Tuesday, July 01, 2008

Le Retour Du Juin-Juillet-Août

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Les indépendants de 187prod n'ont que faire de l'envolée du prix du sans plomb et à défaut d'inonder le tuner fm, continuent d'occuper le poste cd de l'auto .

Après les tontons du Southcide13, la musique bandana, 1-8-7 présente l'enfant prodige de Joinville qui revient de son pélerinage chez les ricains de l'Ouest, sans cadillac-lag aucun.
L'album sent bon la chronic et la locale cultivée par le druide de Splifton. Comme sur Val De Marne Rider ou Du Berceau A La Tombe, Le A continue d'être le plus balaise dans son rap bourré d'influences mais au résultat ultra perso, plus proche de ce que fait le tandem 9.2I/Animals Sons avec le Dirty South que d'une parodie embarassante, style Jacquouille dans les visiteurs en Amérique. Aelpéacha rappe pour les raclos en Dickies et pourrait finir par convaincre ceux sappés façon cinquante centimes. Cette phrase peut se mettre en gros et en gras pour illustrer le prochain portrait de RapMag consacré à la West Coast française, sans problème.

En attendant, vous pouvez commander l'album sur le site de 187prod ou peut-être plus facilement ici, ce que l'on risque de vous rappeler prochainement avec la sortie de MSJ, qui est également présent sur Le Pélerinage avec les autres habitués à rapper sur des sirènes en français.


Monday, June 30, 2008

La déconne

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La baltimore house, c'est un mélange de Tony Montana et Bob l'éponge. Ou alors, un mix entre Harry et The Dude. C'est en ayant saisi ce concept que DJ Sega s'est mis à la musique, en y ajoutant toute fois sa petite touche personnelle.
Sa botte secrète c'est la baltimore de hardos. Le mieux pour comprendre, c'est d'écouter son maxi sur Mad Decent, accessoirement le Hollertronix 8. J'en pense que ça ressemble pas à grand chose mais je pense aussi que sur ce maxi ya un morceau qui défonce et qui appartient à la famille des outils-pour-DJ : une punchline internationale bouclée de façon à contrôler le flux sanguin du cerveau, plus un klaxon de tanker qui a du mal à manœuvrer . En d'autres termes, de la B.A.L.T.I.M.O.R.E.L 100% club.


Le club, on peut dire que KW Griff il connait. Il fait de la house depuis le milieu des années 90, alors oui, il se sent à l'aise dans le club le mec. Il se sent si bien qu'il est obligé de demander à Chris Rock de s'exprimer pour lui.
En gros, le mec va à l'église dans le club, il va à la bibliothèque dans le club, il lave sa caisse dans le club. Bref, il vit dans le club. Et ça c'est un avantage conséquent sur la concurrence.


Concurrence il n'y a pas dans la catégorie baltilmore-des-îles tellement le track au dessus est vraiment au dessus du lot. Le mec aux manettes a trouvé un terrain d'entente pour réunir un casting exotique. visez un peu : un chanteur cubain fraichement viré de son cabaret, une mandoline à l'abandon, un orchestre composé à 80% de trompettistes, et un sample de Kraftwerk en guise de clin d'œil à la civilisation moderne. Le petit John Bourke a tout bon.

Friday, June 27, 2008

Dans le 9.3 / Pharmacie c'est Alpha

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Eh ouais, alors Rakailles 4 est sorti, et comme tous les autres "Rakailles + un chiffre", la pochette est spectaculairement horrible, si bien que je la cache lâchement derrière un mot/lien, comme le font les gens mesquins. On voit des sortes d'ombres maléfiques qui sortent d'un décor apocalyptique à feu et à sang, c'est censé représenter la banlieue je crois.

En fait, cet artwork est tellement laid et inintéressant qu'il me fait penser que je dois surtout vous parler des très bons morceaux qu'il y a à l'intérieur, venez je vous invite, on peut aller à Center Parks.




Ce morceau s'appelle "Gunz Poppin", et bien que j'ai bougrement envie de faire un jeu de mots avec Mary Poppins, je m'abstiendrai tellement ce morceau tue. Il tue parce que j'ai exactement envie d'écouter ÇA en ce moment. J'ai trop envie d'écouter Salif au top dans son plagiat de Booba et les petites frappes de La Comera qui sont beaucoup trop énervés et qui rappent beaucoup mieux que n'importe quelle petite frappe de France.
Intérêt d'Alpha sur ce morceau : 7/10




Ça, c'est un morceau à propos de vrais bons sentiments, de vraie amitié entre potes, c'est un vrai monument crypto-gay destiné à tous les pauvres garçons des cités de France qui veulent gagner de l'argent par tous les moyens possibles. Le refrain de Sefyu ne veut strictement rien dire, ça me rappelle l'époque où il nous parlait de trafic de Whiskas, et le VF Gang fait le boulot dans un style rien à perdre tout à prouver.
Intérêt d'Alpha sur ce morceau : 6/10




Là, c'est quand Alpha décide, dans un grand élan humaniste, de carrément ne pas rapper pour laisser seul Shone d'Holocost débiter des conneries pleurnichares sur un instru qui transpire lui-aussi la sensiblerie assumée. La question que vous vous posez sûrement, c'est pourquoi parler d'un morceau aussi prévisible ? Parce que bande de mongols, si l'on cherchait la nouveauté à tout prix, on n'écouterait certainement pas ce genre d'excellent rap français qui nous fond à la fois dans une bulle de haine, tout en nous rappelant que la vie n'est pas toujours facile en bas des tours de nos périphéries.
Intérêt d'Alpha sur ce morceau : 0/10

Wednesday, June 25, 2008

Bury motherfuckers in the concrete

nyeaeen

Mongolito numéro 1, incontestable roi de la mixtape à Atlanta, Gucci Mane a toujours les honneurs de la maison. Sur l’échelle de la folie il est en-dessous de Yung Joc mais reste plus atteint que Jeezy, qui disait de lui après l’embrouille Icy : « What type of real nigga names himself after a bag? Nigga, you's a hoe, a Louis Vuitton fag.» C’est pas faux mais ça ne doit pas empêcher d’apprécier les deux rondouillards qui dominent de très haut le trap game. Le nouveau street single contient une bonne dose de ces « work ethics » si particulières qui permettent à Gucci Mane de faire autant d’argent que ses idoles du sport de haut niveau. Dans un style plus relax ajoutons How These Ho’s Be; tout ça vient de la Wilt Chamberlain mixtape, ALL WE DO IS FUCK BITCHES AND BALL yeeaaaaaeeeeennn.



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Strictement aucun rapport avec ce qui vient de précéder si ce n’est le côté à l’arrache des mixtapes. Jay Bezel est un lointain affilié des Diplomats, lointain parce qu’habitant Philadelphie et n’étant réellement soutenu que par Juelz Santana. Sur sa dernière sortie blindée de collaborations, il y a ce morceau pas tout récent avec une atmosphère coup de feu en l’air et un sample de Still Cruisin où Eazy-E explique qu’il est occupé à enterrer des mecs dans le béton, j’étais passé à côté de ça.
Autres nouvelles Philly rap, ce mix est vraiment pas mal et le nouveau Young Chris aussi.

Monday, June 23, 2008

Dance Dance Magnet VOLUME 4

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Sortez les mouchoirs et votre plus beau regard de mec désemparé, c'est peut être le dernier throwback Dance Mania sur ce blog. À moins que ce ne soit l'avant-dernier, j'aimerais bien en faire un de plus pour terminer en beauté sur un chiffre rond, style 5. Mais je crois que j'en ai un peu marre de passer pour un trentenaire qui regarde le passé avec un petit sourire en coin parce que le temps du présent est trop nul.




C'est vrai qu'on peut quand même un peu penser que le temps du présent est tout pourri quand on écoute ce genre de track house complètement génial. Pour faire simple, c'est un morceau qui raconte l' histoire d'une alarme à incendie qui vient de Turquie mais qui fait un bruit de mec qui siffle un chant basque. Le maxi tout entier est flinguodingue mais ce track du grand Eric Martin peut changer votre vie.




Là encore, ce track est sorti sous la grande bannière Traxmen mais il s'agit d'une production solo d'Eric Martin. Il a mis tous les éléments à disposition pour nous pondre un tooly-tool bien cradingue avec un max de références à l'acte bestial. Mais surtout, c'est cette loop d'une seule note qui peut très vite vous rendre psychotique pour peu que vous aimiez la VRAIE MUSIQUE, qui arrache.




Derrière le doux nickname House Gang se cache en fait Mike "The Hitman" Wilson, légende early house connue pour des titres avec des noms aussi abstraits que "Another Sleepless Night", ou "House Train". Mais quand il est revenu dans les années 90, il avait vraisemblablement laisser tomber les drogues psychédéliques pour s'adonner au gros son qui fait bouger les gros seins. Là c'est sa phase "je cutte les voix des filles en même temps que les trompettes" et ça donne un truc criminel.

Thursday, June 19, 2008

Le croissant rouge

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De cet Euro 2008, je retiens que Thuram, Sagnol et Makelele sont, ce qu’appellent nos amis marseillais, des chèvres. A Paris, les analogies comportementales hommes/animaux n’étant pas de rigueurs, on préfère parler de grosses pines, voire de truffes. Termes appropriés à Henry qui a quand même eut la lumineuse idée de tenter un lob sur le plus grand gardien (en taille) du monde. Brillant. Pour Abidal, je crois qu’un « désespérant » n’est pas de trop. Enfin la palme du cassetoiconnard pour Raymond, haut la main.
Après tant d’acharnement, vous serez d’accord si je fais intervenir mon pote moustachu un peu oriental, qui sait apaiser le climat.


Sedat Erdogan est belge mais il a la Turquie dans le sang. Et ça tombe bien puisque je souhaite que les ottomans remporte l’Euro. L’après Crydamoure a été rude a encaisser. Il a bien essayé de lancer son propre label Street Nostal Freek mais l’industrie du disque ne fait pas de cadeau et le label culmine à deux petites sorties. Alors quand son pote Alan Braxe lui a demandé s’il pouvait ressortir Sunrise sur VULTURE dans une formule one-side / one-hit, il a pas trop hésité le Sedat. Ce Sunrise est plein de bons sentiments, plein de filtres, plein de toutes ces choses qui aboutissent à ce genre de combinaisons .


Puisqu’on a notre moustachu sous la main pour encore quelques minutes, pourquoi ne pas lui demander de nous ressortir une de ses vieilles combines pour faire craquer les filles. C’est là qu’intervient Billy Lo. Dans un style filtrouze late 90’s avec un sample exploité au maximum, le ptit Billy montre qu’il a la soul attitude en lui et que personne ne pourra lui résister.

Wednesday, June 18, 2008

Corporate Thugz Entertainment



Une nouvelle mixtape du snowman s’accueille toujours avec un yeeeaaaah enthousiaste parce que la qualité est constante dans les sorties de Young Jeezy, qui a déjà deux gros albums à sa ceinture. Depuis 2005, la formule n’a pas changé et ça reste mortel. Prime Minister annonce le prochain album The Recession (apparemment Jeezo est lucide sur les chiffres américains). Sur Translator il vous instruit sur le slang et les unités de mesure mais c’est surtout un putain de retour en fanfare où il est acclamé comme dans Gladiator, c’est mérité.



Après le one shot Boyz N Da Hood, Jeezy a mis en avant ses collègues d’Atlanta, les United Street D-Boyz of America, avec un premier album sur CTE l’été dernier. Contrairement à Blood Raw qui vient de sortir un album assez nul, Slick Pulla entrepose du très bon matériel de trap star. En revanche il n’aurait peut-être pas dû appeler son street album Omerta (the Code of Silence) parce qu’à peu près personne n’en a parlé. Il y a plusieurs bonnes balles dessus en tout cas comme ce Talk Real Slick produit par Drumma Boy.



Saturday, June 14, 2008

Je bénis mes fesses avec un Karl Kani



Les Sages Poètes de la Rue ont des #trésors enfouis# qu’ils compilent actuellement. Certains de ces trucs auraient sans doute dû rester bien enfouis au fond d’un disque dur du studio cagibi de Zoxea mais les corporate lecteurs sages poètes écouteurs verront d’un bon œil l’arrivée d’une douzaine de couplets inédits de Dany Dan. Sur Jusqu’au boutiste par exemple, c’est du cinq étoiles.




C’est aussi l’occasion de voir des espoirs du Beat 2 Boul de l’époque comme Booba et Mala chercher leur style. Même casting + certaines phases qui sont reprises, Fumigènes est un peu une version plus sombre et inquiétante de Tout le monde dans la ronde. Ce morceau est probablement antérieur mais impossible de le confirmer. Les experts du Pont de Sèvres période 1994 sont invités à se prononcer dans les commentaires.


Wednesday, June 11, 2008

Wilax

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Je sais pas si vous avez réussi à écouter l’album de Booka Shade mais d’un point de vu personnel, j’ai été complètement noyé par leur premier single « Charlotte » qui est certainement le truc le plus nase que je me suis farci ces 3 dernières semaines (avec le lady b). Cette phrase d’introduction pleine de haine pour dire que Get Physical est devenu un bon gros nid de daubasses innommables.
La chute de cet article, c’est que le morceau ci-dessus surgissant dans un violet qui ne porte pas chance aux lakers, est sorti sur le dit label.

Votre œil de lynx aura sans doute remarqué la présence d’un remixeur d’origine canine particulièrement apprécié par ici. C’est lui qui dope l’original bien dégueu de Lopette (huhu ça balance). Royal Canin fait les choses à sa manière en exploitant le concept de cheapitude : la pop syntéthique 80’s en ligne de mire. L’omniprésence d’une basse acidulée est là pour rappeler que Rex est un chien d’attaque qui sait se faire respecter.



Pour fêter la 100éme sortie de Traum, les gars ont vu les choses en grand. Ils ont pris leur courage à deux mains et ont réclamé un morceaux XCLOUSIVE à toute la team. Puis, ils ont passé des nuits blanches en studio afin d’assembler le tout sous forme de C-O-M-P-I-L-A-T-I-O-N largement portée vers l’esprit coolos et la détente en toute tranquillité.
Sur les rives du Rhin, on retrouve à peu près tout le monde : des gens qu’on aime (Moonbeam, Eulberg), des gens qu’on aime moyen (Brinkmann), et d’autres dont s’efforce à ne pas en dire du mal mais plus pour très longtemps (Minilogue).

Mention à Super Flu ki clak b1 lé watts, mais j’ai dans la tête de vous proposer le morceau WILAAAAAAAX du mois alors parlons plutôt de Broker Dealer, duo qui fait son retour. Mais je pense ne pas me faire d’ennemis en disant qu’ils n’ont manqué à personne.

Retour gagnant ?
Retour gagnant :)

C'est disco, c'est baléarique, ça se sirote loin des soucis, et surtout, surtout, sa fé planné. Et c’est l’occasion de rappeler que Traum ne signifie rien d’autre que REVE.

Monday, June 09, 2008

Dance Dance Magnet VOLUME 3

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OK OK, c'est déjà le Volume 3 de nos plongées en House Ghetto du gouffre mais respectée, et ne vous méprenez pas, il n'y aura aucune innovation dans ce post par rapport aux deux précédents. C'est toujours la même rengaine, on pourrait même parler de "formule éculée", et sachez que ça ne me dérange vraiment pas plus que ça. En fait, je vous avouerais plutôt que ça me ravi de formuler un texte que vous connaissez déjà bien à l'avance.
Si vous êtes un peu à la ramasse, les deux premiers sont ici et encore ici.





Un morceau particulièrement tr1pan, mais qui en même temps mise un max sur l'NRG, c'est forcément un morceau de Drew Sky AKA Sneaky Tim AKA Skyman AKA L'homme de l'Espace. A l'image de son pseudo, on est vraiment ici en présence d'un track qui trace pépèrement en scaphandre afin de se protéger des radiations magnétiques et des météorites. Mais dans le même temps, croyez-le ou non, ce truc est terre à terre et réel façon BOUNCE BOUNCE. On appelle ça un tour de force ^.^




Pour une fois chez Dance Mania, et c'est extrêmement rare, un morceau qui parle de vagin. D'aucun appellerait ça un morceau lourd, et c'est difficilement attaquable. Ce morceau est lourdingue. On a l'impression qu'il se calme à un moment, mais QUE DALLE, les mecs se remettent à gueuler leur amour pour la(les) viande(s) si bien que l'on en peut plus. Au fait, les Slick Homies, c'est le grand Parris Mitchell et le moins grand Derrick P, et ces mecs sont des obsédés de première catégorie.




Bon là, je le clame haut et fort: ATENCION CLASSICO ! 2 Men On Wax, c'est Paul Johnson et Louis Bell et c'est à peu près la meilleurs combinaison qui existe au monde. Ce morceau parle d'un éventuel "cadeau" qu'un homme pourrait donner à une femme et l'on voit à peu près bien de quoi il s'agit. Cependant ils arrivent tout à fait à encore plus expliciter le thème du morceau avec des espèces de voix charcutées encore plus chaudes, encore plus HORNY. A: This dick, bitch. B: Love me. C'est à peu près tout.

Friday, June 06, 2008

Euro Gang

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Jean Claude Trichet vous invite à faire la fête tous ensemble pour les dix ans de l'ECB. Parceque l'Europe a de quoi célébrer quand on compare les destins croisés des présidents des banques centrales.
Cette quasi année de crise était une véritable traversée du désert pour la FED alors que JCT s'éclatait comme un petit fou à la Mer De Sable, propulsé pompier deluxe d'un système monétaire paralysé.
Et Greenspan passé de l'économiste préféré de ton économiste préféré en machiavélique pyromane, créant des bulles comme un incendie en Corse. Et Bernanke se faisant rouler par les agissements post Jérôme Kerviel de la Société Géniale passe pour un bras cassé lorsqu'il baisse historiquement les taux pour historiquement... rien du tout. Alors oui injecter des liquidités pour débloquer le secteur crédit c'était couillu mais ca marche et l'ex baltringue trop frileuse pour toucher aux 4-4.25% peut jubiler.

Maintenant après dix ans que retient-on à part que les européens sont on i-phone depuis leur télephone achetés sur ebay point COM?
Une banque centrale crédible, OK; une inflation moyenne de 2.2% par an entre 99 et 2008 contre 3.3% entre 89 et 95; un déficit fiscal qui représente 0.6% du GDP contre 4% dans les années 80s et 90s, voilà ce que dit le FT.
Les points noirs vous les connaissez, en Espagne le secteur immobilier chante en coeur que le toit est en feu, sans parler de sa compétitivité de merde (sans parler de cette merde d'économie qu'est l'Italie) alors que la ruger allemande annule toute possibilité de baisse de taux (et ce post a été écrit avant les news de ce jeudi après-midi ok?). Je continue, les corrélations hausse du baril, hausse de l'eurodoll sont une vieille histoire depuis 1.58 et 120$. La crise du crédit devient une crise des commos où les baisses de taux sont d'emblèe exclues. Le problème ici vient des chinetoques donc nous nous égarons, puisque nous voulions célébrer l'Europe.

Un dernier mot avant de partir.
C'est en grande partie pour ca que le problème subprime avait peu de chance de s'étendre aux corporates. Hormis ceux qui s'étaient fait banane par les fonds monétaires dynamiques de chez Oddo, par dynamique comprenez rendement de merde pour des pertes potentiellement abyssales, bref oui les corpos, contrairement aux annèes 2000s, les corpos sont blindées. C'est dingue comme 1/ les entreprises encore en vie le sont parcequ'elles ont resséré les boulons pendant la crise 2/ les ratios à pleurer, tout est soldé. Je vois quand même que le secteur bancaire allemand montre le chemin mais bordel de merde, entrepreneurs vous attendez quoi pour tout acheter?

Wednesday, June 04, 2008

L'age de chrome

chicago gangsters



Certains trucs sont devenus si populaires et remâchés qu’on ne sait absolument plus d’où ils sortent. ‘’Gangster Boogie’’ en est le parfait exemple. Réutilisé un nombre incalculable de fois dans l’histoire du rap, son intro dévastatrice imprégnât à jamais la culture du ghetto au même titre que le chien atomique ou le ver funky. Sans paroles, ce morceau amène pourtant un certain art de vivre, de la débauche et du style. L’image d’un truand sympathique et libidineux profitant de ses petites protégées au lieu de faire tourner ses biz.
Auteurs originaux, les frères Mac Cant sont de tranquilles imposteurs, des blancs débarquant de leur Ohio natal et se faisant appeler les Chicago Gangsters, dans le but de briller sur la scène blaxploitation. C’est tout à fait loyal quand on voit le résultat.



Musique renégate et festive, le rap bloqué dans un délire de loubards homosexuels
et de gentils breakdancers ne pouvait que durcir le ton. En 1984, Schooly D, originaire de Philadelphie, sort son premier maxi, considéré comme le premier du gangsta rap, juste avant qu’Ice T et d’autres ne s’y collent. La formule marche à merveille et montre comment d’un vulgaire sample on invente un gimmick universel.



Ringard aujourd’hui, ce n’est rien à coté de ce qu’il était en 1990. Malmené par les critiques et lâché par le public de rue à la suite de son I need love, LL Cool J se devait de récupérer ses galons de bad boy. Une pochette complètement Thuggayd out et un tube revanchard aprés, le tour était joué…



Le gangster d’amour est un concept génial. Inventé par Johnny Guitar dans les années 50, Il pique la femme du Sheriff et se barre en cheval avec. Vraiment trop mimi ^^.
Chez les Geto Boys ça consiste plutôt à jeter une fille si elle ne veut pas et se taper ses copines à la place. That's what a gangster of love do.

Sunday, June 01, 2008

Mob Trials


October 1967: Court in Catanzaro's Aldisio grade school where 152 Mafia members are packed into a giant cage for their trial as the court room was too small to hold them.

Mettez vous dans l’ambiance direct, le rap de mafieux est une des spécialités de la Bay Area. Distribuer les drogues et faire payer les balances on retrouve ça partout mais le sentiment d’appartenance à une véritable organisation criminelle et le respect de sa structure pyramidale sont beaucoup plus rares. La forte culture des gangs californienne en est sans doute la raison principale. Au panthéon de cette mobb music se trouvent les Mob Figaz. Lancés par C-BO le parrain de Sacramento, ce groupe constitué de Rydah J Klyde, the Jacka, Husalah, Fed-X et AP.9 a sorti un gros classique en 99, un album tout simplement intitulé C-BO’s Mob Figaz, sur lequel il est évidemment recommandé de se pencher.

Tous ces mecs sont bons et peuvent se vanter d’une carrière solo déjà longue mais ça n’a pas empêché la trilogie Mob Trial de voir le jour. Trois volumes qui réunissent les Mob Figaz pour des histoires qui mélangent souvent l’imagerie classique des films de mafia (plutôt italo-américaine donc) à leur univers. Sur Made Men c’est l’homme de main accompli qui élimine à la chaîne les éléments gênants. Le refrain terrifiant parle de regarder ses victimes dans les yeux.




Les allers-retours entre la prison et le studio étant incessants, le casting change à chaque album. Dans ce dernier chapitre qui vient de sortir, The Verdict, Husalah manque à l’appel et n’intervient que par téléphone... Pour équilibrer un album westcoast, il faut aussi un hymne léger, glorificateur du gangstérisme alors comme sur le disque, on y arrive sans transition.




Friday, May 30, 2008

King of TECHNO

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Papi Garnier est de retour. Une nouvelle fois. A priori pas de quoi faire la fiesta, ni de déguster de savoureux Doritos accompagnés d’un cocktail faussement sud-américain. A priori seulement puisque si on ne retrouve pas le Garnier sous extas des années 90, on est bien content d’entendre un track techno qui tient la route.

Dans « Back to my roots EP » Garnier fait honneur à la techno des origines. Sombre, // MAJESTUEUSE \\, mais avec un peu de lumière au fond en guise d'espoir. Il faut écouter ce truc, « comme une histoire ». Vous savez, la fameuse théorie de Lolo pour qui, un mix doit raconter une histoire. Bon, chez moi le combo Donna Summer + Rony Size ne m’a jamais téléporté au-delà des frontières mais peut-être que je ne joue pas le jeu.

Panoramix, en plus d’être un druide sympa, était également un radio show sur FG.



Et pour se remémorer la bonépoke, quoi de mieux que le *all*time*classic* Crispy Bacon.
Il serait trop facile de balancer cet anthem dans sa version originale alors on pimente un peu ce jeu avec le remix ELEKTRO-BASS de El Señor Keith Tucker et sa bande de potes robots sous la bannière AUX 88. Derrière ce nom aux allures de prise périphérique se cache (à peine) ce qu’il se fait de mieux en terme de musiques syncopées à Detroit. En attendant un article digne de ce nom sur Aux 88, voici un bel exemple de musique sauvage et hypnotique, et de fusion internationale des savoir-faire General Motors / Dassault.

Tuesday, May 27, 2008

Dance Dance Magnet VOLUME 2

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Deuxième partie de notre grand dossier sur les tracks house de renois Dance Mania, et déjà l' impression pour le lecteur de revenir sur un mythe. Rien de mieux qu'une phrase de ce calibre imbuvable pour entamer en toute sérénité un article au sein duquel se reconnaîtront petits et grands.

Encore une fois aujourd'hui rien pour vos petits cerveaux chétifs, 3 tools infernaux venant des quartiers sud de la ville de Chicago et tous sortis en 1995. Vous êtes en droit d'appeler ça du "gros son", voire même du "son patate", je me contenterai juste d'affirmer qu'on est en présence du point nodal de mes espérances en terme de dance music.




Difficile d'expliquer ce morceau tant il dégage autant de bizarrerie que d'hormones mâles et femelles sous forme de fluide chaud. Dj Milton nous fait partager un moment ghetto en appelant sans discontinuer ses "peaps". Jusqu'ici tout semble normal, cependant les cris continuent tout le long du morceau, même quand Milton dit des espèces de mots doux par la suite, créant un espèce de chaos maîtrisé, ou devrais-je dire un MAGMA SONORE.




MAGMA SONORE encore, MAGMA SONORE toujours, mais cette fois-ci sous une forme à 80% politisée. J'insiste sur les 80%, sachant que les 20% restants misent plus sur la grosse déconne, mais attention on est en présence d'un morceau sérieux, ou plutôt devrais-je dire conscient. Ce track, bien qu'étant physiquement turbinatoire, est surtout un moyen d'émancipation pour la minorité noire américaine: on y parle de lutte, de combat pour être libre, Houz'mon y incorpore même un discours de Malcolm X, c'est dire si c'est pas pour de faux.



OK j'avoue, ce morceau est bien moins véner que les deux précédents. Il s'inscrit plutôt dans une démarche volontairement plus douce et moins frontale, plus dans un aveu d'amour au monde qui l'entoure. En gros, on est en présence d'un morceau Dèp House très profond, très drogue, hypnotique t'as vu. Ce truc cartouche tellement qu'en écrivant cet article je l'ai encore écouté trois fois de suite.

Sunday, May 25, 2008

Chicago grab first pick of 2008 draft

speedknot mobstaz


Twista et ses collègues mafieux de Chicago sortent un nouveau Mobstability. C’est l’occasion de récolter des morceaux bien froids comme Money N Murder. Mais aussi des ballades qui ont totalement la classe comme I’m Speedknot Mobsta, dont Twista a surement trouvé le refrain à fredonner en conduisant les originaux des modèles réduits qui garnissent sa vitrine Courvoisier.


Comme la Belle au bois dormant, le don qu’a reçu Twista pour rapper vite et bien est accompagné d’une malédiction, celle de ne jamais sortir d’album parfait. Ce Nation Bizness n’y change strictement rien, mais on sait prendre les choses du bon côté. Rendez-vous plus tard dans la semaine pour parler des mobsters de la Bay Area.


tung twista



Deuxième ballade pour la route (lumière tamisée de rigueur). Here I Stand, l'album d'Usher, est loin d'être parfait lui aussi, difficile d'y trouver un tube qui marchera autant que Love in this club. En revanche, pour une chanson d'amour qui a totalement la classe et qui rappelle qu'Usher peut être bon dans un registre classique, il y a le morceau éponyme.


Saturday, May 24, 2008

Casual

2-def


Se vêtir d'un blue jean, symbole contestataire à la James Dean, et d'une veste de costume fût l'une des pires dérives du système corporate de ce début de siècle avec le pyjamas friday de chez google inc. Ce côté reelaxos mais pro a tout d'une vague fumisterie et c'est ce qui permet encore à Dockers d'écouler des millions de petits pantalons en toile beige pour son armée de travailleurs du vendredi.
Il y a 10-15 ans pourtant cela ne nous renvoyait pas qu'à des fautes de goût ultimes. On se réferrait à Steve McQueen, Lionel Richie et au Commandant Cousteau lorsque l'on ornait fièrement son col roulé merinos sous un blazer bordeaux, avec des boutons en plaqué or. On avait tout de l'entrepreneur, du chef de bord, de celui qui contrôle la situation.
Historiquement le travail est une tâche difficile et fatiguante, un labeur, et tout ça bien entendu jusqu'à l'apparition du métier Marketing et de l'influence vestimentaire qu'ont eu sur les employés de la firme la manière dont s'habillaient "les types de la comm' ".

Dans le Texas des années 90's cette même attitude s'est traduite chez les pousseurs de drogues par une veste de chasseur en daim qui chauffe bien sur une chemise de couleur sombre en soie. Ce bleu de travail du week end rend plus légitime le fait de tenir une bouteille de Moët arrosant une strippeuse de night club miniature et a encore ce qu'il faut pour certifier 2-Def en Prodige du Ghetto. Proche des 20-2 Life de SouthPark, l'album est un pur bijou de production taillé pour les virées nocturnes dans les faubourgs de Houston habillé sur ton 31.

Tuesday, May 20, 2008

Dance Dance Magnet

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Je sais bien que ça vous ennuie de devoir perpétuellement faire semblant de connaître les références Dance Mania, de vous forcer à retenir des noms de gros noirs obscurs pour pouvoir vous faire mousser en société, c'est pourquoi on fait le travail à votre place. On vous mâche le boulot, enfoirés d'étudiants.

Cette série sobrement baptisée Dance Dance Magnet vous initiera au bon goût en House Ghetto, et vous pourrez plus en dire sur le sujet à vos amis qu'en récitant tristement le "Teachers" des Daftos. Aujourd'hui nous sommes Mardi, et pour un début de semaine tout en douceur nous vous proposons 3 tueries datant de l'époque où le label Chicagoan était au sommet de son art: 1995





Un entrée en matière souple et rafraîchissante avec un morceau de Dj Deeon sous son pseudonyme "Playground Production". Bien avant qu'il soit reconnu dans les sphères white & nerdy pour être un Dj gH3tto T3k aux alentours de 2003 avec des classiques tels que "Donne-moi tête", il était déjà LEGEND STATUS pour ses maxis House sur Dance Mania. Ici, la boucle est très électronique pour enfants, cependant elle est surmontée d'une basse énorme et de Deeon lui-même qui parle d'une "box" qu'il faut "banger". Si vous avez de très rapides notions d'anglais, vous vous doutez bien de quoi parle l'auteur et c'est pas jojo.




Un morceau absolument parfait du très méconnu Dj Quad qui n'a, en tout et pour tout, sorti que deux maxis de toute sa vie, les deux sur Dance Mania. Et pourtant, ET POURTANT, le triste sire méritait bien mieux. A l'écoute de ce titre qui parle de "bite et couilles dans mâchoire" que l'on a envie de chanter à tue-tête, on se dit que ce garçon a loupé sa carrière. C'est sans doute son blaze, évoquant le véhicule préféré de DMX qui lui a valu sa peau.


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Encore un tube, cette fois du very very legendary Jammin' The House Gerald. La moitié des Trackstars (en compagnie l'autre mythe Parris Mitchell) est peut être l'inventeur de la plus précise définition du son Dance Mania. Un son très gros, très lourd, une boucle hypnotique et un break qui casse des bras. Ce n'est pas pour rien que le salaud a aussi sorti des maxis cultes sur le grand label Hard-House de Chicago Underground Construction.

Monday, May 19, 2008

Mon public télécharge? c'est rien la famille

grip plyaz


Gripplyaz pour un banger de strip club comme on en a pas entendu depuis longtemps. C’est déjà loin cette époque où les Ying Yang Twins et Mr. Collipark étaient sous les spotlights. A divers endroit de l’innernet on parle d’une nouvelle scène d’Atlanta lâchant le snap pour s’inspirer de l’ouverture d’esprit, voire de l’extravagance, des illustres prédécesseurs que sont Outkast et Goodie Mob. C’est peut-être le cas mais pour l’instant il n’y a que B.o.B. qui ait fait quelque chose de substantiel dans ce registre.
Gripplyaz, déjà bien connu dans le 4th Ward d’ATL, se démarque aussi. Son morceau Shake Her Rear est bien plus dur qu’une whisper song, il y a cette influence Miami Bass que peuvent avoir certains trucs d’Atlanta et un petit sample de Run DMC. Quant au refrain viril il rappelle aussi l’electro 80’s. C’est une bonne esthétique et ça fonctionne tout à fait.



Voici le bonus apéritif à apprécier fenêtre ouverte. Weezy et Teddy ont enfin fait un morceau ensemble mais dommage il est nul. Ils se rattrapent immédiatement sur cette love song de Mike Jones, qui roucoule en double time pour son booty call. Le plus important dans une conférence c’est la qualité des intervenants. Et comme l’avait déjà brillamment montré le remix d’I’m in love with a stripper, quatre bons rappeurs se suffisent à eux-mêmes sur deux nappes, trois notes de banjo et un beat lent.

Friday, May 16, 2008

Tripant

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Je ne me suis pas aventuré sur discogs pour aller gratter 2/3 annécdotes sympas à propos de Mind X et de ce Martin Roth car pour tout vous avouer, j’ai la frousse de tomber sur un passé plus que douteux. Et puis ce qui importe le plus, c 2 kifé lson 2 toudfason h1.

Sensation Seekerz a été premier des charts Beatport pendant quelques temps, ce qui je l’accorde, n’est en rien un gage de qualité, mais ça mérite tout de même une double-écoute winamp à l'aise.

Il est ici question de progressive techno dégoulinante voire, vous avez parfaitement deviné à la vue de ce LASER monochomatique, de T-R-A-N-C-E. Pour 20mb, vous avez en contre-partie deux notes bouclées à l’infinie, une basse BUILDOZER à ranger dans la catégorie pas toujours honorable « pompier », et un bon break / montée 100% prévisible pour un rendu stroboscopique lé bra en lair.