Friday, February 27, 2009

Enfant Drug

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Ce qui est bien avec Dusty Kid, c'est qu'on peut enfin affirmer son amour pour la techno drugy sans passer pour un habitué relou des afters les plus chiantes de Paris. Simplement parce que l'italien à la patte à un peu folle représente ce qu'il se fait de mieux en matière de techno qui tabasse, mais avec finesse, et j'insiste sur ce point. Un paradoxe qu'il exploite avec brio. Je crois que son remix infernal pour Moby en est un exemple idéal. Brute, apaisant, le meilleur remix en 2008, simplemente.

Lynchesque est le premier extrait de A Raver's Diary, son premier album, sur Boxer, qui l'a déjà vu triompher, oui oui, sous Duoteque. Sur la pochette, une route plongeant vers la Monument Valley, anormalement verdoyante. Des grands espaces verts enchantés ? Un joli pied de nez à ceux, qui comme moi associe le nom de Dusty Kid à techno +tunnel+chute +libre. En même temps, Lynchesque met quand même hyper la pression, avec sa basse qui turbine par derrière, et ses petites notes qui régresse en tonalité comme dans la B.O. de n'importe quel film d'horreur italien des années 70.

Amateurs de sensations fortes, je vous conseil le dernier maxi de son, hum, homie Marascia et notamment le track OFO. De même que le très talentueux et toujours prometteur Maxim Dangles et son Spooky.




Tuesday, February 24, 2009

Not from Houston, but shit, call me *Lil' Flip*

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1998 fut une année sainte pour Bernard Diomède mais aussi pour de nombreux amateurs de rap. Beaucoup se souviennent encore avec nostalgie de leur première écoute de Superthug, pour d’autres c’est le plaisir coupable des longues heures à regarder la pochette de Capital Punishment qui remonte à la surface! Pour cet article c’est un autre évènement que je souhaite mettre en avant à savoir l’apparition de celui qui doit être pour vous, lecteurs de Corporate Bloggin un héros.

C’est donc en cet An de grâce 1998 soit 10 avant Rakailles 4, que Camron Gilles fraichement et sobrement renommé Cam’ron, vêtu d’une salopette de cuir et armé d’une masse, s’apprête à forger les classiques qui orneront son chemin vers la gloire. Cette fin des années 90 est aussi une période charnière pour l’évolution du rap en général, c’est à cette époque que le public amateur de rap et certains rappeur/producteurs, se tournent vers les scènes du sud-est des états unis, plus connu aujourd’hui sous le nom de dirty south. Dans Confession Of Fire, on ressent les prémices de cette évolution il suffit pour s’en convaincre de remarquer la présence de son ami d’enfance et partenaire sur les terrains de basket, Mase, c’est à lui que Cam’ron doit sont premier contrat, le tracklisting révèle aussi la présence du danseur devenu chanteur de r'n’b, Usher ainsi qu’un des hit makers du moment, le boss de So So Def Jermaine Dupri. Un point commun entre ces trois featurings, leur provenance, la Floride pour Mase et la Géorgie pour les deux autres, deux états du sud-est américain…

On a de Cam’ron une image précise celle d’un rappeur lucide avec un « cran d’avance » sur son temps, ouvert aux influences les plus populaires et aux sonorités venues d’ailleurs. Cette perméabilité aux thèmes/sonorités du sud Cam’ron va la cultiver tout au long de sa carrière, à l’occasion de nombreuses virées en jet privé, souvent accompagné de ses socios du Dipset. Résultat des courses, des hits et un bronzage parfait (down south tanning).
Eté 2002 Harlem a chaud Cam’ron lui monte le chauffage et ramène tout le monde une décennie en arrière accompagné de Master P et de tout ce que la Nouvelle Orléans contient d’humidité. Un mélange qui donne lieu a une reprise de Bout it, bout it, mémorable…
2004 le Dipset au complet honore la création de leur boisson violette par la sorti d’une mixtape Sippin’On Sizzurp. On retiendra de cette mixtape le remix du morceau éponyme de la tape avec la Three 6 Mafia et Bun B, un hommage appuyé à l’univers dirty south, ses piscines, ses bikinis et à sa drogue fétiche.
2005 tu cherches désespérément une New Era Atlanta, tu pries pour qu’une franchise KFC ouvre dans ta ville et tu découvre Bone Crusher et le remix du mégahit Never Scared (surement sur Whodewey), Cam’ron est dessus.

Un rappel, en fait un prétexte pour parler d’un dernier morceau, sorti il y a quelques jours, certains en avait rêvé… Asylum l’a fait, en réunissant deux de ses signatures rap les plus intéressantes, Cam’ron et OJ da Juiceman, ce dernier permettant une rencontre (sur bande seulement) entre deux rappeurs capables de mêler références cartoon et distribution de drogue, et manipulant leur flow déconneur avec talent, Cam’ron et Gucci Mane. Sur ce remix Cam donne l’impression d’être né dans la Zone 6 d’Atlanta, qu’il a déjà rappé cent fois sur les beats digitaux de Zaytoven. Il intègre sans peine les codes trap rap (recherche de mots-clés : bricks, Louis bag, birds) et n’oublie pas d’ajouter un exotisme hispanophone à la OJ. Le meilleur passage est explicite:

bricks hammers and shovels, yeah I'm Home Depot
home invasion
get your home repo
hasta la vista, adios, finito

Et pourtant tu le reconnais c'est toujours Cam, c'est ça qui tue. What's CAM + TRAP? Un feat parfait, exactement.



Un tel morceau laisse penser qu’une collaboration plus approfondie entre les deux rois de la cour de récré est possible mais pour cela il faut attendre la sortie de prison de Gucci Mane la Flare, qu'on imagine très clairement. Un beau jour de mars il va enfin sortir du pénitencier, il ne passera même pas chez lui déposer ses affaires, au lieu de ça il filera directement réveiller Zaytoven dans son studio pour qu’ils fassent GUCCITENDO en 24h chrono pendant qu’un mec fera la pochette, toujours à partir d’une des trois mêmes photos de son myspace, puis ils inonderont triomphalement l’internet le lendemain.



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On vous met en classe affaire Delta Airlines direction Nashville pour retrouver All $tar à sa place sur son playground, en amateur de basket qui se compare aux rookies comme au Hall of Fame, à Derrick Rose comme à Wilt Chamberlain. Il porte son swag à l’écran et la classe ne vient pas du noir et blanc, plutôt du talent et des punchlines drôles (I'm on that China dro, you can say I'm Shang-high), sérieuses (I rap cause I got a lot of cash to clean up) et encore plus sérieuses (My life's on the line, I'm a walking crime scene). GRIND HARD




Co-production Grace Kelly Entertainment et Voltask International.

Sunday, February 22, 2009

Du hood à Hollywood…

monster munch




Three 6 mafia est l’incarnation absolue du rêve américain. C’est vrai, commencer par bicrave depuis le coffre des k7 d’histoires de braquages sanglants pour finir en prime time sur le plateau d’un jeu télé débilisant est un parcours digne des plus grandes sucess stories.
Imaginez un peu, dans 10 ans, Nagui invitant Alpha et Malik Bledoss à participer à son nouveau show foireux sur la TNT…
Attention, la rançon de la gloire a un prix : il aura fallu sacrifier un par un les précieux membres du groupe pour les remplacer par ces ponks de Good charlotte. :s
Je suis un peu aigri, mais je pardonne Paul et Juicy tant qu’ils ne lourdent pas Project Pataaa et continuent à lui filer des instrus menaçantes comme ça, avec un gros break à la fin, et des vrais morceaux de crunk dedans.



On a donc eu droit à un nouvel album et une tape cette semaine. L’agitation est à nouveau palpable dans le nord Memphis. Les deux capos préparent quant à eux leur solo respectifs et ont l’air de vouloir revenir à leurs premiers amours : pelle, pioche et crucifix. On n’y croit pas vraiment, mais on fera semblant.
Patrick, lui, s’évite ce genre de revirement en conservant fermement son rôle du gorille patibulaire depuis maintenant six albums. Le choix des featurings est comme toujours hyper révélateur, et celui de nos deux trappeurs d’Atlanta Gucci Mane et OJ ‘’Aye‘’ da Juiceman comme seuls partenaires n’est pas un hasard. Les vrais se reconnaissent, même derrière un bandana haute couture italien ou un petit chapeau de nerd à hélice.



bonus+bonus+bonus+bonus+bonus+bonus+bonus+bonus+bonus+bonus+bonus




Profitons en pour placer cet excellent morceau de Yung D, passé un peu inaperçu à sa sortie l’année dernière. La nouvelle recrue Hypnotize mind aurait un album sous le coude. J’aimerai bien savoir ce qu’il en est, mais en attendant, on peut toujours apprécier cet anthem aux claviers cuivrés rutilants.

Thursday, February 19, 2009

Dropping (real) Kisses

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C'est en relisant le récent post de notre dévoué chroniqueur techno Telefuss, que j'ai réalisé avec quelle facilité on peut passer à côté des meilleures choses de la vie. Fripon devant l'éternel, il avait décidé de cacher au détour d'un lien HTML un morceau fantastique issu d'un maxi chiant. N'ayons pas peur des mots, ce maxi est même franchement tout pourri. Non pas que j'aie quoique ce soit envers la house anglaise new-era (je pense simplement que c'est de la merde), mais les versions du morceau par Herve ne m'avaient pas vraiment convaincu. Amateur de house chaude et sexy (Yes, homo), je m'étais naturellement dirigé vers les mixs de Sneak. Bien qu'il ait probablement besoin d'argent, il reste dans mon coeur un grand homme, symbole d'une amérique centrale fière et courageuse. Et j'avais raison d'y croire : ce nouveau Dj Sneak froisse.




C'est un authentique track house dans la plus pure tradition Chicago, avec juste ce qu'il faut de mini-turbinatoire pour que ça ne sonne pas daté de 1994. C'est d'ailleurs ce qui me chagrine : pendant un court laps de temps, le morceau sonne presque fidget. C'est très malheureux je vous l'accorde, mais que celui qui n'a jamais dansé bourré sur ce genre de sous-Switch me jette la première pierre. À part ça, c'est génial de bout en bout. Y'a même des voix hurleuses, et je crois que je vous ai déjà révélé mon intolérable passion pour les voix hurleuses. Il y a aussi des petits bruits de basses qui font penser à des bulles et je ne dis pas ça pour contenter notre lectorat féminin, que je sais important.

Il serait dommage de terminer de cette façon, c'est pour cette raison que je vous invite à vous rendre sur un tout nouveau blog lancé par de très bons amis à nous. Bon en fait c'est Maciek avec un autre pote, mais je tenais à préserver une part de mystère. C'est pour ceux qui aiment les jolies images et Seinfeld. Comme tout le monde, quoi.

Monday, February 16, 2009

Protège Ta Nuque Quand J'Eduque Mes Rhouillas

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Un album de Booba de plus et le rap français voit son niveau monter d'une barette comme un passage de grade couronné de succès en karaté, ou en boxe thai mais je ne suis pas sûr que cela existe. Cette course au rapport quantité/prix aura donc poussé le rap français à garder son cachet "album de rue" tout en se rapprochant toujours plus de l'original, voila pourquoi les mcs font tantôt étalage de leur punchlines ghettos en digne descendants des rappeurs techniques des années 95-98, et tantôt usage de l'autotune avec assurance, le tout sur des instrumentales fournies comme du seum bien vicer.
Les gitans de Montreuil n'hésiteraient pas une seconde pour dire que le rap français a le mord en ce moment, Grace Kelly est tout à fait d'accord et fait l'état des lieux en 40 minutes. Et c'est ici que l'émission commence et que mon intro se termine.

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Corporate Bloggin Présente:
BECANE DE CROSS

Ghetto Youss feat. Sefyu - Nouvelle Marque
Rohff - Classique
Escobar Macson & Despo Rutti - Qu'est Ce Que Tu Racontes?
LIM - La Bourse Ou La Vie
La Fouine - Rien A Perdre
Mala feat. Djé - Bande A Part
La Comera - Mafia
La Fouine - Du Ferme
Seth Gueko - 10 Ans De Punchlines
Sexion D'Assault - A Ce Qui Paraît Jsuis Doué
Famille Haussmann - Mecs De Panam Remix


Wednesday, February 11, 2009

Le grand chef a parlé

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Machines don't Care, c'est l'association dont rêvent chaque nuit tous les petits anglais aux joues rouges et aux lunettes à montants verts. Sinden, Hervé, Fake Blood et j'en passe, si t'es pas fidget, tu fais pas parti de la bande. Un esprit d'équipe similaire à celui des Mongoloïds, en moins international, et moins drôle.
Très souvent, ce genre de dream team /réunion d'idées autour d'une table donne lieu à une débauche d'effets pyrotechniques infernale et pas franchement structurée. Là je pense à une analogie sportive d'actualité du type "match du All Star Game". Tout comme notre tribu de rosbifs, les étoiles du championnat nord américain de basketball ne visent pas la victoire mais s'adonnent plutôt à un concours d'actions spectaculaires dans la confusion la plus totale.
Le choix de demander un remix à Mujava est du coup judicieux. En véritable chef du village, il tempère avec habilité la fougue des jeunes anglais, et rend hommage aux rythmes de la savane.



Rohff dit avec beaucoup trop d'assurance que ce qui est rare est chère donc leur musique devrait être gratuite. Vous insinuez monsieur Mkouboi que la musique de The Very Best est d'une banalité sans limite? C'est faux et leur mixtape 100% gratos de country africaine défonce beaucoup trop. Je pense que Radioclit et leur troubadour malawien peuvent envisager un avenir serein, surtout si ils sont capables de remixer ce genre de truc pop dégueulasse sans les mains.

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En me documentant sur l'actualité de notre ami Mike Dunn, j'ai appris qu'en plus d'être un producteur noir de house musique ultra respecté, il était dans une autre vie, pilote de dragsters, ces engins propulsés par un moteur d'avion et qui s'arrêtent avec un parachute.
Cette blague mise à part, je pense que Feel The Musik est simplement son meilleur morceau depuis un bon bout de temps. Il semblerait qu'il ai fait l'acquisition d'un xylophone si l'on se fie à cette house tropicale, mais consciente, avec une voix implorant les dieux du ciel.

Avec le copinage DJ Sneak / Hervé, et le retour de DJ Pierre sur Gigolo, je crois bien que les mecs de la windy city ont toujours besoin de tunes.

Tuesday, February 10, 2009

Nouvelle vague



Harlem n’est pourtant pas bien grand, mais la nébuleuse Dipset n’en finit pas de se balkaniser. De se dissoudre dans des histoires de fric et d’ego toujours plus confuses.
Jim Jones se donne une image de gangster mature auquel personne ne croit. Cam'ron, perdu de vue, puis retrouvé, échappe de peu à la bankroute et à sa propre folie, quand à Juelz, éternel adolescent, il utilise son temps libre pour défier d’autres rappers sur un Smoke-A-Thon par vidéos interposées. Tout ça n’est pas très sérieux…



Heureusement, il y a des trucs qui ne sont pas prêts de changer. Comme ce bon vieux Max B avec ses refrains tout pétés mais toujours super biens. Ça consiste en deux mots à ceux que faisait le Fitty à l’époque, dans une version karaoké mal articulé. No hooks for free. Désormais il exige de se faire payer pour ses prestations. Normal, sauf que ça n’a pas toujours été le cas, comme au sein du Byrd gang, où il jouait un peu le rôle du pigeon et a fini par claquer la porte.
Par ailleurs, il serait habité par l’esprit de Tupac et souhaiterai qu’on l’appelle Biggaveli (si si c’est vrai). Par exemple, sur ce premier track hyper cheapos produit par Dame Grease, Max reprend le magnifique Do for love de Shakur pour en faire un stupide ''Do for drugs''. Si vous vous demandez encore ce qu’est la Wave music, surtout n’allez pas chercher plus loin.





Passé le cap un peu goofy de cette mixtape, French Montana se révèle être un plutôt bon compétiteur avec ses histoires de farine / boulangerie / petit pains. Un flow lent hyper appuyé, plus ou moins inspiré par celui de Santana. C’est goon à défaut d’être goonies, mais en cette période de vache maigre, un bon street album vaut mieux qu’un mauvais major deal.



Nouvelle collatérale, je ne vais pas vous refaire le topo, notre rapper préféré est revenu, on est hyper soulagés. Vous avez tous vu la video, il n’a rien. Et si son album Crime Pays sort comme prévu, avec des productions sur mesure de cette qualité, il pourrait même se tirer d’affaire définitivement. Les gens commencent à sentir que toute cette mascarade n’a pas trop de sens sans lui et je le vois bien piquer la vedette à ses ex-potos encore sous les projecteurs.

Sunday, February 08, 2009

/!\ opération freestyle /!\



Rappelez-vous en 2007 DJ Drama invite le gotha d’un certain rap mainstream américain à célébrer les liasses de cinq-mille billets de $1. On s’est dit que ce serait cool d’inviter huit rappeurs français parfois discrets à s’auto-célébrer. Les posse cut ça a toujours été très positif.





Charly Greane sort Homework #2 très bientôt.
Kilroy et Killa Daz du So Fresh Squad, Cuizinier et Craiz seront prochainement sur la première mixtape de leur label, Stunts DJ Volume 1.
Dogg Soso est sur la tape Wanted de la Mafia Canine, bientôt l’album et la bande dessinée.
16S64 et Saphir des Cautionneurs bossent sur des solos.
Air J est sur la tape Grigny On Fire qui vient de sortir.

Merci à tout le monde et en particulier à DJ Koyote et Young Pulse.

Wednesday, February 04, 2009

L'incroyable voyage

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Lorsque vient la délicate tâche de la promotion d'un artiste dans une maison de disque ordinaire, la première étape consiste à utiliser toute une batterie de formules pré-établies vantant les qualités (non avérées) du produit. Le soucis pour ces petits génies de la communication, c'est qu'on a tendance à ne plus trop y croire à leurs conneries. Du coup, la deuxième étape est décisive: s'offrir un bon remixeur et s'approprier par la même occasion une partie de son succès.

Les gens derrière Candice Alley ont été bien inspirés de demander au meilleur remixeur du monde de remanier leur sombre merde. Falke n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour rendre n'importe quel track ultime. Ce remix est simple, sans sa copine de basse mais avec au moins le double de synthés tendres et affectueux. J'aime appeler ce genre de choses TORRENT OF LOVE parce que ça me fait irrésistiblement penser à du RnB remixé par Seamus Haji.



La transition est idéale et requiert une certaine expérience des bulletins multi-artistes. Le dernier single de Santiago et Bushido s'articule autour d'un sample de RnB. A côté, c'est plein de petit bouts de fidget house, le genre d'indices dont se serviront les experts dans quelques siècles pour dater ce produit fin des années 2000. Sur le maxi, il y a aussi un remix de Johnny Fiasco, et moi, quand je vois cette figure de la deuxième vague de Chicago, s'allier avec ce duo aux origines mêlant mayas et samouraïs, ça me donne envie de croire en la cohabitation des générations.



Jesse Rose est sur le point de sortir un album, et j'étais prêt à avouer mon impatience si le gugus n'avait pas sorti deux titres TEASER de piètre qualité. Un premier single infâme avec Hot Chip (je les hais de toutes mes forces), un autre qui rappelle Ninja Tune. Là on peut parler d'un départ complètement raté. Le genre où l'on entend même pas le starter.
Mais dans ce confus mélange, il y a ce truc, Touch My Horn, copieusement placé sous le signe de la déconne et qui apparait comme un message d'espoir. Je ne sais pas trop de quel instrument de musique il s'agit, mais je peux vous assurer que c'est fait de larges pièces de cuivre, et que c'est fortement présent dans les fanfares du sud-ouest de la France.

PS : des gens frappent dans leurs mains dans ce morceau.

Monday, February 02, 2009

J'ai la haine en me

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On dit souvent que l'aventure est au coin de la rue, c'est sans doute pour cette raison que Mala a fait le choix de rester dans le coin pendant environ dix ans. Il a toujours été là, près des Sages Po', près de Lunatic, dans 45 Scientific, encore pote avec Booba aujourd'hui, mais jamais sur le devant de la scène. Et pour poursuivre dans la continuité du semi-échec, son groupe Malekal Morte n'a jamais décollé non plus. D'autant plus qu'à présent c'est totalement baisé puisque le groupe est mort et enterré (même si selon les conventions rap français, "rien n'est officiel"). Pour éviter de basculer à tout jamais dans le grand dispositif de la loose éternelle, il fallait faire quelque chose. Un album, voilà une brillante idée. Et pourquoi ne pas pousser le vice jusqu'à l'intituler avec un jeu de mot évoquant les montagnes tibétaines ?




Ce bon vieux Don Milouzi a revêtu sa cape de hipster du rap et a décidé de nous amener dans des vallées enchantées faîtes de rivières synthétiques froides et de rencontres du troisième type avec des martiens robots débiles. Si vous n'aimez pas les fulgurances poétiques pétées, on peut aussi dire qu'il s'agit d'un morceau rap puisant ses inspirations dans Ron Browz, le space crunk fruité de B.O.B et le slowcore pour adolescents tourmentés. Ça donne un truc super bizarre, surtout en comparaison avec la voix NO HOMO du grand malien. Et comme la plupart des trucs bizarres n'ayant pas émané du cerveau d'un WASP faible, je trouve que ça défonce.

PS : Oubliez le couplet de "Djé", ce mec est encore plus relou qu'un topic en faveur du dernier album de People Under The Stairs.

Saturday, January 31, 2009

R&B et lunettes

shawty=10


Rockin That Shit, ce single donne envie que Love vs Money de The Dream arrive très vite, il méritait bien un gros remix à l’américaine. Les synthés claquent, pour ça on doit remercier Christopher Tricky Stewart, qui commence à se faire une belle place au soleil. Dans ce contexte, Fabolous est toujours à l’aise comme dans un rocking chair, on est content de retrouver la compagnie de Loso (souvenez-vous Shawty’s da shit, morceau génial). En plus de ses variations sur le port de casquette, The Dream fait ces sortes de vocalises/backs omniprésentes qui donnent un peu l’impression que c’est à chaque fois le même morceau alors que non. Là ça rend surtout le final de Ludacris assez incroyable.




hey salut


A défaut d’un deuxième Cassie, Ryan Leslie va enfin sortir ses morceaux à lui qui auraient pu être des tubes. Ca permettra de marquer le coup, des producteurs R&B post-Neptunes qui ont leur grain à eux et du talent, on en a pas quinze. D’ailleurs je pense que tout le monde serait gagnant s’il chantait moins et collaborait plus, et je dis ça tout en respectant le personnage et son swagger de Harlem. Il y aura quand même des morceaux récents sur l’album, Valentine par exemple, très beau.


Monday, January 26, 2009

Jsuis Avec J Le Tissmé

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Jltismé est né en 1973 dans le 13, à un peu plus de 20 ans il rejoint les Tout Simplement Noir et sort Dans Paris Nocturne en 1995. Aujourd'hui il revient en solo avec l'album Jee Funk, sur la côte ouest des Etats Unis on appellerait ça un O.G ici on appelle ça un vieux de la vieille.

Le titre et la pochette nous rappellent bien que l'on se trouve en Californie sur cet album, c'est à dire pas bien loin d'Orly. Et dès qu'il y a un peu de sonorités West Coast dans du rap français, 187prod est forcément dans les parages et distribue donc Jee Funk comme l'année dernière avec l'association 50/50, moitié Aelpéacha moitié Jltismé.

Ce qui est marrant c'est que 13 ans plus tard, Jltismé ne dévie pas du tout de ses principes depuis Dans Paris Nocturne: du rap indépendant pour toutes les tass et les cailleras. Et si on manquait de mots pour présenter cet album on n'hésiterait pas à utiliser ces formules hasardeuses comme "un projet dôté de multiples univers, un disque haut en couleur, un parfait métissage où les différentes ambiances nous montrent la versatilité de J Le Tismé". Peu scrupuleux, nous le sommes ui ui et pourtant nous nous contenterons d'utiliser le rhum blanc, le poulet grillé et les boules gros comme ass pour illustrer Jee Funk.

Deux extraits supplémentaires de l'album, le premier aurait pu se nommer Le Mal De La Nuit II où Jltimsé, Taro OG et Juicy P n'ont pas sommeil et en profitent pour pondre des ovnis en provenance de Grigny. Le second est un track classique marque de fabrique du 50/50 ça parle de Fatou et de Montbasiliac pour réussir une bonne soirée.

Saturday, January 24, 2009

THE ONLY WAY TO PREDICT THE FUTURE IS TO INVENT IT

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que Armand Van Helden a un ego qui correspond bien avec le gôut (pour le moins outrancier) qu'il a pour s'habiller. La phrase du dessus, qui sert aussi de titre à cet article placé sous le signe du "non-raisonnable", est également une quote du génie d'origine libanaise. Ce mec en fait des tonnes et ça me plaît terriblement.
Récemment, je suis tombé sur un de ses disques sobrement intitulé "GREATEST HITS". Tout ça s'annonçait déjà très bien, mais quelle ne fût pas ma joie lorsque je vis qu'il s'agissait en fait d'un GREATEST HITS de ses maxis sortis sur Strictly Rhythm dans les mid-90's. L'allégresse s'empara de mon visage, et plus encore quand je découvris que je ne connaissais que 3-4 morceaux sur la dizaine que propose la compile.



+



Outre le fait de dévoiler le penchant de Van Helden pour les nicknames stupides, ces deux morceaux sont l'occasion idéale de vous montrer le côté le plus gras de la House Music. Gras OK, mais lourd ? Certainement pas. Tout le monde a envie d'écouter ça quand vient l'heure d'agiter les bras en club mais que personne n'a envie d'être le premier, de peur de passer pour un asocial infréquentable. La formule Samples + Big Beat + Filtres + Voix de film d'horreur pété est probablement celle dont je ne me lasserai jamais, avec les goûters Nutella/Tropicana/Spin City.


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Je connais Steve Aoki




Là, c'est le côté exotique de Van Helden qui reprend le dessus. Tous ses morceaux sortis sous le pseudonyme Circle Children sont d'ailleurs exclusivement composés de samples nous rappelant les steppes ardentes de la terre mère. Le morceau ici présent se nomme très justement "Zulu" et ça n'a pas grand chose à voir avec la grande famille pacifiste initiée par Afrika Bambataa. C'est plus une sorte de house tropicale Favela Chic 2001 tous en tongues mais au lieu que ça sonne funky et gentillet, ça serait plus une grosse machine de guerre à l'arme blanche et ayant recours à des méthodes peu recommandables de type "on égorge les femmes et on expose les enfants à la mort par malnutrition". Vous allez me dire que c'est un portrait hyper occidentalisant de l'Afrique que j'offre là, mais bon, j'allais pas non plus vous parler des samples de tam-tam.

Tuesday, January 20, 2009

We gonna party as much as we can

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Il était impératif, voire ESSENTIAL que l'on se mette à faire des mix comme tout le monde. Mais plutôt que de réaliser un minimix truffé de glitchs, ou dans un autre cas extrême, un set marathon avec des morceaux de 8 minutes aussi désespérant qu'une after au Batofar, on a eu l'inspiration de faire un mix de 60 minutes avec à peu près tout ce qu'on aime dans cette musique qui fait boum boum et que l'on chérit tant. Ce n'est donc pas un hasard si Yuksek ne brille pas par son absence. En revanche, je n'ai pas l'intention de me justifier sur l'apparition de Don Rimini, ce serait difficile à expliquer.

Ce mix pourrait tout à fait être la bande originale d'un de ces documentaires ayant pour étrange concept de faire découvrir la Terre en un temps limité, à des êtres n'y résidant pas. Il faudra sauter au moins aussi haut que les massaï avec Armand van Helden (Circle Children), mais en premiers lieux, les sommets enneigés de Pryda et Daniel Bortz et surtout les marécages polono-russe hyper dégueulasses de Strip Steve et Das Glow. Je précise que vous ne trouverez ce morceau nulle part ailleurs.

Sinon, oui l'artwork est signé MACIEK POZOGA, oui il faut scroller plusieurs fois avec sa petite molette pour le visionner dans son intégralité, et oui il défonce beaucoup trop.

Roman Salzger - New Liner
CeCe Peniston - Finally (Bart B More Remix)
Nacho Lovers - Acid Life (Surkin Remix)
Afrojack and Benny Rodrigues - Something
MMM - Untitled
Strip Steve & Das Glow - Trojan (edit)
Auto Repeat - Needle Damage (DJ Sneak Remix)
Armand Van Helden - Ski Hard
Riva Starr - Vouxhall
Daniel Bortz - Suedwind
Pryda - Evouh
Metronomy - Heartbreaker (Kris Menace Remix)
Hitman - Let No Man Trax
Bingo Players - Get Up (Diplo Remix)
L.N.R. - Kream
John Starlight - Road Rage (Popof Remix)
The Count & Sinden feat. Rye Rye - Hardcore Girls (Don Rimini Remix)
Hrdvsion - Playing For Keeps
Buraka Som Sistema - General
Circle Children - Zulu
Dave Lee - Mucho Macho (Joey Negro Remix)
Goon & Koyote - Pussy Out
Reese - Back Together Again
Dj Funk - Put Yo Back N 2 It
Ural 13 Diktators - Night Club Red Star
Madji'k - Sunshine
Dj Sega - Fuck Um
Joey Beltram - Game Form (Robert Armani Remix)
Xpansions - Move Your Body

Monday, January 19, 2009

Im Not The Type That Wear A Tuxedo

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Rendre hommage à un ami défunt est un passage incontournable dans le gangsta rap américain.
Et qui mieux qu'un rappeur de South Central peut exceller dans ce style?
Comme Ice Cube, OG Sinister sait parler de ses frères qui ont été du mauvais côté de la détente. 1994, Mobbin 4 Life a tout d'un classique du genre. Comprenez du G-Funk hyper viril, où les fools se font blast leur punkass par un fouly automatic ay.kay dans un drive bah à la frontière du East Side par quelques types qui ont tous le flow de MC Eiht une fois fonsdés à la chronic.
Bien que Sinisiter semble invincible sur cette pochette, le pauvre n'aura pas non plus échappé à la conclusion inéluctable d'un mode de vie en rouge ou bleu, le décès par multiple impacts en 2007. Repose En Paix.




Dans les gerbes de fleurs sonores rendues aux dead homies les plus réussies, on retiendra également Wish You Were Here des crips et des bloods de Ellay qui ont pour la plupart également grossis les rangs des hommes tombés sous les balles de cette putain de guerre.



Sunday, January 18, 2009

OJ le jus




Zaytoven est désœuvré sans Gucci Mane, complètement déboussolé depuis qu’on ne le réveille plus la nuit pour produire dix tracks en trois heures. Voilà pourquoi c’est si facile de lui acheter un beat en ce moment, avec un peu d’effort sur l’anglais même les rappeurs français pourraient en avoir je pense.

Ce genre de situation ouvre des boulevards aux outsiders ultra-motivés comme OJ da Juiceman, jeune diplômé de l’Ecole des Arts Culinaires où il a appris à cuisiner le crack et le poulet à l’orange. Il offre du concentré de motivation dans ses chroniques du trap-a-thon avec pour décor un monde LEGO où tout s’empile : les mixtapes, les grosses liasses et les briques de cocaïne. L’album arrive, premier extrait produit par Shawty Redd. On sait déjà que ce sera plus ou moins toujours le même morceau, mais ça ne devrait pas être un problème du moment que c’est du 100% pur jus.




KOP A CHICKEN DAWG
FOR THE EIGHTEEN

Le morceau ne date pas d’hier mais c’est celui qui m’a fait découvrir OJ. On peut enfin l’écouter avec des basses et des AYE OKAY qui résonnent à l’infini. Il rappe presque bien dessus c’est une introduction idéale du personnage, ainsi que son système de livraison à domicile, tarifs, noms de code, etc. On se tient au jus.




Wednesday, January 14, 2009

Ou tu veux, quand tu veux

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Lorsque Phantasy Sound, le label d'Erol Alkan annonce une nouvelle sortie, une partie du trafic internet mondial est instantanément dirigée vers la capitale Anglaise. Mais lorsque qu'en plus le grand manitou des kids qui aiment danser crie à tue-tête que son nouveau poulain défonce tout, je pense pouvoir éviter de mettre ça sur le compte d'un marketing bien ficelé, et lui faire confiance.

Théoriquement, Dance Area est un petit roublard venu d'Utrech, et plusieurs éléments penchent en faveur de cette piste. Notamment, le fait qu'à Ulrecht, les jeunes n'ont rien d'autre à faire que de composer de la musique, et que, Hollande oblige, cette musique soit guidée par les ficelles de la dance 90's sur laquelle un jeune noir dans le vent a la possibilité de s'exprimer.
Mais j'ai tendance à croire qu'on essaye de nous prendre pour des truffes et qu'il ne s'agisse pas du tout d'un jeune louveteau mais plutôt d'un ours expérimenté.

Peu importe, il y a aussi un super clip qui serait un enchevêtrement entre Ecco The Dolphin et les bonus stages de Sonic 3. Pour être complet, il existe une ribambelle de mauvais remix dont j'éviterai soigneusement de faire la promotion, en attendant celui de Diplo.


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Sunday, January 11, 2009

It's that PJ, coming out that 2-2. (Partie 2)

PJ & Gant Man : On roule on rode…

Je crois que Paul Johnson s’est définitivement embourgeoisé. D’accord, il continue à fumer des blunts dans ses voitures de luxe, mais y’a comme une prise de distance avec ses racines depuis qu’il produit cette musique pour petits clubbers blonds et rougeauds. C’est depuis la fin des années 90 qu’il prend cette trajectoire douteuse, où mis à part quelques très bons morceaux « french touch » et un certain Get get down, il nous a alimenté en trucs très moyens voire purement inaudibles. Si le destin avait pu lui enlever sa voix plutôt que ses jambes, peut être aurait on échappé à cet infâme Dr. Frankenhouse.




On l’a connu plus espiègle à ses débuts. Toujours prompt à piocher dans les différents courants de Chicago; des relents de bass disco, des hymnes salaces et des tentatives hard house sur des vinyls au son pourri.
Et pourquoi pas, comme sur le morceau suivant, quelques notes de xylophone, un saxo et un clavier sur un rythme garage. Si la recette vous plait, écoutez absolument Feel the music duquel il est tiré et dont chaque morceau possède cette science absolue du beat et du groove bien ficelé.




Il a aussi ce don pour nous pondre des morceaux complètement débiles, son truc préféré étant de sampler la music de Donkey Kong. Il nous a d’ailleurs fait le coup un peu trop souvent le salaud. Un autre fait d’arme remarquable est ce track où ‘’Mothafucka’’ est répété à peu prés 400 fois. Mais là je crois qu’on a définitivement la palme du gimmick le plus déconneur. Vous savez, ces jouets en caoutchoucs pleins de bave, que les chiens mâchouillent en provoquant des couinements insupportables?
Ben, c’est à peu prés ce à quoi me fait penser ce truc quand je l’écoute. Les poils sur le canapé en moins.




Pour finir, un petit spécimen de TABASSAGE en règle. Ce morceau sorti sur Relief est une reprise du Musik man de Robert Armani. Et je me demande même si notre gimmick caoutchouteux du morceau précèdent n’a pas été réutilisé. Une chose est sur ça sonne comme du Traxmen, mais je n’en dis pas plus, de peur de spoiler le prochain épisode…

Wednesday, January 07, 2009

Le retour du Roi

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C'est avec une joie difficilement mesurable que j'ai appris la diffusion mardi prochain de la nouvelle saison de Koh Lanta. Une édition spéciale qui a pour thème "le retour des héros". On peut d'ores et déjà regretter les absences de Sakhone et Mohamed mais on se console avec la re-formation d'un des plus grand duo de l'histoire de la télévision, le binôme composé du gentil nigaud Tony, et de notre idole à tous, Moundir "Ferme ta Race". L'expérience associée à la fougue juvénile, c'est aussi la réunion d'Hatiras et de Wolfgang Gartner.


Hatiras - The New Jam


En 2002, Hatiras était premier des *CHARTS* avec Spaced Invader. Une époque où il était bien vu de faire de la hard house filtrée et de croire à la vie extra-terrestre. Depuis, la science a progressé mais Georgio lui, il continue de nous siphonner les oreilles avec sa musique de clubbers hollandais, bien qu'il sache habilement calmer le jeux avec réussite.

The New Jam s'inscrit dans la lignée des morceaux qu'on se doit d'appeler *TOOL 2008*. Imaginez, la gestion des espaces de Bart B More et la patte du mongolien surdoué de Diplo. Si par malheur ces deux noms ne vous évoquent rien, remplacez-les par Mimie Mathy et Mouss Diouf et relisez la phrase.




Lorsqu'aujourd'hui on lit "Flashback", on peut légitimement se douter qu'il va être question d'un sample funky plus ou moins dissimulé, d'un bout de Public Enemy, où d'une référence acid house si l'auteur a commencé les drogues dures très jeune.

Mais dans 20 ans, lorsque le mot ressortira en référence, cette fois-ci, à Toxic Avenger ou Teenage Bad Girl, alors je n'espère qu'une seule chose : vivre des jours paisibles à compter mes billets en Polynésie, pendant qu'une météorite s'écrase bien malencontreusement sur l'Europe faisant régner le chaos sur le continent et laissant aux rares survivants l'unique chaine de restauration rapide SUBWAY pour s'alimenter et des dvd best-of de Max Boublil en guise de divertissement.

Saturday, January 03, 2009

Wack MCs


Get Soulja Boy style white sunglasses and a white correction pen to make your own Soulja Boy shades!


Je commence 2009 en réhabilitant le terme wack car c’est bien l’image qu’ont les clowns Soulja Boy et Shawty Lo. Pourtant tirer à boulets rouge sur ces mecs là comme si c’était censé être eux la relève du eMcEeInG c’est pas tellement moins crétin que de faire un morceau qui s’appelle Yamaha Mama. LeBron James n’a pas compris. Bref on ne doit pas avoir de mal à dire que leur association sur 100K claque, tout comme plusieurs titres de leurs carrières respectives d’artisans club music. Bonne production à la Lil’Jon, et le petit détail que j’apprécie, Soulja Boy qui finit le track avec un flow Memphis oldschool! Point d’exclamation mérité.




Tu recherches de la qualité, à Houston c’est easy. La constance des bonnes sorties là bas n’a d’égale que celle de la nullité du Shaq au lancer-franc. Slim Thugga et ses collègues Boss Hogg Outlaws (Chris Ward ici) sont dans la plupart des bons coups. En comparaison, le gros Pokey galère à fond. Mais avec ce coup de main + Drumma Boy qui rajoute quelques gouttes de S&C dans sa formule Put On il peut rouler tranquille.