight le premier morceau, donnait une impression de Gucci édulcoré, un truc encore pire que des bips sur une version clean. Puis les producteurs annoncés c’était assez effrayant (pas entendu parler de Jazze Pha depuis des années, Scott Storch oui mais pour l’histoire de sa ruine uniquement). Au final les losers sont soit absents, soit ont réussi à placer leur seul bon beat de l’année. Autrement il n’y a que des poids lourds avec Drumma Boy omniprésent (rien que ça si je l’avais su je me serais pas inquiété une seconde).

Gucci s’est mis au niveau de l’événement, il s’est appliqué. Bien sûr il y a des couplets exceptionnels, mais j’entends par là que certains morceaux ont dû être faits en deux heures au lieu d’une seule et que contrairement à d’habitude, un stylo et le recto d’une feuille A4 ont été mis à contribution ; genre pour écrire cette intro somptueuse. Le personnage n’a pas été perdu en route, au contraire, HEAVY flingue dans le pur style Laflare.

Aussi Cam’ron, E-40, Devin the Dude, Mannie Fresh, Bangladesh ce sont des invités avec qui il est hyper facile de faire des bons trucs, donc oui il fallait garder tout ça pour la sortie la plus exposée. Résultat des courses : beaucoup de morceaux aboutis sur ce bête d’album.


I’m truly stupid paid that’s just how I feel today, I’m moving slow cause codeine syrup’s in my lemonade, I’m standing in the shade and I’m selling lemonade. Vraiment un single addictif. Il illustre bien la réussite de l’album car mortel et différent des morceaux de mixtapes (merci Bangladesh).
C’est cool que 18 mois de mixtapes classiques se terminent comme ça, difficile de deviner la suite par contre.

Thursday, December 10, 2009

B --> DOT <--- G

balise image


Il s'appelle B.G, il est héroinoman et lorsqu'il se chauffe pour donner un nouveau CD à Uptown ça donne Too Hood 2 Be Hollywood; mortel.




La différence entre ce type et n'importe qui d'autre rappant sur un beat totalement quelconque, c'est que BGizzle a vraiment l'air de souffrir avec sa voix de mec fébrile. C'est très touchant et très profond et c'est terriblement vrai, BG est le coeur de la Nouvelle Orléans.

On vous met deux extraits, au passage le B.G / C-Murder / Lil Boosie / Soulja Slim produit par KLC est le genre de combo imparable pour nous faire aimer le rap à tout jamais.

Friday, November 27, 2009

Dope money still underneath the mattress

balise image

C’est peut-être parce que T.I. est en prison mais jusqu’à maintenant on n’a pas pu voir à quoi servait l’armada gangsta rap de Grand Hustle. Il en sort principalement de la swag music, avec tout ce que ça implique de refrains fredonnés sur des beats pipeau. De temps en temps c’est agréable mais globalement le swag surfing et les histoires de futuristic swag (à ne pas confondre avec le Carlton Banks swag) se consomment avec modération sous peine de se retrouver avec la coupe de cheveux de Yung LA. Vous êtes prévenus.

Mac Boney, membre du P$C, sort de prison et sort une mixtape qui rétablit la balance : Mac Hussein. Beaucoup de morceaux rentre-dedans, et ce mec, à qui j’avais jamais prêté attention, est très doué. La manière géniale dont il rappe sur Smoke fait passer sans problèmes l’idée d’un énième morceau tournant autour des blunts de kush.



Des beats comme ceux-là ont zéro originalité, c’est pas le but, le but c’est que ça tape fort comme on le faisait systématiquement à Atlanta avant. Sachant que le projet de Mac Boney c’est de faire « de la musique pour dope boys qui aiment la musique », on met logiquement le boucher du label à contribution. A ce sujet, un dernier truc, qui dans la salle souhaite que Killer Mike s’appelle désormais Mike Bigga ? Personne : /


Sunday, November 22, 2009

Vade retro satana

balise image




Wow wow wow. Un mec parfaitement inconnu de Chicago, recruté par l'éminent Michael Mayer (grand chef de la pop minimale) afin d'inaugurer son nouveau label italo-disco-frousse. Je salue pleinement cette initiative triangulaire tout à fait inédite et particulièrement imprévisible (je ne voyais pas Mayer en disciple de Satan). Le label se nomme sobrement Fright et je lis sur le myspace officiel que celui-ci est destiné à explorer "the realm of serial killer symphonies for back alley discos of the macabre". Mouais, ils veulent nous vendre des disques de musiques disco interdites par les évangiles canoniques quoi.

Le maxi fume dans son intégralité, si bien que j'ai été obligé de me servir de l'application iChoose de mon smartphone pour sélectionner un extrait. Sinon, ils ont même fait une sorte de vidéo clip composée d'images blasphématoires pour ce qui doit être le morceau principal de l'EP.



balise image


Sans transition aucune, on a intercepté un mix de Vicky "Clap Mike" Dorey destiné originellement à un groupe de tites meufs sur lookbook.nu. Il est tellement à la rue qu'il leur souhaite un joyeux noël avec plus d'un mois d'avance, par l'intermédiaire d'une sélection joviale rapidement exécutée.


Clap Mike aka Santa Claus
Merry Christmas Mix



Intro cheminé
Palermo Disco Machine - Theme of palermo disco machine
Paul Johnson - White Winds
Paul Johnson - Boogie till you oogie
Daft Punk
Stacy Kidd
Fantom - faithful
Sebastien Leger - Victory
Das Glow - Jingle Bells
Kashmir - Cadillac
Untitled
Altered Beast - Release
Strip Steve - Point Break
Luca Lozano - Berlinetta
Todd Edwards
Roy Davis Jr - Rock Shock
Paul Johnson
Skyy - Call Me (Clap Mike edit)
Clap Mike
Gemini - Joker
Chateau Flight - La Roquette
Claude VonStroke - Vocal Chords
Roy Orbison - Only The Lonely

Thursday, November 19, 2009

Ce sentiment d'amour

balise image


On peut difficilement faire plus sensuel que cette pochette de disque, qui est une sorte de condensé de fantasme masculin d'avant - cette époque trouble où l'on devait apprendre à défendre sa nation pendant deux longues années d'ennui et que le mot « internet » n'existait pas. Tous les tid-bits du gentleman du XXème siècle sont regroupés en une seule et unique photo : quelques pépés bien roulées, une allégorie plus ou moins évidente du désir (c'est la seule interprétation que je trouve à la présence d'une glace à la pistache), une combinaison panthère de grosse chaudasse, et la figure rassurante du mousse en smoking blanc. Les mauvaises langues diront que ça fait porno-soft (ce qui n'est pas forcément faux), mais ça m'évoque plus le cerveau torturé d'un illustrateur italien sous coke en proie à ses démons.

Hott City était un girl-band disco de Detroit produit par Jeffrey Parsons et Jeffrey Steinberg, deux mecs qui étaient les pimps de la ville avant que celle-ci devienne un synonyme de chômage et de techno racée pour nerds qui aiment les maths. Cet album nommé « Ain't Love Grand » ne se contente pas de poser une question essentielle à notre passage sur la sphère Terre (L'amour ne serait-il pas grandiose ?) mais pose surtout les bases de la dance music du futur : grosses basses funky, beats presque 4x4, mélodies répétitives et hypnotiques; c'est déjà de la house, mais en 1979. Les trois morceaux en dessous sont tous parfaits, mention spéciale au plus atmosphérique et incroyable, Feelin' Love.






Thursday, November 12, 2009

The HOUSEZILLA

balise image


C'est avec beaucoup d'amertume doublée de nostalgie que je me suis récemment résolu à penser que "la techno c'était mieux avant". De ce point de vue, je me range du côté des papis du genre, représentés par l'inévitable "lolo" Garnier. Mais à la différence de celui-ci, je ne vois en rien le Dubstep comme le style le plus excitant du moment (lol).




Alors quand je suis tombé nez à nez face à ce morceau courant 2009, j'ai ouvert mes mains et remercié le dieu de la musique 4x4 de me soumettre une pareille offrande. Ce remix pour le DJ "tripop" Sprinkles est une de ces épopée profonde hyper flippante dans les entraves de la house (je n'ai fais que traduire le titre). Je crois d'ailleurs que jamais un morceau n'a porté mieux son nom que celui-ci.

Vos copines pop-rock vont encore ranger ce matériel au milieu des morceaux camés où il ne se passe rien. Elles ont parfaitement raison, seulement il bénéficie d'une basseline monstrueuse presque monotone mais qui me suffit à lui décerner, à titre personnel, le prix du meilleur morceau techno depuis Decompression.



Ce n'est que très récemment que j'ai fait le lien entre l'auteur du remix ci-dessus (4 initiales bien dissimulées) et la sensation deepaouss qui sème le trouble ces derniers mois (et plus) : Motor City Drum Ensemble. En quelques maxis, ce jeune homme assurément bien dans ses baskets originaire de Stuttgart (il pose ici devant sa collection tout à fait respectable de disques), a réussi à :

1/ placer son nom sur la scène deep-house (dominée jusque là principalement par des gros renois américains, faut-il le rappeler)
2/ rendre celle-ci particulièrement attractive en 2009 (prends ça turbinator!)
3/ hériter du statut de dévorateur de tubes




Pour ce faire, il s'est appuyé sur un série de maxi rassemblées sous la bannière Raw Cuts dans laquelle il dissimule des vrais/faux morceaux de Funk et de Disco. Extrait de sa dernière édition, le Raw Cut #5 est un morceau typiquement débudsoirée, dont vous allez pouvoir vous servir pour initier vos copines pop-rock à la musique chaleureuse et pleine d'entrain. Avec un peu de malice vous profiterez de cette brèche pour enchainer sur votre propre répertoire de .mp3 (.flac si vous avez un compte what.cd) et esquiver le passage relou "Arctic Monkeys / Bloc Party" souvent inévitable :-(

Un hommage à Theo Parrish et ses potes. L'occasion de rappeler que la Motor City est bien évidemment le petit sobriquet de Detroit, Michigan.

Saturday, November 07, 2009

This Aint For Da Radio

balise image


T-Rock Feat. Chamillionaire, Lord Infamous & II Tone - Love My Whip


T-Rock a bien compris qu'il ne fallait jamais lâcher l'affaire.Hyper pro duc tif dans le studio depuis 2-3 ans, Anthony Washington est de retour avec Power Move II. Ce qu'on apprécie chez ce membre du Prophet Posse c'est qu'il est bien le seul à avoir négocié le tournant rap de ghetto youth enregistré dans une cave au rap un peu plus mainstream de notre époque. Donc ça alterne aisément freestyles sur face b aux collaborations avec Lord Infamous et Mr.Sche. Et si c'est ce qu'il y a de plus cool à Memphis avec les Play Me Some Pimpin Mane 1 et 2 de Juicy J et Project Pat c'est trés certainement parceque T-Rock habite à Atlanta.



 

Friday, October 30, 2009

Next selection

balise image

Vous aimez les mélodies de Ryan Leslie, vous serez contents d’écouter le deuxième album qu’il sort en 2009. Il s’agit pas de travail bâclé, le premier avait été pas mal retardé, avec des morceaux qui étaient sortis depuis belle lurette. D’ailleurs ce Transition est assez différent. C’est plus exactement les mêmes sonorités mais c’est toujours aussi bien fait. Il y a moins de tubes. Un seul en fait, c’est You’re not my girl; le reste est plus un Traité du bon usage du synthétiseur avec quelques bonnes chansons. Bien donc.



Cela dit ça risque encore de sortir dans une certaine confidentialité. Alors quand parallèlement on voit Cassie clipper un truc avec Lil’Wayne/Diddy/Akon tous les trois mois sans intéresser personne, bon il y aurait quelque chose à (re)faire dans l’intérêt général.

Au fait il y a un twitter Corporette Bloggin, il faut le suivre. I am not a role model like Charles Barkley, Yes I am a role model, everybody follow me