Tuesday, March 18, 2008

Lil Wayne au Bataclan le 7 mars 2008

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20 minutes d’attente furent nécessaires pour arriver dans un Bataclan déjà bien plein. Un DJ enchaine les classiques sudistes. Ici il semble que tout le monde connaisse Pablo Noriega, le vrai Noriega. Un passage par le stand merchandising, histoire d’ajouter un tee-shirt surement de mauvais goût à sa garde-robe et direction la fosse. Les bandanas (rouges) porteurs sont de sortie. Les balcons sont déjà bondés et les 15 premiers rangs habités par ceux qui se révèleront être de réels fanatiques acquis à la cause Cash Money.

Bienvenue dans un univers Weezifié.

Nous y sommes : 10 bons mètres devant la scène, sur laquelle trône la traditionnelle table du DJ, habillée d’une bâche HIP HOP RESISTANCE. Un regard sur l’homme derrière la table réveille en nous quelques souvenirs gênants : c’est bien Dj Fab "l’underground explorer" qui annonce le programme de la soirée et de celles à venir. Young Jeezy ! Le public manifeste sa joie, une joie qui à l’annonce du concert de Method man et Redman se mue en silence. Lil Wayne est déjà dans toutes les têtes... et le silence devient plus pesant quand DJ Fab, visiblement inquiet de cette désaffection pour les vétérans, nous demande si nous respectons la Old School…

Première partie, Dj Fab appelle Kennedy, bof… on écoute quand même, pas question de lâcher une place qui promet d’être précieuse d’ici quelques minutes… Certains morceaux laissent filer le temps avec plus d’intérêt, comme quand tu trouves un Science et Vie d’il y a 6 mois sur la table basse de la salle d’attente de ton médecin. L’arrivée surprise et désarticulée de la Fouine, présent pour interpréter son dernier « banger à refrain screwed n’chopped » Brolic à la place du crâne aidera à faire passer la pilule pour de bon.
La scène se vide et commence l’attente. Chacun occupe cette transition comme il le peut et entre les salves d’appels et de sifflets, certains proposent leurs palmarès des meilleurs morceaux de Lil’Wayne quand d’autres parient sur le look qu’aura adopté pour la soirée leur idole.

Weezy sait se faire attendre.

La tension est palpable quand apparaît la silhouette du héros. Venir de la Nouvelle-Orléans doit aider à prendre le public parisien par le bon bout : « Bonjour motherfucker ! Je m’appelle Lil’Wayne ; je parle français trèèèès bien ». Pull en laine bleu marine, jean ajusté, Wayfarer derniers coloris, écharpe en soie sauvage rouge, seul un crucifix diamanté pendant autour de son cou vient rappeler que nous avons affaire à l’inventeur d’une expression que même tes grands parents prononcent régulièrement désormais, le « bling bling ».

A mesure que Weezy passe en revue ses featurings les plus fameux (Make it rain, It’s me bitches, Duffle bag boy), les vêtements laissent la place selon la tradition au all over de tatouage qui lui sert de peau.
Au niveau de l’attitude on est la plupart du temps face à un mélange impossible de 2pac et de Prince. Et lorsque son sourire débile fait apparaître un énorme grillz, on est face à un mongolien de Ca$h Money, hell yeah ! Back That Azz Up est d’ailleurs une des réjouissances du début de concert. Lil’Wayne rappe sans backs mais souvent par-dessus le morceau, sans s’en cacher. Les seuls vrais moments de virtuosité sont certains couplets sur lesquels il arrête la comédie et se concentre, ainsi que son exclusivité live Pussy Monster.

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Puis, au milieu du concert, arrive ce moment où Weezy ruisselant prend une chaise et demande à un membre de son staff pléthorique de lui apporter sa guitare. Ceux qui ont vu le clip de Leather so soft savent à quoi s’attendre ; mais même quand on le sait, c’est chaud. Vu de loin on aurait pu croire à Lauryn Hill unplugged. Il joue péniblement quelques notes de Prostitute Flange et c’est le frisson, tout le monde se tait. Il chante dans le silence complet, ce qui permet au moins d’entendre sereinement son timbre de voix si particulier. Insolite.
Le concert repart sur de meilleures bases quand la foule se met à entonner « Go DJ, that’s my DJ ». Bonne surprise pour Weezy qui s’exécute. Globalement le public maîtrise très bien les paroles de tous ces morceaux qui ne sont pourtant jamais passés à la radio ni à la télé en France, merci internet.
Ca fait déjà une heure que Lil’Wayne est parmi nous, autant dire que c’est bientôt la fin, quand il se met à jouer l’énorme Stuntin Like my Daddy. Le premier couplet chauffe tout le monde et soudain bim BABY BIRDMAN belieeeve dat. Hystérie collective pour celui que l’on attendait plus. Le boss de Ca$h Money Records, de rouge vêtu, fait forte impression. A la fin du morceau, le père et le fils ont la banane, probablement ravi par l’accueil qu’ils trouvent à l’autre bout du monde, make some noise for Lil’Wayne avec Birdman. Tout le monde fait le fingertrick de l’oiseau et ça roucoule dans les balcons du Bataclan. Les deux stunnaz aux larmes tatouées se félicitent par une franche accolade qui déclenche plus d’un rire dans le public. Ils remettent ça avec Pop Bottles, dernier morceau.

Lil’ Wayne déclame une dernière fois ce qu’il n’a pas cessé de répéter tout le long de la soirée « I ain’t shit without you ! So make some noise for what you created!». C’est alors que retentit I Will Always Love You de Whitney Houston. Lil’Wayne savoure le succès, évite le peignoir qu’on lui tend, puis se décide à l’enfiler, prononce quelques derniers mots d’amitié, laisse tomber le micro au sol et quitte la scène comme un boxeur quitte le ring.

Ce concert c’était donc l’excellente occasion de voir en France un rappeur américain au sommet de sa gloire, dans une salle à taille humaine. C’est rare, merci l’euro. D’un point de vue strictement musical c’était un bon concert mais sans grande valeur ajoutée. Sur le plan du one man show en revanche c’était bel et bien Lil’Wayne la rock star du rap, dont tout le monde était venu admirer l’extravagance, pour le pire et surtout, pour le meilleur.

Saturday, March 15, 2008

Moustache et chapeau

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Puisque tout le monde a dit du bien du dernier Smith N Hack « Space Warrior », je vais me faire un joie de rééquilibrer un peu la balance : NUL.

Malgré tout, c’est avec une certaine excitation que j’écoute ce nouveau maxi de la bande, d’autant plus que c’est une sortie É-V-É-N-E-M-E-N-T : l’anniversaire des 10 ans d’activisme de la troupe. C’est l’occasion idéale de mettre en avant les notions de partage et camaraderie, un leitmotiv permanent sur CPT. Ce nouveau maxi est donc splité. Pas d’chichi, à parts égales.

Une face pour le duo MMM
Une face pour Soundhack


On oublie la face de MMM qui déçoit terriblement pour se jeter sur celle du
Cisailleur de Son. Défonçage. Deux grosses balles certifiées MAXI DÉCONNE, soigneusement hachées à la machette, minutieusement assemblées. Mention spéciale à Rodeo qui transporte au wiiiiiiiiiild west entourés de faux cowboys.

Friday, March 14, 2008

Plus D'Oignons

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Vous savez à quel point on s'attache à respecter cette harmonie entre musique de pédé et musique musclée sur ce blog, une pointe de sel, une pointe de poivre, appelez-nous les ying yang twins si vous le souhaitez, on le prendra comme un compliment.
Les conseils ghetto-gastronomiques de mon ami guiz me poussent à tirer deux conclusions, deux pistes à explorer: la première est l'importance des oignons dans un hamburger, la seconde est que l'on ne parle pas assez de Sacramento sur cette toile.

Young Dre D ft Sonya D – Sucka Free


Sacramento est naturellement moins fournie en rappeurs à succès que la Bay Area c'est un fait, de la même manière que parmi le cercle de feu qui entoure la capitale, s'il fallait le nommer ce serait la banlieue, le Val d'Oise est le parent pauvre de cette profession. Pour autant on ne peut pas occulter les noms de C-BO, Brotha Lynch Hung et Young Dre D lorsque l'on parle de pontes du rap de l'ouest.

Ponte oui oui, Young Dre D fait partie de ces haineux de l'ouest qui ont poussé avec les raisins de la colère, un brelic à la place du crâne , vous le voyez sur cette pochette, Young Dre D a bien dépassé le stade phallique, au sens freudien du terme, puisque son surmoi apparaît au milieu d'une rixe entre Dre D et son subconscient. C'est sur cette même analyse que je vous laisse apprécier Sucka Free, une douce mélodie organique avec un grand G où les mots anus et pénis riment non sans honte. Trouble Mind est sorti en 1997 et contient la palanquée de tueries nécessaires à l'obtention du grade « album classique » certifié par l'équipe du cpt bloggin. Posé, Dre D ramasse les récompenses et balance le flow du peuple sur les instrus de N8 The Gr8: touché coulé à chaque coup.

Young Dre D – You Don't Want None A Dis

Wednesday, March 12, 2008

The Empire Strikes Back



Comme un seul homme, le CPT se déplace au milieu des lieutenants de l'Empire, et Telefuss déguisé en C-3PO nous fait des blagues sonores avec comme seule arme un fader et son précieux Atomix MP3.
Si tout ça ne vous dit rien, c'est que vous n'étiez pas à la première pyjama party au Rade, et que, forcément, vous aviez tort. Il est donc temps de vous racheter une conduite et de participer à la seconde Vice - Le Rade qui aura lieu demain.


WHAT WHAT?! IN THE BUTT?!

Start Time:
Thursday, March 13, 2008 at 6:00pm

End Time:
Friday, March 14, 2008 at 12:00am

Location:
Le Carillon

Street:
18 rue Alibert, Métro République/Goncourt

City/Town:
Paris, France


IN THE BUTT.

Vos hôtes de Corporate Bloggin passeront toujours autant de morceaux que vous aimez plus que tout, avec ce style cool mais poli qui fait la différence. Ramenez-vous tôt, y'a un open bar de 18h à 19h et il est possible que l'on vous présente à Mathieu Berenholc moyennant rémunération.

Alcool, fiesta, sponso 55DSL, d'aucuns vous iront qu'on a prit la grosse tête. C'est absolument vrai, mais ce n'est pas pour cette raison que l'on oubliera de vous fournir en morceaux beaucoup trop gras et beaucoup trop fins en même temps.

Si je vous dis Hyperactive, vous me répondez quoi ? Une potatoe venue de Chicago qui produit une Hard-House vandale et sensible depuis 15 ans ? Vous avez raison.
Vous voulez en savoir plus ? Lisez ça.
Vous voulez connaître les deux morceaux que l'on passera demain pour faire les malins ? Téléchargez les turbines à sirènes qui suivent.




@2m1 6 vS le v0ulé b1

Monday, March 10, 2008

No pickles, no onions, no playin'

CBO

Mayonnaise ou Ketchup? Frites ou Potatoes? Pepsi ou Coca? Ces questions fondamentales, on se les pose tous un jour. Notre existence étant jonchée de choix cruciaux, c’est avec gravité que je me lance dans le premier article HOOD FOOD de Corporate Bloggin.

Le passionné de rap est communément appelé b-boy, hip hop head ou backpacker. Mais quand est-il des geeks de la friture, des nerds du pain en tranche?
Sur le site de référence qui leur est consacré, ces Young Ducasse et autres Lil’ Daddy Coffe se nomment entre eux ‘’Burgerer’’. Dés que le retail d’un nouveau sandwich leak dans les bacs a frites d’un Burger King, d’un KFC ou d’un Mac Donalds, ces food junkies, s’empressent de commenter, disséquer, critiquer, le burger. Un peu comme s’il s’agissait du nouvel album de Jay-Z. Trouvées sur le site, voici un festival de quotes, à propos de ce fameux Chicken Bacon Oignons.

Luthor
Dans les entrailles de la bête, première déception : les lamelles de bacon ne couvrent pas entièrement le burger, loin de là. Deuxième déception, la quantité d'oignions frits n'est pas extraordinaire. Enfin, la quantité de sauce fait peur, presque rien. Houlà, le match s'annonce perdu d'avance ! Quand est-ce qu'on goûte ?
Tout de suite, cher ami ! Et là, c'est le drame : mon Chicken Mythic est passé au rang de deuxième burger préféré, après le CBO.

Chicken Steve
Pour moi le CBO c’est juste rassembler les 4 meilleures choses au monde : poulet, bacon, oignon frits et fromage. Mais le poulet recomposé c’est vraiment berk, t’as l’impression de bouffer une éponge…

mx95
Y a beaucoup d'oignons frits dans celui-la normalement c'est 3 g pas plus, alors que normalement les gros burgers ont 7 grammes d'oignons. Rappel Garniture : 1 pain moelleux et brioché avec des morceaux de lardons et des graines de sésame, 20 ml Sauce CBO , 3 g d'oignons frits, 28 g de salade Iceberg, 2 tranches de Bacon en lamelles, 1 tranche de Fromage au goût Bacon, un morceau de poulet reconstitué CHICKEN MYTHIQUE.

Kloker Little
Je l'ai goûté hier, et bien qu'il ne soit pas aussi frapadingo que ce à quoi je m'attendais, c'est une putain de tuerie quand même.
hyper goût barbecue, hyper Texas, hyper WALKER TEXAS RANGER!

claire724
Il à l'air intéressant!!!! juste une question, il faut en prendre combien pour etre callé?

bix
Cela dépend des gens, mais à titre de comparaison je dirais qu'il équivaudrait à 1,3 fois un "royal" (deluxe, cheese, bacon) classique.

CBO

La junk food est au rap, ce que la bière est au rock ou le tofu à la word music. En donnant (fortuitement) le même nom que le cow-boy de Sacramento à un burger, Mac Do a encore une fois franchi la fine frontière qui sépare ketchup et bandana.
“Niggas tryin' to get the cheese / But bitch I'm gettin' the bacon” se vantait feu Pimp C, dans un elan d’ego trip culinaire parfaitement controlé. Le rapper est le meilleur orateur quand il s’agit de parler de bouffe, et le dernier sandwich de Mac do est ma meilleure excuse pour balancer tranquillos des morceaux de C-BO.



Extrait de son classique “Tales from the crypt’’ de 1995, Ce track bien nommé, au buns gonflés et au fromage dégoulinant semble avoir largement inspiré le fin gourmet d’Atlanta Gucci Mane.



Production impeccable, typique des meilleures spécialités West Coast. On retrouve le cop killer C-Bo en mode chasseur de prime. Gros morceau de bounty hunter dans un style pita explosive. Mais restez en appétit, bientôt d’autres nourritures spirituelles en provenance de Sactown préparées par Frelon le Chef.

Saturday, March 08, 2008

Snoop est de sortie


Passons un bon week-end avec un morceau du nouveau Snoop Doggy Dogg, un morceau ambiance love song avec un refrain soigné, chanté à la talk box. L’utilisation de cet effet/instrument a déjà été célébrée dans le clip retro de Sensual Seduction et renvoie directement à l’esthétique de la première partie de carrière de Snoop. Globalement il met beaucoup ses jeunes années à l’honneur ces temps ci (cf la belle pochette d’Ego Trippin’ ou le morceau Neva Have 2 Worry), Snoop est déjà assez vieux pour faire des revival de sa propre vie.
Il ne faut pas le prendre comme un signe de déclin, le Snoop vieux sort de bons albums. D’ailleurs sur ce morceau, il collabore avec un autre vieux, Teddy Riley, producteur emblématique des 90’s et de la New Jack, alors que dans le même temps l’excellent single Sensual Seduction est produit par Shawty Redd, soit la pointe de ce qui se fait actuellement. Il sait bien s’entourer.


Actuellement le personnage de papa Snoop est mis en scène dans le reality show Father Hood, bien sûr ce n’est pas aussi indispensable que l’étaient Adventures in Hollyhood ou même Snoop Doggifizzle Televizzle pour rester dans le sujet, mais de ce que j’ai vu ça reste du bon divertissement.

Thursday, March 06, 2008

MC Bobmo, élaboration du style avec BRIO

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BRILLANCE
FLOW
EXTINCTION


C'est sur ces belles paroles que nous laissait le Grand-Master Bobmo aux alentours de 2003, comme pour mieux nous prévenir de ce qui allait nous tomber sur le coin de la gueule quelques années plus tard.

La brillance tout d'abord, avec comme chacun le sait, cette facilité qu'a le bougre pour nous pondre quelques turbines impossibles en étant avachi devant son ordinateur, en râlant, probablement complètement saoul.

Le flow bien entendu, car si l'animal maîtrisait parfaitement ses double-times en tentant de ressembler à ses idoles NGA FSH et autres gangsta-rappers obscurs de la côte Pacifique, il en garde aujourd'hui encore ce goût pour le travail bien fait/mal fait et les sonorités ghetto les plus extrèmes.

Et comment pourrais-je oublier l'extinction, la disparition totale de la vie, des êtres de la même espèce que Bobby Mo, qui fait office de T-Rex au milieu des mesquins vélociraptors dans ce bien gentillet Blog House jeu. Les autres travaillent bassement en équipe, lui se contente de poursuivre seul Jeff Goldblum sur un pick-up. Sa vue est basée sur le mouvement.



. Dieu crée les dinosaures > Dieu détruit les dinosaures > Dieu crée l'Homme > L'Homme détruit Dieu > L'homme crée les dinosaures .


Si bien que lorsque le plus grand prédateur de tous les temps sort un nouveau maxi sur Institubes, CPT se devait d'être sur le coup. Et quel coup.
Flippez vos races devant le tube de 3000% Yes qui sort la semaine prochaine, et qui, malgré une cover qui est ce qu'il se fait de mieux en "je voudrais vraiment vous comprendre vous les bordelais", est une effroyable BOMBE.


B O M B E




Fragments de l'univers + Robert Armanus x Montée impitoyable ± Voix disséquées qui crient "Come on" ÷ {Rate à sonnette + Siphon chic} =


B O M B E

Tuesday, March 04, 2008

WRCP: émission spéciale Swizz Beatz


Swizz Beatz était le producteur emblématique du crew Ruff Ryders, essentiellement actif de 1998 à 2005 ; il a connu à nouveau ce genre de succès en produisant le diptyque I’m a Hustla de Cassidy/Bring’em Out de T.I et Check on it de Beyoncé; enfin en 2007, il a choisi d’être l’homme de l’année.

Autant le dire tout de suite, One Man Band Man, le premier vrai album solo de Swizz Beatz est l’un des albums les plus cool sortis l’an passé. Le mélange de frustration et de mégalomanie qui pousse de plus en plus les producteurs à prendre le micro ne s’est pas traduit par une collection de featurings hétéroclites et de caprices douteux, il s’agit d’un vrai album où la présence de Swizzy paraît toute naturelle. Il réserve le malaise pour ses pochettes et ses toiles.
Les meilleurs exemples de la réussite de One Man Band Man sont ses singles, Money in the Bank et surtout It’s me Bitches: deux productions dans le plus pur style Swizz Beatz (rythmes singuliers, sirènes, sifflets, cris, changement de beat), des gimmicks simplistes qui marchent et un niveau de fun très élevé qu’on doit à la personnalité attachante de Swizzy.

En effet, il montre des prédispositions insoupçonnées pour un style egotrip sincère et drôle. Ce n’est finalement pas si courant, à tel point qu’après avoir entendu son couplet sur So Krispy remix et son freestyle sur Big Spender je suis venu à me dire qu’il était le rappeur du moment à New York. Peu importe que ce ne soit pas le cas, le simple fait de l’envisager montre à quel point il est parvenu à s’affirmer en tant qu’artiste solo, en tant que rappeur.

Conséquence directe, il ne se gêne plus pour apparaître sur des titres qu’il ne produit pas. C’est d’un intérêt très limité mais fort heureusement il reste omniprésent à la production. Il est derrière plusieurs singles notables de 2007: My Drink N My 2 Step de Cassidy, Tambourine de Eve, Blow My Mind de Styles P, My Hood is Greezy de Peedi Crakk, Set it Off de Nore. De là à le considérer comme le Messie de la côte Est il n’y a qu’un pas, en tout cas il y a fort à parier qu’il va continuer à aider les rappeurs middleground à sortir des singles valables.


Swizzy et son style de production inimitable méritaient donc largement une collaboration de corporate bloggin avec l’institution qu’est WRCP, un créneau de mixes et d’émissions spéciales dirigé par Etienne Menu pour Radio Campus Paris. Naturellement, l’émission est aussi sur le blog WRCP. On s’attarde sur la période 1998 – 2005 puis sur les meilleurs morceaux de cette année, indispensable pour tous ceux qui ne maîtrisent pas le Swizz Beatz 101.


SHOWTIME!

Sunday, March 02, 2008

Bonne Pioche

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Des Mixtapes, il en paraît 20 nouvelles chaque jour sur l’internet. Impossible de toutes les écouter, alors on se laisse aller. On en choisit quelques unes au nom déconneur, on cible quelques grands noms, et la mention « exclusif » devient le Graal des bloggeurs fatigués par ces DJ qui se laissent porter par le vent comme des cerfs volants.
Dj White Owl fait partie de ces hustlers à qui quelques rappeurs en vogue confient des affaires officielles, du matériel de première main. Alors on télécharge et on écoute.
La galette concernée par ce petit post du dimanche est d’actualité, sobrement intitulée YOUNG MONEY EMPIRE VOL.1. Elle mêle habilement les dernières livraisons de deux de nos MC favoris : les républicains noirs Juelz Santana et Lil Wayne.
Plus personne n’attend la sortie officielle de leur projet commun, alors on se contentera de ce genre de truc.
Une mixtape d’actualité je disais, bé oué, elle sera surement en vente en CD-R pour 10€ sur une table à l’entrée du Bataclan vendredi 7 mars, alors que Lil Wayne miaulera sur scène, torse nu, assis sur un tabouret, s’accompagnant d’une guitare électro-acoustique et d’un verre de sizzurp NO HOMO.

ET LA JE DIS MEFIONS NOUS ! Hé oui méfions nous car la probabilité d’avoir un « Lil doudou Wayne » en face de nous sera forte aux vues des soucis de justice récents du vrai Weezy.

Revenons-en à la musique. Qu’y a-t-il à dire sur cette mixtape ? Les exclus sont elles bonnes ? Weezy utilise-t-il une nouvelle fois l’auto-tune à des fins crapuleuses ? Et Juelz dans tout ça ?

Tout d’abord, il ne faut pas chercher ici un hit ou un single exclusif. Il y a bien le you aint got nuthin on me déjà évoqué sur Corporate Bloggin, mais le fond de l’affaire est ailleurs. La tape fourmille de petits extraits inédits de longs morceaux étranges où Weezy se contente de fredonner tandis qu’une chanteuse de r n’b, peu importe son nom, chante à la gloire d’une notion abstraite. Il s’agit de donner l’orientation, les nouvelles pistes explorées par Lil Wayne. L’une d’entre elles me plait plus particulièrement alors je vous la donne, là, en mp3 de mauvaise qualité.
Un beat envoûtant, une chanteuse que l’on devine excitée et la panoplie des flows de bon goût habituel pour un Lil Wayne en bonne forme.
Un morceau intéressant...



Et Juju alors ?
Hé bien bonne nouvelle, Juelz est toujours là. Et pour celles et ceux qui, comme moi, n’avaient rien écouté de lui depuis moult, c’est ici l’occasion de se rattraper avec de nombreux Freestyles de qualité. On y remarquera une légère évolution de son timbre de voix à peine plus aiguë. Les mauvais esprits y verrons l’influence de Weezy, moi je ne sais pas, j’aime bien et je vous donne un extrait : un truc totalement Dipset, un beat ambiance déconne et sifflotin, ça parle de fille et d’entretien.

Morceau choisi… attention magie !

“I keep’em so pretty hair nail toes pretty. Victorias Secret,La Perla, Hello Kitty.”

On notera par ailleurs un petit refrain auto-tuné très « du moment ».

Saturday, March 01, 2008

Le bon wagon


Il faut admettre qu’une intro de 3 minutes, c’est osé, à l’heure où les kidz assoiffés de guitares saturées et de bangin’ techno veulent que ça pète dès la première mesure. Mathew Jonson il en a rien à foutre de tout ça. Il fait des morceaux de 10 minutes, il les fait bien et en plus il cultive le goût des pochettes chelou pas du tout dessinées par SO-ME.

On était resté ébloui par l’incroyable Stop, dans un style où l’on ne l’attendait pas, ce Symphony est en quelque sorte, une upgrade du Zombie Bikers. Techno épique à l’atmosphère envoutante, cette nouvelle pièce de canadien est particulièrement bien construite et devrait toucher un public relativement large.
Le maxi va sortir chez Wagon Repair, qui offre, avec Traum, sans aucun doute la meilleur techno actuellement.



Nightguy est inconnu de toute part, ce qui confirme bien le fait que Kompakt enrôle des nouveaux gars bien sympatop pour accompagner les pionniers du label.

Son Pretty Face est un petit bijou de techno tendre extatique. Le track ne s’emballe jamais, il reste constant sans succomber aux sirènes de la techno pin-pon. Enfin si, il y a une montée, sorte d’éclair au milieu du ciel bleu, qui permet de répartir paisiblement sur une bassounette relaaaaaxe.

Avec cet aspect lévitation permanente , je rangerai le track entre du Extrawelt et du The Field (en moins baléarique).

Tuesday, February 26, 2008

And we return like Jesus when the whole world need us

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Revenir dans un style “ha mais t’étais où” n’est pas chose aisée. Beaucoup ont essayé, cela sans succès. Dans le rap comme dans le catch, on ne compte plus les exemples de retours foirés, d’attentes non récompensées, de cœurs brisés.

CATCH ET RAP, TU TE SOUVIENS ? C’est le dernier épisode genre JJ Abrams aux manettes.

LA PROPHETIE

On commence par un flash back. Rappelle-toi ce passage du premier épisode, cette phrase avec les mots white trash, Eminem et John Cena dedans. Hé bien alors que des rumeurs annonçaient le retour du Slim Shady pour une campagne de produits amincissants, c’est en fait sur les rings de la WWE que le double M devrait renaitre.

C'ETAIT ECRIT.

CHERCHER LA FEMME

Une intrigue bien ficelée repose souvent sur une gonzesse. Pas d’exception avec notre affaire. L’une des clefs d’un rapprochement entre catch et rap se situe quelque part entre les cuisses d’une femme.

Avec l’avènement des mouvances Gangsta dans le rap, une race de filles très nues, très gâtées par dame nature, dotée de bassins hyper souples avec mécanisme de balancier sur roulement à bille inoxydable, a fait son apparition dans les clips vidéo et sur les pochettes de disque. Plaisir des yeux, rêve télévisé.

D’un monde à l’autre les choses se croisent et c’est sans attendre que les bookers des fédérations de catch ont emboité le pas de nos mc préférés participant ainsi à la croissance des ventes de bikinis XXS.

On ne compte dès lors plus les catcheurs accompagnés de bimbos scintillantes mettant en avant leurs atouts rebondis avec la plus grande des souplesse.

Rapidement et face au succès de ces belles plantes, on décide d’en donner plus aux spectateurs, non pas plus de gougouttes ou de gougouttes nues, mais plutôt plus de gougouttes en action. Jolie progression pour ces potiches maintenant devenues catcheuses. Des lutteuses auxquelles on donne rapidement un nom au sein (hi hi !) de la WWE, les Divas... comme par hasard.

T’as capté le cheminement ?

Bimbo+catch= divas
Bimbo+rap=divas

Les mathématiques ne mentent pas.

PREUVES A L’APPUIS

1/Timbaland invite les divas de la WWE pour tourner son clip avec The Hives c'est moche on s'en fou c'est pour dire que j'ai raison.

2/A peine mieux,Brooke Hogan, fille du Hulkster, légende des rings et roi de la descente de coudre, en feat avec le champion des gens Paul Wall. Encore un clip

Générique


Cam'ron/ Get em daddy remix

I`m Hulk Hogan, Randy Savage, Bob Backlund Paul Akin, ha ha, who they think they carjackin

Juelz Santana/ S.A.N.T.A.N.A.

Okay, I’m reloaded, okay the heats loaded, okay now we rolling okay (yeah)
My .44 peace talking, sound o-so-sweet talking
Do more-more street talking, than Stone Cold Steve Austin
And I bang it well, slang it well, shave it well
Hell, you looking at the preview of “The Matrix 12"

Clipse ft. The Re-Up Gang/ Ain't Cha

My dream team wrestle for cheese like Eric Bischoff

Charly Greane/ Passe la Heineken

Des fois jgonfle les pecs, jme la pète comme un catcheur, mais j'ai planqué l'amour derrière un cache-coeur

Saint Lunatics/okay

And we rollin Henry Holdin Blunt Rollin Money Foldin, Been in more ring than Hulk Hogan

Juicy J /Put Cha Dick In Her Mouth

Whoop they ass like jerry lawler

Busta Rhymes/Simon Sez remix

Back wit a hacksaw like Jim Duggin, I been thuggin

Method Man/Shaolin What

I'm the bastard the total package like Lex Luger
Pull a sting like a yellow jacket makin manuevers

Gravediggaz/ Rest In The East

WWF here comes the Smackdown!

Red & Mef/ Blackout

But Stone Cold like Steve Austin
If you smell what Tical cookin

FIN


Vas y passe moi la Heineken



Connexion Bordeaux–Les Ulis entre Charly Greane et Grödash. Savoir correctement étancher sa soif c’est primordial et on ne peut pas contester le choix d’une bonne bière bien fraîche. D’ailleurs, quelque chose me dit que ce Passe la Heineken parlera à plus d’une personne. Un duo de rappeurs du genre à arracher les capsules avec les dents, il n'en faut pas plus pour faire trembler les packs de six. On croirait entendre Crime Mob faire du hard rock mais c’est plus simplement la production de James Heartbreaker qui tape dans le mille.


Ce morceau est extrait de la net tape Homework, un petit paquet de bons tracks qui sera balancé lundi prochain sur charlygreane.com. L'album de Charly Greane sortira cette année chez Disque Primeur.

Le cousin Grödash sort son album le 11 mars, il s’appellera « La vie de rêve ».

Saturday, February 23, 2008

(L) (L) (L)

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Coupain Willy a lancé le bal french touch 1.0 avec 2 tracks des Altered Beast. A mon tour de farfouiller et de sortir de derrière les fagots un morceau de Klubfilter. Comme me fait justement remarquer Kloky One, « Klubfilter : c’est klub, et c’est filter ». Je rajouterai que Klubfilter, c’est plein de bon sentiments affectueux.

Auteur d’une petite dizaine de maxis sur Royal Flush début 2000, Gil Chabbert (on saisit mieux l’intéret de choisir un nom de scène racoleur) n’a pas connu le même succès que ses compagnons de label (Clamaran, Richard Grey) mais nous gratifie de quelques perlouses disco house filtrées dont la France a fièrement porté l'étendard. Parmi celles-ci, Some Love est sans conteste la plus réussie.


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Il y a ce truc qui passe sur FG depuis un certain temps. Un remix d’un certain Fonzerelli pour Dave Armstrong, dont le track Love is Gone reprend Strokin’ de Dynasty (vivi comme DJ Mehdi). L’original d’Armstrong s’est vu affubler d’un vocal tip top d’une certaine H-Boogie, dont l’ambition est, je devine, de devenir la nouvelle Gabrielle. La version de Fonzerelli est un modèle du genre, dans un style torrent d’amour / cascade de tendresse. De la basse aux différents synthés qui s’accordent avec une incroyable clarté, tout s’enchaine à la perfection pour ce gros tube dance.

En fouillant un peu la discographie d’Aaron McClelland sous son pseudo à consonnance macaroni, je suis tombé sur un remix pour My life de Chanel, déjà bien siphonné par Seamus Haji. Et comme je suis quelqu’un dont la sympathie n’a aucune limite, je vous le file sous le manteau .

Friday, February 22, 2008

Du Bon Rip Français

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Intitulé sobrement "Le Mouve", ce reportage de 45 minutes a dû être retrouvé dans un de ces vide-greniers de campagne sur une k7 vidéo de Qui Veut La Peau De Roger Rabbit? où un astucieux bout de scotch avait été utilisé pour permettre l'enregistrement. Technique crapuleuse certes, notamment lorsque ladite k7 appartenait à son petit frère.
En 1991, Fabe n'était encore "que" graffeur, Joey Starr déjà complètement à la ramasse, Jack Lang ministre de la culture, l'anthropologue parle de tribalisme, le papa d'Akhenaton a l'air très gentil et Democrat D sont en mode pop les gunz. Qu'est-ce que vous voulez de plus pour passer un agréable moment de nostalgie?
Des imitations de Tony Montana par Malek Sultan? J'en ai.
Et n'hésitez pas à passer sur page d'Audiomicid pour d'autres rips de k7 vidéo.




Si les Democrat D étaient les Public Enemy français en 1991, 17 ans plus tard le représentant d'Aulnay Sous Bois pourrait prétendre à ce titre avec un peu plus de légitimité.
Faire référence à Caïn et Abel pour nommer son prochain album (Suis-Je Le Gardien De Mon Frère), Sefyu peut se le permettre. Le journaliste rap français ne manquera pas d'évoquer le parallèle avec l'ancien testament, le dialogue de Caïn avec Dieu, cette belle parabole sur la vie et conséquemment sur la mission de Molotova. le journaliste, on le laissera faire, chez korporate on se contentera d'espérer que Yousef a gardé ce qu'il avait de Flavor Flav en lui, c'est à dire ce petit don de la déconne et du brouillage de piste qui pousse à penser que tout n'est pas si évident dans l'analyse du titre de l'album.
Le Pays du Zehef contient suffisamment de crr crr qui vont avec pour apporter un élément de réponse, Aulnay Sous toujours là:

Sefyu - Le Pays Du Zehef

Encore un autre rip bien cradingue, le nouveau Mala, le formidable Mala. Avec tout ce qu'il faut d'aigu et de viril dans la voix, Mala était le rappeur français à se faire autotuner pour donner un résultat imparable comme sont déjà toutes les combinaisons du département des Hauts De Seine avec Animals Sons. Et là putain de merde, Tallac Records donnez nous rapidement un album, une mixtape, un maxi de Mala, autre chose qu'un bootleg de fans qui tourne depuis 12 mois avec une pochette qui ressemble au logo de monoprix.

Wednesday, February 20, 2008

This ain't a movie but I shot fo-brothers

i am legend

Nouvelle catastrophe sanitaire! Toute une jeunesse américaine a poussé sous hydroponique. On se retrouve avec un rapper mutant, au swagger radioactif et aux rimes protéinées : Young Dro.
Pas étonnant donc que sa dernière mixtape soit astucieusement nommée ‘’I AM LEGEND’’. En référence au dernier gros blockbuster en date, mais aussi une suite logique avec ses tapes ‘’Futures Legends’’ et son album certifié platine ‘’Best thang smoking’’.
Son boss, T.I. est rentré dans le triste cercle des rappers disparus, ceux qui ont super réussi, et qui du coup deviennent super relous. Le dépassant à tous les niveaux, Young Dro s’est permis certaines folies stylistiques. Comme cet ensemble saumon, ces chaussettes trop hautes ou ce pendentif bien déconneur ^^



Pour le Hit de cette tape, Dro prend le train en marche avec des nappes trancey et un beat electro produit par deux gugus encore inconnus (Nard & B). Le refrain est évidemment chanté. Sa voix légèrement rocailleuse et son sens très ‘’personnel’’ de la mélodie l’envoient dans un truc magnifique mais à contre emploi total. Pour le rap, essayez de capter les onomatopées du deuxième couplet. Ca donne des Tambourine Tchikytchikytchik, ou du Trampoline Booooooiiing. Rien d’étonnant pour le mec qui a inventé le gimmick vocal de l’élastique. Booing Yoooing Yooiing Yooooiing




‘‘Chevy paint tropical oouuwimoeweh ouuwimoeweh / got em callin FEMA cause the chopper on Katrina spray’’
I dont give a hot damn where you from if you can't appreciate this n1gga lyricism then you a lame. Stay in the burbs, go listen to talib kweli and burn a inscence.’’ posted by Grams



Laissons parler ses fans jusqu’au bout. Young Dro a organisé un concours pour customiser son smiley. Voici une galerie des plus fameux ^^.


smiley face

Tuesday, February 19, 2008

Coy fish, octopus, oysters

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La dream team, c’est un peu ce que m’évoque le casting de ce morceau. Juelz et Weezy, potentiellement le meilleur duo du rap actuellement (encore faudrait-il sortir cet album commun pour l'officialiser), présents sur un morceau du plus suave des rappeurs New Yorkais, Fabolous. Ils sont tous les trois affûtés comme les Américains avant Barcelona 92.

Pour l’occasion, Lil’Wayne reprend son effet autotune baveux qui le fait cracher des bleeps à chaque syllabe, une utilisation bien personnelle que j’applaudis.
FAB fait brillamment rimer pasta avec lasagna.
Mais c’est Juelz qui a la phrase la plus incroyable au final avec I’m a shark, you’re just COY FISH, OCTOPUS, OYSTERS.
On est bons.


On retrouve les Black Republicans sur un single de 2 Pistols (un véritable clone de Plies au passage) et T-Pain, She Got It, qu’on a déjà depuis un bout de temps mais qui a justement mis un bout de temps avant de marcher. Ce All Star remix arrive à point nommé.

Party with CPT and Bullshit

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Je m'étais promis de ne pas "axer" mon post sur notre toute première sortie en groupe sans moniteur comme des grands, et pourtant, nous-y voilà.

On fera vite et sans bavures: vos bien-aimés de chez CPT, j'ai nommé Frelon, Voltask, moi-même Kloker Uno et surtout

surtout

SURTOUT l'ultra demandé, le très (trop) peu vu, le superbe Telefuss seront de la party pour jouer à l'apéro Vice, organisé vous l'avez deviné par nos amis de chez Vice France et par une marque de vêtements qui m'est inconnue et qui a l'air sacrément déconneuse.

Et en plus, sachez que vous allez avoir largement assez de temps pour ne pas nous louper les enfants; on joue tout simplement 6 heures d'affilée 8. ) de 18h à Minuit à l'Autobus dans un style marathon en Ethiopie avec que des morceaux que l'on a posté ici ou/et que l'on aime par dessus tout. Radinez vous les parigots.

****Bonus Music****


Une version live et allongée du déja classique "Circuit" du nouveau venu trètrétré italiano, misterioso d'Institubos, David Rubato, qui sera présente sur le "Circuit EP". Mucho Bueno.

Saturday, February 16, 2008

Une message de paix

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Pour votre week-end, je vous propose une belle histoire de pillage sonore, où comment la musique est un éternel recommencement.

Ce Ce Rogers - Someday

L'histoire débute en 1987, dans une ville qui est au centre de nos attentions une fois sur deux sur ce blog, la ghetto-sexual city : Chicago. C'est dans cette petite bourgade du nord des Etats-Unis que grandit le petit Marshall Jefferson, surnommé "best house producer ever" dans les cours de récré. M.J. avait pour caractéristique tout à fait honorable de collectionner les tubes de façon insolante, tout comme un sportif aux mêmes initiales collectionnera les bagues NBA, quelques années plus tard, dans la même ville.

Parmi tout ses hits dont je n'ose évoquer les titres, Someday n’est pas le plus cité, pour la simple et bonne raison qu'il n'y figure le nom de notre héros qu'en petits caractères, en dessous de l'interprète alors inconnu: Ce Ce Rogers. La fusion de ces deux génies dépasse toutes nos éspérances. Tandis que Ce Ce vient prêcher la bonne parole, le godfather démontre toute son aisance au piano. Le résultat provoque un sentiment d'exaltation rarement atteint.

Quelques années plus tard, début 90, les méthodes de sampling s’étant démocratisées voire imposées comme un exercice à part entière, il est tout à fait logique de retrouver Someday découpé un peu partout.


Ca peut paraitre dingo aujourd’hui, mais ce track signé deux londoniens, est un des plus gros succès DANCE au sens global du terme en 1992 (XL RECORDING - Prodigy), voire même du début des années 90 tout court. Il faut bien reconnaitre qu’avec le temps, les drums jungle super dégueux ne se sont pas bonifiées. Mais la ligne de piano du Someday est un pass direct pour les sommets des charts UK (piano house = hit atoulécou!). Et comme ils ont vraiment décidé de se faire remarquer, les ptits gars de Liquid doublent le sweet harmony, pour satisfaire tous les jeunes freaks ivres de bonheur au levé de soleil. Le tout, dans une douce harmonie bien entendu.

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On continue de parler musique qui se danse torse-nu, sifflet à la bouche, sur des bus ou sur tout autre mirador de fortune , et toujours en kiffant le son, non sans un certain style .

Quelque mois après la claque oldskool breakbeat Bass Shake, Micky Finn et sa fine équipe Secousses Urbaines font un pas décisif dans ce qui sera plus communément appelé Jungle et dont ils seront parmi les pionniers. On en est pas encore là avec Some Justice, grâce à ce refrain "we live as one family" et quelques pads bien débilos, mais vous noterez que le tempo s'est bien accéléré.

Depuis, on ne compte plus les reprises plus ou moins réussies. Signalons la version progressive house de Sweet Harmony par Adam Sheridan et celle baltimore de Kazey.

Friday, February 15, 2008

Rap2k Flash Info

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!!ALERTE!! Sinik en panique à la méthode cauet (7 min 50) !!ALERTE!!

----> des que cauet dit booba on entend un gros bip du capteur ptdr il s'est chié dessus lol
----> et pourquoi les rebeu et négre suce booba et pas sinik , du fait qu il joue du djembé ?
réagissez à ce débat dans la section commentaires

Communiqué du cabinet Jean Jaurès à Créteil:
La rappeuse diam's est enceinte de 6 mois du rappeur sinik elle devrait accouché en mai a annoncé son gynécologue francois lagache du cabinet jean jaures a creteil.
---->Un melange Diam's Sinik??je me demande qu'est ce ca va Donne
---->moi je dirais qu'elle est enceinte depuis quelque années

NEWS RAP FR
9 ans après leur premier album "Héritiers de la rue", Mo'vez Lang ( LIM - Cens Nino - Boulox Force ) reviennent avec un second album produit par Tous Illicites.
Sortie Printemps 2008.


bulletin dernière minute :
lim et larsen se serait embrouillé sous fond de tune . lim n'aurait pas versé la tune kil devé a larsen a propos de drogue celui ci a meme menacé larsen avec un calibre c pour ca que larsen ne la pas invité sur son projet du seum bien vicere enfin bref c un pote du 93 ki connait larsen c une info serieuse.
----> avez vous deja vu LIM dans un etat sein et normal dans une video?
----> et alors je vois pas se que ca fait qu'il soi faya h-24...nike tout les rageux
réagissez à ce débat dans la section commentaires


Wednesday, February 13, 2008

Citronade Mécanique

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‘’Je souhaite la bienvenue aux mini-jupes de Février’’ rappait Aelpéacha dans son pamphlet pour le réchauffement de la planète. On peut d’ores et déjà le remercier avec toute notre gratitude tellement le message a fait son effet (de serre balise image).
Le printemps est déjà parmi nous, et le Cipiti crew a prit ses plus belles chemises à fleurs pour partir en springbreak, avec son premier article sur la Bass Music. Destination MIAMI les loulous!

Dans le post précèdent Papa Kev nous gratifiait d’une magnifique vidéo des 504 Boyz, dont la bêtise fut rarement égalée dans un clip de rap.
Je souhaiterais pour ma part, régresser encore plus, pour arriver en dessous de la ceinture, et par la même dépasser le seuil fatidique des 70 points de QI. Avec ce clip des 69 Boyz.



Kitty Kitty, un univers fantastique où tu ferais le tour des states pour retrouver ta zoulette transformée en petit minou, où ta caisse changerait de couleurs sur l’autoroute, et où ta pool party n’aurait rien à envier à celles de Biggie. Tout ça dans une débauche de moyens et d’effets spéciaux, comme la technique du morphing ou ces somptueux costumes de cowboy.

Cependant, l’histoire retiendra de Jayski McGowan et C.C. Lemonhead, deux autres tubes. Bien plus débiles encore, comme une sorte de Charlie Brown avec une face de citron.



1994, on inventait déjà des danses ridicules pour vendre des disques. Nous sommes en plein dans la ‘’3eme vague’’ de la booty music. Montre moi ton roulement de tootsee !


1996, L’arrière train sifflera trois fois. Le groupe a changé de nom pour accueillir une minette (un troisieme groupe verra le jour: Bass Mechanics). On commence à vraiment s’éloigner des heures de gloires de l’electro rap, mais le CHOO CHOO marche encore à donf en camping, dans les boom, et dans les morceaux d’R-Kelly.

Monday, February 11, 2008

Grandir, sans père c'est dur

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Papa, on fait quoi là?

Avec cette tendance qui raggatise à tout va dans le rap on en vient à oublier qui sont les papas de ce mouvement, qui sont les mecs trop ruffneck qui chantonnent le vert jaune rouge sur les cédés de l'oncle Barack.

c'est évident:

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PAPA REU

Et si vous vous demandez pa-par où commencer, laissez-nous vous guider.

Reu'd Boy a toujours donné dans les refrains ragga/reggae et s'est incrusté sur tout ce qu'il y avait de plus clinquant dans le sud, on aime d'autant plus qu'il a donné sur des parties bien loufoques comme ce 504 Boyz où les sièges Gucci et les grosses jantes alus montrent le chemin à Papa balise image.



Et le ton volontairement désinvolte de ce post ne m'empêchera pas de parler des affiliations de Papa Rue dans des styles plus militaires avec KB & Lil Flea, car même si on respecte à fond on n'oublie pas que Pharoah a eu la berlu sous PiCiPi et qu'il y a une punchline avec André Agassi dans ce même album. Tout ça pour vous dire que Poppy a ramené sa fraise directement de Trinidad & Tobago pour se faire une place au chaud près des légendes du rap sudiste. En étant par définition la symbiose parfaite entre harmonie et virilité, le raggamuffin s'est vite imposé dans la panoplie du refrain gangsta-rap comme une voix de bonhomme obèse screwed à Houston ou une bonne vieille talk box à Los Angeles. Ici on frôle la crise cardiaque avec un morceau menaçant où Reu joue parfaitement le rôle du rasta qui beugle comme un abruti sur du 8ball & MJG hyper lourd.

8ball and MJG ft Papa Reu - Lick 'Em Up Shot

On conclue reelax avec ce magnifique morceau de Z-Ro. C'est marrant comme la présence de Popz est quasi-inutile tant Z-Ro est grandiose ici, quasi-inutile ouai sauf qu'en France on aurait eu Jango Jack à la place.

Z-Ro ft Papa Reu - Looking Good

Sunday, February 10, 2008

CRASH ALERT BREAKING NEWS 96K

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Un speaker honnête et hystérique, des coups de klaxons comme dans une soirée Danchehall où l'on peut boire du Passoã et une qualité sonore relativement merdique, vous l'aurez reconnue, c'est l'exclusivité CPT de la semaine.

C'est quand on reçoit des mails tels que celui-ci de la part du bien connu "Dévorant", légende underground que je me permets de BIG-UP, que l'on se doit de poster ce genre de radio-rip bien dégueu qui réussira tout de même à vous convaincre.

Ferragus dit "Le dévorant" to me
show details Feb 9 (13 hours ago)

parlez du nouveau pryda
c'est tellement sublime ce truc...


Et le couperet tombe comme une évidence: c'est tellement sublime ce truc.




C'est bien peu dire que le #Pryda 011 dont ce morceau sera la face A, est sévere. Les mafieux déconneurs du Grand-Nord sortent 10 000 tubes à la semaine et leur Don Corleone blond rajoute un morceau monumental à son palmarès avec le manque d'humilité qu'on lui connaît.

Alors que deux mois auparavant, on vous parlait de sa tentative réussie en des terres plus légères que ses siphonnades habituelles, le revoilà pépax avec sa grosse cavalerie pour un morceau ultrahéroïcoésotérique avec un nom débile.

"Pjanoo" ou l'esquisse d'un mauvais film de science-fiction dans lequel Val Kilmer devrait poursuivre des robots envahisseurs mais seulement sur une moto, au milieu d'un décor post-apocalyptique fait de cuir et ciels violets. 100% claviers menaçants et filtres évoquant les sentiments les plus braves de l'esprit humain. Et c'est tellement sublime ce truc.

Thursday, February 07, 2008

London's Finest


En tant que jeune nerd au grade confirmé, je suis les tendances avec assiduité. C'est donc tout logiquement que je me suis mis à la Bassline. La Bassline c'est cette mouvance à Londres, bâtie sur les cendres encore chaudes du Grime et du UK Garage, qui consiste à faire chanter des nanas, sur des beats lourds typiquement londoniens. Entendez par là, des beats 4x4 avec des basses brèves en forme de bulles, lesquelles changent brutalement de tonalité, passant des graves aux aigus entre chaque mesure. Bon je pense que vous voyez ce que je veux dire.

Pour des raisons de budgets, ou disons stylistiques, il arrive que la chanteuse laisse place à des gimicks sur-pitchés, ce qui nous plait à fond. Toujours est-il que la bassline a déjà ses gloires, DJ Q (l'autre), T2, et donc D'explicit, qui a notamment pour fait d’armes la production du Pow! de Lethal Bizzle. Le jeune voyou a également lancé son propre label DXP pour faire joujou pépère sans pression.

Il est donc tout à fait logique que Curses, qui s’est essayé à la bassline avec What I Need, fasse appel à un expert en la matière pour ce maxi de remix.
L’original était confu mais présentait les prémices d’un tube en puissance. D’explicit en extrait le précieux vocal pitché et le cale sur son beat survitaminé. Le tour est joué. Ce truc est relativement uptempo, idéal pour enchainer avec du grime, ou le genre de saloperies que vous trouverez juste en dessous.


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Une des influence encrée dans la culture club anglaise et qui se doit d'être mentionner est le Uk Hardcore, ou Oldskool Breakbeat, ou Rave Anthem au début des années 90. La preuve en est avec la reprise du Bounce like a mule par les Klaxons. C’est évidement le cas avec la scène bassline et l’utilisation de ces vocaux pitchés à profusion.

Manix peut se venter de faire partie de la famille KMS. A l’époque, la structure de Detroit n’a pas pu s’empécher d’enroler quelques valeurs sures du UK Hardcore. Même le patron Kevin Saunderson s’y est mis, avec le projet Tronik House. Il peut également (plus ou moins) se targuer d’être un des fondateur de 4 Hero, groupe majeur de la scène Jungle (et bien plus) dans les années 90.

Eclairons ses deux meilleurs tracks. Le summum du Uk Hardcore.

Feel real good (KMS 38, 1992) est pour ma part mon petit préféré dans le genre « avalanche de piano massif », rythmique jungle incisive parfaitement calibrée, et surtout cette petite voix qui nous incite à nous mettre bien, vraiment bien. Bref, typiquement le genre de morceau qui donne envie de pencher la tête pour décocher un sourire.


Oblivion (1992) fait également dans la good vibe, la fraternité entre les peuples, et l’amour entre deux êtres du sexe opposé. I just like to walk with my head in the clouds insiste-t-elle. La principale upgrade par rapport au Feel real good c’est la présence de passages HOOVER entre les séances de piano, qui confèrent une certaine bi-polarité au morceau tout à fait intéressante. Je suis pas peu fier de cette dernier phrase. OLDSKOOL CLASSIC.

Wednesday, February 06, 2008

Instant platinum

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Ici on ne se gêne pas pour parler de gens méconnus, qu’ils soient des producteurs de dance music qui n’ont plus rien sorti depuis dix ans ou des rappeurs teenagers qui font des pieds et des mains pour être signés en major. Ce post va changer un peu tout ça puisque ses protagonistes ont assez vendu pour se refaire leur salle de bain toute en disques de platine.


Un nouvel album d’Usher c’est toujours des tubes à la clé et avec ce morceau qui est à bien des égards le My Love d’Usher, on en tient déjà un gros. Polow da Don, un producteur très talentueux mais, en l’occurrence, encore méconnu (allez ses trois meilleures prod comme ça sans réfléchir : Throw Some D’s de Rich Boy, Glamorous de Fergie et Promise de Ciara) est l’auteur de cette merveilleuse production. Les textures qu’il utilise sont toujours hyper belles et la finesse inhabituelle des nappes trancey de ce morceau est là pour le confirmer. Le refrain est tout bonnement fabuleux, la mise en scène du Usher à la fois très pressé et romantique réussie, on n’attend plus que les pas de danses. Young Jeezy, visiblement ému, obtient sa première grosse exposition sur un morceau r’n’b si je ne dis pas de conneries. Selon les critères CPT, ce serait un premier single parfait.


Les synthés font partie de ce qui a pu me plaire dans l’album de Kanye West et ça tombe bien puisqu’ils sont utilisés à outrance sur Flashing Lights. Kanye a eu la bonne idée d’inviter le seul mec de Chicago plus connu que lui pour faire le remix. Et comme d’habitude sur les remixes, R. Kelly est au top. Le Kellz rappeur ne s’est jamais autant exprimé qu’en 2007 et ça n’est pas parti pour s’arrêter. Ne pas manquer la petite mise au point sur sa consommation de drogue.

Tuesday, February 05, 2008

I left France and THE CITY OF CHAMPAGNE



Les deux précédents volumes de We Got It 4 Cheap sont certainement parmi les meilleures mixtapes de rappeurs que j’aie pu entendre. Tous les freestyles étaient de bon goût et l’impossibilité pour les Clipse de sortir leur album les poussait à inclure tout un tas d’inédits plus fous les uns que les autres, annonçant la réussite que sera Hell Hath No Fury (et en particulier les beats tout à fait hors normes que Pharrell Williams imagine pour ce groupe).

Heureusement pour eux, ils ont désormais plus de visibilité niveau sorties (premier album du Re-Up Gang et nouveau Clipse), il n’y a donc aucune raison de blinder ce troisième volume avec des singles potentiels. The Spirit Of Competition est juste un gros re-up pour que The Clipse et leurs acolytes puissent développer leur style de dealers de crack du futur sur des faces B très bien choisies (entendez classiques mais pas grillées).


Les quatre grinders de Virginie sont super à l’aise sur le morceau d’intro (beat du Hustle de B.G./Young Jeezy). Pusha T prend le temps d’envoyer de bonnes vieilles piques en direction du « couple » Baby-Lil’Wayne: don’t make me turn daddy’s little girl to an orphan, that would mean I'd have to kill Baby like abortion. On est content d’avoir droit à ces bonnes disslines, même si on sait qu'actuellement personne ne peut contester la suprématie de Lil’Wayne chez les jeunes, Malice l’avouait lui-même dans cette interview récente: I think Lil Wayne gets more burn than the Clipse in my house. [Laughs.] I can be honest about that.


Puis quand Malice, Pusha T, Sandman et Ab-Liva s’attaquent à Scenario 2000 des Ruff Ryders, il faut sortir les gants de boxe. Les deux frères ont un truc dans la voix que les autres n’ont pas, mais bon, le contraste rend leurs passages encore plus percutants.


UPDATE: allez ici pour télécharger l'intégralité de la mixtape hostée par l'inégalable DJ Drama.

Monday, February 04, 2008

Frères De Sang



Il y a au moins deux bonnes raisons de se réjouir de la sortie du Southcide 13:


- Un hiatus qui aura duré sept années, avec quatre printemps de programmage-déprogrammage-reprogrammage d'un lancement d'album, à ce niveau là ce n'est plus de la patience, c'est de l'acharnement, un chemin de croix. Et dans le rap, lutter c'est plutôt bon signe.

- La présence d'Aelpéacha en tant que producteur, non non non, la présence d'Aelpéacha en tant que producteur E-X-C-L-U-S-I-F messieurs dames.

OGK et BG Lolo, vrais frères, donnent ça pour un rap bien français qui pue la chronic, plus qu'un hommage à leurs influences musicales, le récit d'un mode de vie version Gangsters Originels où la chasse aux skins n'avait rien à envier aux drive-by du samedi soir.




Aelpéacha, qui non content d'avoir le meilleur album de rap français de 2007 sous la ceinture, se permet de rendre indispensable chaque projet sur lequel il est présent. Le boulot sur Du Berceau A La Tombe diffère toutefois des dernières productions d'Alpha sur 50/50 ou Val De Marne Rider notamment, ce qui est d'ailleurs tout à son avantage puisqu'il arrive à tailler du sur mesure pour le Southcide, des instrus qui collent à la peau du duo parisien, un son fumeux qui sort des olympiades, les tours du 13 sont bien plus balèses que celles de Watts, second extrait:


A en voir le buzz sur internet, il ne serait pas étonnant qu' OG Kim et BG Lolo nous refassent une de ces chinoiseries dont seul le Trece est capable, je vous renvoie au succès mystique de Cosa Nostra.

Merci à 187prod pour les extraits.

Chemin de Croix

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Vous vous souvenez j'espère d'un des tous premiers posts de Corporate, qui bien qu'assez hasardeux stylistiquement parlant, vous avait laissé entrevoir le génie tout Allemand du sieur Dj Tonka.

BADABIM BADABOUM, comme chez nous un bonheur n'arrive jamais seul mais est plutôt accompagné d'un post sympatoche quelques mois après, je vous présente l'équipée sauvage allemande de retour en exhibition ici même et en toute tranquillité.


C'est vraiment dans un style tranquillement nonchalant que Tonka se farçit le gros "Celtic Cross" de son pote de toujours Ian Pooley, avec tout l'attirail du mec qui veut faire plaisir à son homie avec un remix pas fait du tout à l'arrache.
Voix qui inspire l'hystérie et qui semble sortir du mégaphone de l'homme-siphon, boucle disco siphonnée elle aussi, filtros dans tous les sens, ça respire tellement la fête qu'il y a des passages où la voix ne dit plus que le mot "BASS" comme à Ibiza. C'est clairement un son à écouter affublé d'une chemise à fleur en fausse soie et avec de vraies lunettes Oakley panoramiques.

Et comme l'interaction et le dialogue sont les bases du savoir-vivre en société, je demande en toute humilité à celui qui lit ceci et qui possède le remix de Dj Sneak de "Celtic Cross" de se manifester au plus vite, dans le cadre d'un échange de bons procédés (Ferra et Mr Menu, je pense très fort à vous).