Monday, May 19, 2008

Mon public télécharge? c'est rien la famille

grip plyaz


Gripplyaz pour un banger de strip club comme on en a pas entendu depuis longtemps. C’est déjà loin cette époque où les Ying Yang Twins et Mr. Collipark étaient sous les spotlights. A divers endroit de l’innernet on parle d’une nouvelle scène d’Atlanta lâchant le snap pour s’inspirer de l’ouverture d’esprit, voire de l’extravagance, des illustres prédécesseurs que sont Outkast et Goodie Mob. C’est peut-être le cas mais pour l’instant il n’y a que B.o.B. qui ait fait quelque chose de substantiel dans ce registre.
Gripplyaz, déjà bien connu dans le 4th Ward d’ATL, se démarque aussi. Son morceau Shake Her Rear est bien plus dur qu’une whisper song, il y a cette influence Miami Bass que peuvent avoir certains trucs d’Atlanta et un petit sample de Run DMC. Quant au refrain viril il rappelle aussi l’electro 80’s. C’est une bonne esthétique et ça fonctionne tout à fait.



Voici le bonus apéritif à apprécier fenêtre ouverte. Weezy et Teddy ont enfin fait un morceau ensemble mais dommage il est nul. Ils se rattrapent immédiatement sur cette love song de Mike Jones, qui roucoule en double time pour son booty call. Le plus important dans une conférence c’est la qualité des intervenants. Et comme l’avait déjà brillamment montré le remix d’I’m in love with a stripper, quatre bons rappeurs se suffisent à eux-mêmes sur deux nappes, trois notes de banjo et un beat lent.

Friday, May 16, 2008

Tripant

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Je ne me suis pas aventuré sur discogs pour aller gratter 2/3 annécdotes sympas à propos de Mind X et de ce Martin Roth car pour tout vous avouer, j’ai la frousse de tomber sur un passé plus que douteux. Et puis ce qui importe le plus, c 2 kifé lson 2 toudfason h1.

Sensation Seekerz a été premier des charts Beatport pendant quelques temps, ce qui je l’accorde, n’est en rien un gage de qualité, mais ça mérite tout de même une double-écoute winamp à l'aise.

Il est ici question de progressive techno dégoulinante voire, vous avez parfaitement deviné à la vue de ce LASER monochomatique, de T-R-A-N-C-E. Pour 20mb, vous avez en contre-partie deux notes bouclées à l’infinie, une basse BUILDOZER à ranger dans la catégorie pas toujours honorable « pompier », et un bon break / montée 100% prévisible pour un rendu stroboscopique lé bra en lair.

Monday, May 12, 2008

St Louis Throwback

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Etant moi même un pur tismé je me devais de me pencher sur cette bourgade qui se trouve pile poil entre l'est/l'ouest/le sud/le nord, les quatre points cardinaux sont réunis autour du canard avec une batte. Le midwest et le blues de L.O.S possèdent donc cette capacité à faire la fête avec maîtrise et lyricalité, comme un bon disque d'Usher ou être ceinture noire en coupé décalé chinois.

Vous souriez à la vue de cette pochette sûrement sortie tout droit des studios Pen N Pixels mais cela n'a pourtant rien de marrant en 1997. Parvenir à illustrer de la sorte l'achèvement d'une jeunesse passée à turbiner dans les quartiers d'Amérique en alliant images de synthèse, incrustation murale et architecture corporate est une pure merveille et il n'est nul besoin de lire sur le polo de L.O.S pour comprendre qu'il est sur le « edge » au moment où il presse ce cd.

Cet excès de concret dans le gangsta rap dix ans d'âge s'appelle tout simplement mettre le paquet. En mettre plein la vue comme intituler ses chansons Click Clack Boom, comme enregistrer un freestyle de 9 minutes en direct de la prison, comme inviter Stister Thickness sur la moitié de l'album. Un disque de chez Bullet Proof Records. Extravagance, virilité, LOS sait le faire, encore mieux il le fait parfaitement. Et maintenant vous pourrez dire que vous connaissez quelque chose de bien provenant de St Louis. Si vous avez cliqué sur ce lien youtube, vous avez constatez que L.O.S est bien vivant en 2008, que le rappeur à pansement n'est pas très populaire dans le Missouri et que St Louis est bouillant à l'heure qu'il est. Au moins une bonne raison de se pencher sur le passé de la ville.

Friday, May 09, 2008

Bab Lee roi du boucan

les éléphants


Bienvenue en Côte d’Ivoire, un pays où le phénomène national coupé-décalé a pris une ampleur gigantesque, la popularité de Douk Saga n’ayant rien à envier à celle de Didier Drogba. Il s’exporte aussi très bien, à tel point qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer de quoi il s’agit (si je vous ai surestimés: explications et historique ici). Le volume de productions nouvelles sur lesquelles dansent les boucantiers est conséquent. Beaucoup de morceaux, bien que plaisants, suivent une certaine routine: le même rythme, la même guitare, un mec chante un refrain d’une voix douce pendant qu’un autre dédicace toute sa famille et récite des biographies. D’autres vont plus loin et ne sont ni plus ni moins que de l’excellente dance music.
C’est le cas de Sous les cocotiers du producteur Bab Lee, un morceau que m’a fait connaître Etienne Menu qui vous en parle là tout de suite maintenant en anglais. Ce morceau qui a marché dans toute l’Afrique est certifié classique par les wolosso et les faroteurs d’Abidjan.




Cette année Bab Lee sort un nouveau track intitulé Bablee Samuz, sur le label Uppercuts, disponible en digital sur iTunes. Il s’inscrit dans la continuité du son de Sous les cocotiers. Un remix pour l’EP de Radioclit sur Mental Groove suivra. Ecoutez le morceau ou ce mix coupé-décalé de Tron pour vous mettre bien et lisez l’interview de ce grand homme, il est temps de travailler et de faire le boucan.





D'où vient le nom Babulax Lee ?

Le nom Babulax Lee m’a été donné par mes musiciens rasta pratiquants d’un groupe orchestral de reggae ‘’JAH POETY’’, avec lequel je jouais pendant que j’étais à l’école de musique. Ils portaient tous des dreadlocks, fumaient de l’herbe et comme je ne faisais rien de tout ça, ils considéraient que j’avais tout de Babylone, et rien de rasta, ils m’ont donc surnommé BABULAX ‘’le last des Babylone’’ ;
Le Lee vient de la marque de Jeans ‘’Lee Cooper’’ qui était ma marque de jeans préféré, et ce qui donne par combinaison BABULAX LEE.

Bablee Samuz et Sous les cocotiers sont-ils représentatifs de ce que tu faisais auparavant ?

Non, pas forcément, il faut d’abord savoir que j’ai une double personnalité : Bab Lee l’artiste musicien et Babulax Lee l’arrangeur, ingénieur de son, qui a réalise et participé à l’enregistrement d’albums des artistes Ivoiriens et Africains de grande renommée dont le célèbre Reggaeman mondial Alpha Blondy.
‘’Sous les Cocotiers’’ et Bab Lee samuz, sont en fait, mes deux premières expériences personnelles, deux créations qui retranscrivent quelque peu des pulsations enfouies en moi-même. C’est en fait un métissage de rythmes et sonorités.

Sous les Cocotiers est réputé pour être un morceau très apprécié des danseurs de coupé-décalé. On sait que le coupé-décalé est une danse, une attitude mais est-ce que cela renvoie aussi à un style musical ?

Sachez d’emblée que ‘’Sous les Cocotiers’’ est l’un des principaux morceaux qui ont contribué réellement à l’implosion du coupé – décalé en Côte d’Ivoire. Tous les DJ dans les grands maquis s’en servaient pour faire leur mixage et même des artistes de la tendance coupé – décalé comme DOUK SAGA, LE MOLARE, KESHIA etc. s’en servaient pour faire leur entrée de scène, Sous les cocotiers a fortement inspiré les premières sorties de plusieurs de ces artistes là. Au-delà de la simple philosophie qui décrit le coupé décalé comme étant l’expression de l’élégance et de l’opulence de ses adeptes, cela s’est transformé un peu plus tard en un vrai style de danse qui comporte plusieurs concepts avec des pas de danse adaptés à des chansons.

Quel est ton pas préféré ?

En tant que créateur de musiques, je n’ai pas de pas préféré.

Connaissais-tu personnellement Douk Saga ? (pour information, Douk Saga, tristement décédé fin 2006, est l’inventeur de la sagacité et une figure emblématique du coupé-décalé avec sa bande la Jet Set, à voir en action)

Oui, DOUK SAGA et moi, on se connaît très bien, j’ai même refait le mixage des chansons de son dernier album car il trouvait que le premier mixage ne lui convenait pas.

Est-ce qu'on entend ta musique dans les maquis de la rue Princesse à Abidjan ?

Bien sur, je vous ai dit que pratiquement tous les DJ des maquis en Côte d’Ivoire s’en servent pour faire leur mixage, donc, ce n’est pas seulement qu’à la Rue Princesse que se joue ma musique, ‘’Sous les cocotiers’’ a envahi tous les maquis, les chaînes de Télé et les stations radio ivoiriens et africains. Sachez aussi que quand un album décolle à Abidjan, ça inonde toute l’Afrique, ce fut le cas pour ‘’Sous les Cocotiers’’.

Peux-tu nous décrire cet endroit ?

La Rue princesse c’est en fait une rue d’environ un kilomètre dans le quartier chaud de Yopougon, bordée de des deux côtés par des grands maquis, des grandes boîtes de nuit à ciel ouvert. A la Rue Princesse, les ‘’fêtards’’ de clients, en majorité jeunes, sont accueillis et entretenus comme des princes par des belles princesses, les serveuses. Et ce du lundi au dimanche à partir de 20 h dans une ambiance folle, avec une sonorisation bruyante tenue par des DJ. Là-bas, l’alcool coule à flot et le sexe n’est pas un interdit. C’est un peu ça la Rue Princesse.

Quels autres lieux recommanderais-tu à ceux qui veulent profiter de la dance music ivoirienne ?

A part la Rue Princesse il y a d’autres grands maquis comme le SHANGHAÏ, la STATION METRO, toujours à Yopougon, les ‘’MILLES MAQUIS’’ à Marcory et bien d’autres clubs et maquis.

Es-tu resté en Côte d'Ivoire pendant le conflit en 2002 ? Est-ce que la musique te permet de voyager, pour des collaborations, des lives ?

Oui, j’étais en Côte d’Ivoire, humblement, je fais partie des piliers qui ont inventé le coupé – décalé, cette musique qui a permis à mon pays de maintenir sa présence et sa reluisante culturelle pendant la guerre, car elle permettait à la jeunesse de passer de moments pendant les couvre-feux. Effectivement, j’effectue beaucoup de voyages, car je suis sollicité un peu partout en Afrique (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Sénégal) je suis actuellement au Togo où j’anime des séances et des ateliers de formation à l’endroit des jeunes, j’installe aussi des studios d’enregistrement, je réalise des albums et aussi je fais des tournées lives.

Est-ce que tu écoutes de la techno ?

J’aime bien, j’écoute beaucoup la techno, ça fait partie de mes sources d’inspiration, c’est d’ailleurs le métissage de la techno et des rythmes africains qui donnent ‘’Sous les Cocotiers’’ et ‘’Bab Lee samuz’’.

As-tu pensé à te faire remixer comme cela se fait beaucoup dans la house et la techno ?

Oui bien sûr.

Qu'est ce que tu penses du single de Mokobé et Patson, C'est dans la joie ?

J’aime bien.

Comment est organisée la scène Ivoirienne ? Est-ce qu'elle est plutôt concentrée avec quelques producteurs reconnus qui sont à l'origine de l'essentiel des sorties ou bien plutôt vaste avec beaucoup de producteurs de home studio et de one shot ?

La scène ivoirienne est très vaste avec plusieurs entités de production, des grands studios et aussi des home studio qui partagent les différentes sorties des artistes.

A quels autres artistes Ivoiriens devraient-on s'intéresser ?

Je vous conseille de vous intéresser à l’artiste SOUM BILL, le meilleur compositeur en matière de Zouglou, une musique Ivoirienne, il a aussi de très bonnes chansons variétés, reggae, soul, danse, danse hall.
Les CONTY DJ, des jeunes artistes très talentueux qui ont remporté plusieurs trophées de musique en Côte d’Ivoire
Et enfin JAY’RICO, un artiste que j’ai découvert, il fait un Reggae engagé.


la rue princesse


Merci à Bab Lee. Pour terminer, plus de précisions sur certains des termes employés:

Le boucantier est celui qui fait le boucan de manière à se faire remarquer, notamment par tous les signes ostentatoires de richesses.
Les wolosso sont des filles « sapées très sexe » comme dirait l’autre.
Le travaillement, c’est littéralement Make it train, mais avec des francs CFA.
La sagacité est la « philosophie » du héros national Douk Saga, depuis la drogbacité existe aussi.
Le maquis est un bar/club à ciel ouvert comme vous l’aurez compris.
Et faire farot farot c’est faire le malin, se vanter.

Thursday, May 08, 2008

Born Bad



30 ans de rap si on compte bien, c’est une grosse génération. Assez pour voir venir les vieux croûtons, et pour se faire envahir par des mioches rapaces.
Si on rajoute à ça les connections familliales déjà compliquées du rap game, on peut obtenir des choses assez intéressantes, comme l’émergence des fils à papa.
On pourrait faire un post entier sur le sujet, mais le spécimen qui nous intéresse est toujours le même: Cory Gunz, 19 ans, fils de Peter, ici présent.
Pantouflard et tranquillement assis dans un studio propret, le kid se permet même de cracher dans la soupe. Un Tanguy du rap en somme, dont tout New York attend par miracle, la sortie d’un premier album, depuis si longtemps…


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Aucun conflit générationnel entre le plus trill d’entre tous: Bun-b et l’homme qui valait III milliards: Lil’ Wouisiana.
Le morceau s’appel «Putain, je suis froid» mais sent comme le marcel d’un vieux bluesman suintant. Pas d’overtune glacial cette fois, juste une guitare, de l’orgue électrique, et un gobelet en plastique avec écrit en gras:  
Don’t mess with Texas!

Tuesday, May 06, 2008

Nos gangstas à nous

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On a tous le droit d'en faire des tonnes à propos des grands HUSSEULA HUSSEULA franco-français, mais là où ça devient étrange et franchement embarrassant, c'est quand on décide de bâtir sa carrière là dessus.

Seth Gueko est clairement de ceux-là, il cherche à peine à camoufler son évidente identité franchouillarde en se prétendant gitan (comme approximativement 100% des rappers français blancs) ou en faisant semblant d'en rire (cf le morceau Rap de Gwer), mais il est incontestable que la culture de ce mec repose sur plus d'éléments purement ^^C-Fran^^ que n'importe qui dans le rap ^^C-Fran^^.

Et une fois de plus, il se permet d'en faire beaucoup trop. Il est tellement pépère qu'il nous ressort l'ennemi public numéro un de sa boîte, c'est complètement usé jusqu'à la corde mais ça n'a pas l'air de le déranger plus que ça, d'autant plus qu'il en profite pour digresser sur les serveurs du Buffalo qui porte mal leur chemise ou nous demander de le tenir au jus comme EDF. Du coup, même si on aime beaucoup les Ghetto Diplomats/Ex-Jedi, je préfère quand même la version du forain un peu relou que leur originale "Famille Haussmann".


Saturday, May 03, 2008

Pression


Audion (Spectral) avait pour habitude de réserver une face de ses maxis pour faire danser les rosbifs tout rosés à Ibiza (Kisses, Pong, Mouth 2 Mouth, Noizer), et une autre, plus esthétique, pour les journaleux minimal mais ignorée par le reste de la meute.
Le nouveau maxi d’Audion est bien plus homogène, et du bon côté. Snap into It joue la carte du gR0oVe sensuel et incendiaire, tandis que Against All Odds dans un style locomotive à vapeur qui sort tout droit des enfers nique tout. Billy Says Go, titre phare prépare idéalement le terrain pour ce qui suit. Ses synths-voice pas-rassurants-du-tout tendent à nous faire pénétrer dans le domaine de l’au-delà cher à notre ami Fox Mulder et risque de hanter bien des soirées.






Dusty Kid a toutes mes faveurs en ce moment. L’Italie, c’est suffisamment rare pour le signaler, possède avec les Crookers, 2 pointures de hautes volées. Ex-membre de Duoteque, il est toujours placé en bonne position dans les playlists qui foutent la frousse. De l'original de Moby, Dusty Kid n’a conservé que les nappes servant d’intro et d’outro. Entre les deux, l’irrémédiable chute dans le vide sans aucune échappatoire. Une basse binaire signée B.O.E.I.N.G, quelques notes jouées par DJ Vampire, l’ombre du fantôme Moby planant autour, font de ce carnage Terror Techno un des meilleurs du genre.


Ne comptez pas voir la sortie avec le morceau suivant : un remix de l’excellent Dubfire pour le moins palpitant Radio Slave sur Rekid. Une ascension dévastatrice, les dents serrées, le regard trouble, les murs moites qui se rapprochent : vivi c’est bien de la techno certifiée C.H.E.P.E.R avec sa montée sous ecsta au premier plan. Une parfaite illustration de ce que l'on nomme "l'effet tunnel".

Thursday, May 01, 2008

Blast Like You Just Don't Care

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Dans ce style de rap morbide qui contient un nombre incalculable de tueries, LA ROYCE de Fort Worth, Texas est à l'honneur aujourd'hui sur CPT.
La Royce pourrait facilement se glisser dans ton répertoire Houston pour sa touche funky bien grasse mais vu qu'il prend le soin de nous montrer sa capacité à ressusciter les morts sur la pochette, on l'estampille directement du label “GANGSTA RAP MORIBOND A ECOUTER D'URGENCE”. Dingue comme n'importe quel album de cette région à cette période est mortel, c'est vrai. A plus.


Monday, April 28, 2008

Bodymore. Murdaland.

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Ce n'est pas parce qu'on s'obstine à jouer aux grands cons sur Corporate avec des morceaux de rap de l'extrême gouffre suivis de House nordique mainstream, que l'on n'a pas le droit de s'autoriser quelque fois des posts avec des recettes totalement éculées. Je parle bien entendu de ces articles qui commencent par des références nerd connues à propos de Baltimore et qui se clôturent avec des morceaux de Debonair Samir.


RANDOM COOL NERD POST HOLLERTRONIX ALERT
BI-MOREL CLUB ALERT
TELEFUSS EN PLEIN EFFET QUI DANSE EN BOÎTE ALERT


Bienvenue donc chez les consanguins du Maryland, là où les trompettes sont partout, là où les charleys prennent beaucoup trop de place et où les sirènes mongoliennes vous disent bonjour avec le même air décontracté/indifférent/terrifiant que cet enfoiré de Marlo Stanfield.




Un tout bueno nuevo tracos de Samir avec ce gros WACK d'Aaron Lacrate (rappellez-vous LA fameuse polémique de l'an dernier, les faux crédits, la ghost-production etc... ) >>> une énorme tuerie. Un morceau tout en violence produit probablement intégralement par le débonnaire, en plus ils arrivent à nous ressortir Masta Ace de je-ne-sais-où grâce à un procédé spatio-temporel inconnu.


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Un morceau de 2003 avec une drôle de sirène qui évoque le son d'une porte qui s'ouvre dans Star Wars et un sample vocal qui fait "OH!". C'est absolument tout ce que le morceau propose et ça suffit pour niquer n'importe quelle salle dans n'importe quel club du monde.




Encore un track de 2003, qui figurait sur le même maxi que le culte et très débile "Unkle Fucker" avec le sample de South Park - The Movie. Là il s'agit d'un morceau plus deep, plus cérébral mais comme on reste dans un registre superbement stupide, c'est pas non plus du Autechre. C'est plutôt une flûte de pan ou au moins un instrument à vent d'Amérique du Sud qui s'acoquine avec un beat crado, pour donner un tool qui pourrait figurer dans une pub pour le café. Chaclaque.

Friday, April 25, 2008

Meet me in the streets

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Il n’y a pas encore eu de fight music sur ce blog et c’est un tort car le rap est efficace quand il s’agit de faire aussi épique et violent qu’un affrontement Suns/Spurs qui finit en double OT. Entrent Da Banggaz 314, une fille extrêmement vindicative entourée par deux lascars sécurisants, pour Run Up Get Dun Up. Ca doit vous rappeler Crime Mob, c’est le même registre et ce morceau est un peu leur Knuck If You Buck. Une différence notable ils viennent de Saint-Louis (area code 314), métropole essentiellement représentée dans le rap mainstream par l’affreux Nelly, et ce n’est pas au Sud. Si vous lisez ce blog entièrement dédié au rap de Saint-Louis alors vous avez les mêmes lectures qu’Orgasmic qui vous recommandera chaudement la mixtape New STL vol. 2. Run Up Get Dun Up et ses quatre minutes de provocations sont dessus.




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Wassup wassup. La petite Rye Rye de Baltimore défonce tout ce n’est plus à prouver, je vous renvoie à Shake It to the Ground de Blaqstarr ou à la boucherie à base de sirènes Gangsta Girl. Elle vient de participer au projet Get Familiar de la marque Name Ribbon. On vous le dit parce qu’on est gentils. Il y a d’abord un remix : rythmique baltimore club, sifflets carioca, ambiance tropicale, on valide. Puis un mix hosté par Rye Rye avec des gens bien dont Goon & Koyote qui, devinez quoi, ont invité Rye Rye sur leur EP. Le tout est disponible exclusivement sur une clé USB Name Ribbon qui fait aussi décapsuleur. Ou alors ici dans le cas du remix.




Il est tout à fait bienvenu que Big Snoop Dogg vienne remercier Shawty Redd de lui avoir fait son single Sensual Seduction en posant sur le remix de Drifter. Cela devrait contribuer à faire connaître ce morceau génial. Shawty Redd était le producteur attitré de Jeezy, il a erré de club en club et il a évolué vers un style tout en émotions, complètement inattendu. Maintenant il prépare un album qui est parti pour ne contenir que des morceaux planants faits de synthés deep et de refrains chantés (cf le nouveau morceau Mr. Investor pour confirmer), c’est parfait.


Wednesday, April 23, 2008

A Table

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Vous aurez remarqué l'omniprésence du parallélisme Homme / Animal sur ce blog. Les kidz attendent les compilations Ed-Banger comme une armée de felins se positionne aux endroits stratégiques pour tenter de glaner quelques restes. Corporate se place sans honte dans cette catégorie.

Première bonne nouvelle pour cette Ed Rec. Vol. 3, des inédits en-veux-tu-en-voilà. Deuxième, l’absence de Vicarious Bliss.
En revanche, il va falloir composer une nouvelle fois avec Krazy Baldhead dont la nullité bat les records jours après jours. Même constat pour tous les trucs rappés, DSL, Spank Rock et surtout Busy P / Murs qui caractérise à lui seul le naufrage de Winter dans ce domaine.

Heureusement chez Ed-Banger, il y a les ptits gars qui maintiennent le navire à flot : Justice dans un style turbinator / ring the alarm, SebastiAn et son statut de nouvelle rock star; et Uffie accompagnée de son ex-boyfriend (:/) pour un duo sacrément déconneur.


Enfin il y a les hommes d’expériences, ceux pour qui la dance 90’s renvoie au disco funk, et 2 unlimited à Cerrone et The Whispers.
Oizo fusionne Ring My bell et son plug-in Virtual Saxophone. Mehdi fait semblant de jouer du piano. Mais c’est finalement Mr Flash qui domine les débats sur son propre terrain de prédilection. Ses 3 minutes de disco-house appuyée à la guitare ilektwike réconcilient petits et grands aux joies des fêtes de famille.


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Das Glow est un homme tout ce qu'il y a de plus moderne. Il se prend en photo devant une glace et la poste sur son blog. Il fait des soirées dans des igloos géants, ambiance post-apocalyptique. Désormais, il fait des sets sur son laptop.
On peut dire que Das Glow est définitivement rentré dans l’ère du web 2.0. Adios les encombrants vinyles, cassos les CD dépassés, bonjourno l’ère du tout-numérique. Et pour récupérer les premiers jets, Corporate s’engouffre dans la brèche.

Un mix qui allie l’élasticité des filtres de Sebastien Leger (période French Touch) à la puissance martiale de DJ Hyperactive sans oublier Maurice Joshua qui se vente sans retenue de la taille de son chibre.

Monday, April 21, 2008

Un amant très interdit

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Si je vous dis "amant", l'imaginaire collectif va tout de suite rattacher ce mot aux pires choses qui existent en ce bas monde. Un homme en smoking, l'oeil vitreux et sans doute d'origine italienne, qui se dandine l'air faussement protecteur sur une House tropicale fatiguée, tout nous porte à croire que LE LOVER tel que l'on se l'imagine est bien plus dégueulasse que le reste de l'humanité.

C'est justement là où l'on pensait que le seul à encore vouloir garder un semblant de cet héritage latin s'appelait Calogéro, que Maresk pointe le bout de son nez. L'homme de la rue du Cancéra sait comment y faire avec les tites putes, il s'est donc tout naturellement tourné vers la House filtrée pour satisfaire son irrépressible désir de conquête. Le morceau qui suit est un Smash-Hit immédiat, on dirait un morceau du Knight Club jamais sorti. Sauf que cette turbine est ^^chapeautée^^ et ^^masterisée^^ par l'enfant-roi Strip Steve que l'on ne présente plus.






Alors que l'amant interdit jouit de ses 20 jeunes années, d'autres en revanche tentent de revenir sur le devant de la scène depuis à peu près autant de temps. La vie ne nous fait pas de cadeaux et quand on a connu les spotlights et les confettis à la fin des 80's, on peut souvent deviner ce que le sort nous a réservé par la suite: une lente chute vertigineuse.

Alors quand on voit que ces bons vieux S'Express, auteurs d'un des plus grands tubes ACID mainstream de tous les temps, se font le plaisir d'être invités par Kitsuné alors qu'on les croyait crackheads au dernier degré, on ne peut s'empêcher de sourire.
Et pourtant force est de constater que ce petit morceau BUBBLEGUM POP un peu 2004 sur les bords est tout à fait sympatoche. Pas fabuleux du tout hein, loin d'être parfait, mais gentil. Respectez les quadras, payez leur future retraite, aimez ce morceau.


Saturday, April 19, 2008

Tussy Poppin'

alpaaaca


Les grands espaces, la musique dégénérative, et les zanimaux tro mimi sont le domaine de prédilection de mon coupain telefuss.
Il m’est quand même permis de m’incruster dans cette chasse gardée quand c’est pour évoquer les épisodes schizophréniques d’Aphex Twin.

Sorti il y a pile poil un an sur Rephlex, le maxi de The Tuss (érection en slang cornish) avait foutu la merde dans pas mal de jeunes esprits torturés.
‘’Who the fuck is Brian Tregaskin?" se demandait la communauté braindance. Même label, même ville, des morceaux joués dans les précédents lives d’AFX et le même synthé ultra rare en possession. Tous ces indices laissent penser que Richard se fout encore de notre gueule, avec un énième pseudo bidon.
Okay, ce genre de conspirations, on trouve ça sympa deux minutes, mais ca ne vaudra jamais la frimousse d'un bébé Alpaca!


L’Alpaca et les autres petits camélidés viennent principalement de la Cordillère des Andes habitées par les indiens Quetchuan. Une des questions les plus fréquentes est « Est-ce qu’il crache ? » Eh bien, il faut dire que oui !! Mais plutôt entre eux que sur nous; le crachat fait partie du langage de l’alpaca. La plupart du temps, ils communiquent par des murmures et de petits couinements; les mères ont une sorte de ‘clic-clic’ spécialement pour leur bébés et, quand il y a quelque chose d’inconnu à proximité, il y a un cri d’alarme qui rassemble le troupeau pour affronter le danger ensemble. Le crachat, d’intensité variable, peut être un gentil ‘gare à toi !’ ou peut dégénérer en bagarre totale et dans ce cas il vaut mieux s’éloigner de 2 ou 3 mètres !! L’alpaca est courageux et il fera face aux animaux inconnus qui entrent dans son pré. En Australie on le met souvent avec les troupeaux de brebis pour les protéger des renards. On a même vu un mâle qui faisait la ‘sage-femme’ dans son troupeau, cherchant la brebis qui s’apprête à mettre bas et se couchant à côté d’elle jusqu’à ce que son agneau apparaisse !




alpaaaca

Friday, April 18, 2008

Comme Lors D'Un Match PSG - Mali



Wednesday, April 16, 2008

I'ma Get Medieval On Your Ass

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G-Loe et K-Doe ont l'air de deux tapettes en étudiant les prémices du Lean back sur cette pochette c'est absolument faux ils ont plutôt l'air d'être les deux types qui vont bousiller Z et La Crampe raide défoncés avec un fer à souder.

Provenant de Richmond en Californie, les Mafiosos distillent un rap g-funk sophistiqué comme pour indiquer qu'ils ne sont pas de Los Angeles. Interprétez « G-Funk sophistiqué » par les routines ostentatoires de ce style toutes en sirènes, talk box et voix de putes généreuses mais utilisées avec le bas goût des habitants de la Bay Area. La mollesse du g-funk et cette incapacité chronique à dépasser le stade du bon single par album rendent logique que l'on porte plus d'attention aux exceptions, car le printemps arrive et avant tout nous aimons les b-a-r-b-e-c-u-e-s.
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Cette description de Take Cover est juste et amplement suffisante pour vous balancer fissa un morceau de pavillonage, au sens Aelpéachien du terme.


Tuesday, April 15, 2008

I'd best not catch this flick on Youtube (Youuutube)

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Vous l’avez tous lu, avec Touch my Body Mariah Carey a placé un dix-huitième single n°1 au top 50, c'est mieux qu'Elvis et plus très loin du all time record des Beatles. Si vous voulez mon avis elle en sera encore plus proche si elle choisit I'll Be Loving U Long Time comme prochain single, ce morceau est sans aucun doute le meilleur de son nouvel album E=MC².

Mariah célèbre l'amour sur une production symphonique de DJ Toomp qui commence comme un grand morceau 70's, avant qu'arrive la basse caractéristique du créateur des tubes de trap rap avec nappes en option que sont What You Know et I Love It. Une collaboration appréciable et bien moins prévisible que le reste de l'album.


Je mets la pochette de Rainbow parce que je l'aimais beaucoup, c'est un bon souvenir, même si évidemment Mimi n'a plus tout à fait la même silhouette dix ans après.

Sunday, April 13, 2008

TERROR SEB

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Une écriture sur la brèche, un style concis et incisif, il est évident que Corporate sait aussi saisir la nouveauté comme personne quand l'occasion se présente. Aussi, quand un artiste que l'on aime beaucoup ici arrive avec un un nouveau maxi, on vous apporte l'information sur un plateau à la manière d'un pigeon voyageur.




Le nouveau maxi de SebastiAn, bien que relativement inférieur aux précédents, tue environ 99% de ce qui se fait en ^^3!3ktr0^^ actuellement. Le morceau présenté ici est le moins immédiat du EP mais certainement pas le moindre. C'est son côté un peu Mr Oizo (d'ailleurs des bruits courent qu'il aurait co-produit le morceau) qu'il nous montre ici, sa petite face cachée sensible et tourmentée, avec ce style de morceau qui ne démarre jamais franchement mais qui s'avère tout à fait tubesque dès la deuxième écoute.

Vous vous en mordiez les doigts d'impatience, alors oui je vais vous le dire, ce morceau est ce que j'appellerais un GROWER. Pas vraiment un turbinus, plutôt une machine qui boite mais qui repart, des glitchs, une sirène qui me fait penser à un gros classique Rave mais j'arrive plus à reconnaître lequel, encore des glitchs, SBAM. Les ptits nunus vont être contents, la "French Touch 2.0" se porte comme un charme en 008.

Friday, April 11, 2008

Cauz Popos Are Straight Hoes

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Rien de plus plaisant que d'écouter un type cracher seize mesures à la vitesse de la lumière. Cache misère ou bon prétexte pour aborder des thèmes tout à fait abstrait, peu importe, par moment on ressent des relents de la pré-adolescence passée sur la musique des indépendants de la côte ouest.
L'album de la Murderous Klick commence justement comme ça, 4 garçons pas commodes tout de rouge vêtus qui blasphèment véners dans les rues du Nevada.
Vous savez aussi qu'on est fan du rap lorsqu'il est approuvé par Belzébuth donc nous avons ici affaire à une combinaison gagnante.

Maddness In Evil Wayz, c'est le titre, est de facto le leitmotiv: tout déchirer à la mode de la famille Bone Teugz (en grande forme). Les instrus sont hyper sécos, parfait pour relever la capuche de ton hoody et effectuer gratuitement la visite virtuelle du Père Lachaise .




On se la joue motion de censure en vous radinant un extrait un poil moins glauque que le reste de l'album qui lui est interdit au moins de seize. Désolé.

Monday, April 07, 2008

Toujours cette histoire de claviers super beaux

TC CREW


«Prenez le temps de vous détendre un peu. Prenez le Temps d'un son d’Tyree », lancerai Bill Murray avec sa tête de chien battu avant de poser l’aiguille sur le sillon...



Il aura donc fallu que le génial Tyree Cooper se fasse abandonner par sa copine, un triste soir de 1992 pour qu’il nous ponde son plus beau morceau. Un petit mal pour un grand bien diront certains. La gueule de travers comme Droopy, n'ayant comme seul moyen d'envoyer des textos un vieux fax, il choisira plutôt la musique pour s'excuser. Claviers sensibles + refrains plaintif + flutinette ivre d'amour, la recette qui a fait la perfection des Someday, Gypsy woman ou Promised Land n'est pas trés loin. Sauf que dans l'esprit de l’époque, l’inventeur proclamé du Hip-House, nous surprend à balancer un 8 mesures super wack, avant de finir sous une pluie d’onomatopées inexplicables. Skip-pam-dou-dou-doum-skip-pam-di-dou-doum. Ces mêmes bruits de bouches qui serviront la création de ce remix/tool super efficace.


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IT’S YO BIRTHDAY

Le Taxi prod et Corporate Bloggin offrent 6 entrées pour la soirée GUESS WHO’S COMING ? #04! Le Vendredi 11 Avril 2008 au Nouveau Casino avec :
DJ GODFATHER (Databass/Detroit)
SKIP B (Bastard)
MARVY DA PIMP (Booty Call)

Les premiers à nous envoyer un mail (contact@corporatebloggin.com) pourront goûter à la gelée du Padrino, avec de vrais morceaux de fesses dedans.

Saturday, April 05, 2008

Slumpers, Doe boys, Consanguins : Bienvenue chez Sick Wid It

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La carrière d’E-40 c’est une affaire de famille comme on en voit peu. Au sein de The Click, le groupe qui a lancé sa carrière, il était accompagné par son frère, sa sœur et son cousin. Maintenant son fils et un autre cousin plus jeune brillent à ses côtés. Je parle de Droop-E et Turf Talk.
Tout ce beau monde de Vallejo se retrouve sur le label Sick Wid It monté par Mugzi et le patriarche 40 Water.


La deuxième compilation Sick Wid It Umbrella sort ce mois-ci, elle s’appelle The Machine (bonus : la pochette familiale légendée à l'arrache). Le premier extrait produit par Droop-E réunit K.D. Stunts, E-40 et Turf Talk, et c’est violent. Les sons de cloches rappellent ceux utilisés par Rick Rock sur I’m GHETTO de Turf Talk.

D’ailleurs l’album de Turf Talk, ok ça va faire un an qu’il est sorti, mais quel album. Vingt-et-une balles produites par Droop-E ou Rick Rock au sommet avec un rappeur charismatique qui se transforme sur chaque morceau ; le meilleur de la Bay voire de partout. Il me semble que West Coast Vaccine a connu un grand succès critique avec ce genre de plébiscite dans un quotidien distribué dans le monde entier, mais je ne sais pas si ça a suivi derrière. Si vous êtes passés à côté, achetez-le à moins de 12 € et faites du bien à votre autoradio.


Le talent de Droop-E à la production est sans doute plus visible sur cet énorme track Money Don’t Fold qui tourne ces temps-ci. E-Feezy est décidé à ne pas finir comme son sosie Prop Joe du Wire, mangé par plus jeune que lui. Il est en super forme sur tous les récents morceaux et s’apprête à sortir le nouvel album, le Ball Street Journal.

Wednesday, April 02, 2008

Toujours cette histoire de nez super grand

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Certains font du nessbi, d'autres ont la particularité de s'appeler Nabil, et alors qu'on était certain que les deux mondes étaient fait pour ne pas se rencontrer, un homme a voulu franchir le pont en se nommant Nessbeal. Quand on fait du rap, ce genre de jeu de mots vient vite à l'esprit, mais pour le commun des mortels, le rapprochement n'est pas aussi évident qu'on le croit.

Pas évident, un peu comme le physique désavantageux du Nessbeal en question. Rien n'était joué à l'avance avec ce garçon, n'en déplaise à son pool de management qui a eu la bonne idée de mettre des choses comme ça dans sa bio officielle:
Nessbeal n’a pas vraiment le pouvoir de faire voler cette colombe avec ses mots, mais il peut mettre en exergue tous les maux de ses frères et sœurs.

Cette colombe mon cul ouais, le grand public l'a découvert alors qu'il nous chantonnait des trucs plus dans ce genre là:
Karima Karima ! kiffe les bacaras et frotter son GROS TARMA
c'est fini la mascarade
si t'es fashion c'est lsem qui fait fanner les mascaras une rose qui pousse dans le Sahara
Man la rime 24 carats

sur le classique "Baby" de Booba. Le tout accompagné d'un petit déhanché dont il a le secret.

Puis le doute s'est installé. Un album pas génial il y a deux ans malgré l'incroyable "Rap 2 Tess", une rupture tranquille avec B2O et une rupture plus ou moins tranquille avec Les Dicidens son groupe d'origine. Mais le voilà, fringuant garçon, qui revient avec un excellent morceau. Et un album, "Roi Sans Couronne" qui arrive le 18 Mai.




Ce morceau cartouche tout à fait, N.E.2.S fait une rime sur Kadhafi, il s'interroge, ah tiens il rappe bien, il dit qu'il fait ça pour le ca$h, en bref il nous avoue plein de choses un peu tabous. Le producteur nous fait le coup des cloches à la Crime Mob et du coup de violon oppressant, c'est osé en 2008 même en France, mais personne ne s'en plaindra.

Hello, c'est MC Adrian

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A cette heure ci on peut facilement se permettre une berceuse de Cassie. Oui autant appeler ça une berceuse, ce morceau est tellement doux, Ryan Leslie a brûlé l’encens et allumé les bougies. Cassie reste très maniérée dans sa manière de chanter mais bref joli sourire ; ). Débat Cassie vs Rihanna dans les commentaires.


Lloyd et Ludacris expliquent comment ils le font à Atlanta, nous on le savait déjà : ils font des tubes pour les clubs. Ce morceau est dans la tendance Don’t Stop the Music, très direct, du r’n’b qui se lâche. Une épaisse basse dancefloor + un pied qui tape fort comme si on écoutait, non pas l’original d’un morceau r’n’b, mais son remix house pour FG. Même constat au niveau du bpm. Personne ne va se plaindre que la frontière entre ces genres soit encore plus floue qu’elle ne l’était déjà. D’ailleurs Luda est là pour qu’on puisse aussi parler de rap de haut niveau à propos de ce morceau, si on le souhaite.

Sunday, March 30, 2008

S U R K I N, six capital letters printed in gold

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A l’heure qu’il est, Surkin joue avec David Guetta dans une soirée F*** Me I'm Famous à la WMC, et nul doute qu’il doit profiter de sa semaine à Miami pour bavarder avec Roger Sanchez et Eric Morillo en lui administrant des I bwiiike to movet iiiiiit mooave ittt dans un état à peine concevable (hum).

Cette notoriété, il la doit évidement à un gros paquet de chance, mais aussi à une vision moderne et rafraichissante de la musique, qui en fait un des porte-étendard des teenagers. Illustrations :


En deux ans, Surkin est passé du stade de nerd sudiste à l’accent léger mais risible, à celui de producteur superstar internationnal décrocheur de jackpot, qui utilise des violons. Surkin accède au niveau supérieur et son maxi va tout casser. Next Of kin est un chef-d’oeuvre des temps modernes. La fusion idéale de la techno et de la pop FM.

Dans son costume de DJ, Surkin reçoit l’appellation d’Homme Canon : une vitesse d’exécution fulgurante associée à une sélection qui tabasse comme il faut, en font un DJ catégorie POIDS LOURD. On vous propose donc une demi-heure de mix en tête à tête avec M. Heitz et ce mégamix à 1000 lieux des blogomix de bas étages.


La selection va de 1982 jusqu’à 2008, et toute la dance music en prend pour son grade : la house oldschool de New-York, le big beat anglais, l'euro house hollandaise, la techno française. Et pour vous éviter des journées de recherche à écumer les forums, le tracklisting est compris :


Surkin - White Knight Two Intro
Fred Falke - 8:08pm @ The Beach
Dj Ayres - Nu Nu & Mr Kirk's Nightmare
Planet Patrol - Play At Your Own Risk Beat
Feadz -Suck It
Dj Kenny B, Dj Patrick - It's Hot In This Mother Fucker
Mainx - 88 to Piano / Cool Jack - Jus Come
Kazey - Sweet Harmony
Chemical Brothers - These Beats Are Made For Breakin'
Hit House - Jack To The Sound Of The Underground
Micronauts - High Rise (Das Glow Remix)
Samantha Fu - Theme From The Discotheque
Nicolas Vallee - New York
Surkin - Kid Gloves
Orange Lemon - Dreams Of Santa Anna
Bobmo - Rock The
Surkin - Next Of Kin (Todd Edwards Remix)


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Saturday, March 29, 2008

NO WAY BACK

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Un post hommage, un post sincère, un post qui ouvre son coeur au tout venant, oh non ce n'est jamais aisé. Beaucoup s'en sont mordus les doigts, il fallait donc commencer par quelque chose comme un .jpg avec écrit "Acid Budda" dessus, le tout surmonté d'une tête entouré d'un masque Mésopotamien, duquel émergerait un soleil de 303.
Ah oui, Adonis est bel et bien TOO FAR GONE.

Le monumental génie du Chicago West-Side, père de tous les pères, statue vivante, a révolutionné la musique électronique alors naissante avec une poignée de morceaux qui demeurent aujourd'hui ce que tout un chacun appelle des masterpieces.

"No Way Back"," Do It Properly", "Girls Out On The Floor", tous sortis sur le label fondateur Trax sont autant de gemmes ACIEEED aussi séminales que Dumb & Dumber en ce qui concerne la comédie américaine. Mais, incomparable avec ce qui suit.


Faisons court et simple: il s'agit du meilleur morceau ACID HOUSE de tous les temps. Un déluge de résidus de drogues, de sueur mâle et de FUNK pendant un peu plus de 7mn 40. La constitution de ce morceau est des plus squelettiques: une basse folle, un kick aride, des claps hystériques et UNE VOIX que je me refuse de décrire tellement on a affaire au truc le plus beau de l'histoire.

La petite anecdote voudrait que quand notre bon Adonus ait confié à Marshall Jefferson après avoir terminé le morceau, qu'il avait voulu faire le morceau qui montrerait au grand public ce qu'est la HOUSE MUSIC. 22 ans après, on ne peut seulement rajouter que ce morceau est la HOUSE MUSIC.

Friday, March 28, 2008

Excuse me

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Instrumental

Minimale et radicale voici la recette appliquée sur ce morceau par le trop rare Bangladesh.
Lil Wayne et Cory Gunz sont ici accompagnés par un gimmick vocal (faisant selon la tradition office de titre) répété à outrance sur un beat snap ralenti. Cette recette empruntée à l’école des percussions suisses, à première vue usée jusqu'à la corde est ici radicalisée par le choix de réduire le gimmick à deux syllabes renouvelant ainsi considérablement le genre.

Vocals

Poser sur le même morceau que Lil Wayne c’est: être un astronome passionné d’éclipse totale, savoir être beau joueur et accepter le fait d’être oublié voir coupé à chaque écoute. C’est pourtant une place au soleil que vient chercher Cory Gunz, jeune rappeur new yorkais et fils de la légende Peter Gunz.
Lil Wayne livre une prestation de haut niveau. L’homme de la nouvelle Orléans s’accommode parfaitement de la contrainte imposée par le beat et montre encore une fois ses talents de rappeur. Son flow ondulant sur une fréquence basse, s’inscrit au cœur de la vague produite par le gimmick bouclé. Il crée ainsi un effet polyphonique saisissant.

Bon couplet un peu comme la passe d’un Alley Oop.

A la réception Cory Gunz déjà reconnu pour ses talents de tongue twisting se livre a une performance toute en rupture. Loin des flow new yorkais du moment l’apprenti se lance dans un jeu d’accélération, décomposition proche des expériences d’une certaine West Coast underground.
Le sale gosse nous laisse sur une pirouette finale, finissant son couplet sur un excuse me I left tout en charisme et décontraction, suivi d’un rire narquois nous rappelant que le rap est bien trop sérieux pour être pris au sérieux.

Thursday, March 27, 2008

Les grands espaces

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Gary et ses énormes synthés analogiques, c’est un peu la ballade du dernier album Why Not d’Alter Ego, blindé de morceaux hyperactifs propices à la déconne. Ambiance space-disco 80’s, soucoupe volante, étoiles filantes et aurore boréale. Sur la pochette du maxi, on y voit la tête d’un mec masqué par un véhicule motorisé non identifié. Là, j’endosse mon costume de journaliste amateur pour évoquer un hommage au Cars de Gary Numan. Et si ce n’est pas le cas, ça fait toujours une ligne d’écrite.

Si le duo allemand a fait le choix d’une rythmique break-beat qui ferait presque penser à un retour de l’electro-clash, Carl Craig opte pour ce bon vieux pied 4x4 et un remix tout en précision façon Detroit 2050 pour un rendu majestueux.
Carl Craig n’a jamais eu sur moi un impact dominant, n’en déplaise à Etienne Menu, mais je reconnais que ce remix a tout pour plaire.


Gregor Tresher a une trajectoire relativement classique aujourd’hui. Après des passages sur Terminal-M et Datapunkt, l’allemand s’est (re)posé sur Great Stuff avec la série des A Thousand Nights.

Suite au petit succès de l’original, il découle fort logiquement un maxi de remix, sur lequel les très bons Extrawelt et Dubfire s'en donnent à coeur joie. L’ancienne moitié des Deep Dish se distingue pour sa version qui va droit au but. Il a retiré la basse bourdonnante pour un rendu plus raw, moins friendly, qui met en valeur cette infernale boucle hypnotique.
A noter sur le maxi, painkiller, toujours dans un style post Border Community fatal.

Tuesday, March 25, 2008

Bon Pour Le Moral

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On en a déjà parlé sur ce blog les mixtapes se doivent de posséder ce qui faut là où il faut pour mériter leur téléchargement. Une pochette qui rivalise avec les pires films d'Hollywood, le classique deux en un film d'anticipation et tragédie shakespearienne, un casting de première main, une affiche qui interpelle, qui dérange , qui laisse songeur, qui fait sourire, bref quand on parle de mixtape il faut mettre les petits plats dans les grands . C'est le cas de la tape de Capito The N.O Capo génialement intitulée:


Un autre MC qui flirte de près ou de loin avec Young Money Ent, c'est signe de qualité je suis d'accord, c'est aussi signe qu'il ne sortira jamais d'album de sa vie je suis totalement d'accord. Lil Wayne est un piètre manager et je suis étonné que sa structure existe encore aujourd'hui, enfin a-t-elle vraiment existé?
Il faudrait le demander à Curren$y, à Mack Maine, à All $tar, NON NON NON encore mieux il faudrait le demander au $qad Up. Ce groupe de petits mecs passés de New Orleans à Houston comme on annonce le transfert de l'année, qui pour se dédouaner du déjà omniprésent Weezy sur les pochettes de la saga SQ décidèrent de se faire macker par Lil Flip qui reprend la patate chaude pensant être assis sur une mine d'or, du moins assez rentable pour payer Dj Smallz au top de son art. Vous vous souvenez de la suite, été 2006 bien chaud les yeux au dessus de l'eau, Sqad Up vous êtes depuis passés à la trape je vous rends hommage ici même.


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La tape-ographie du Sqad Up en un clic: merci DatPiff.

Le premier morceau provient donc de créole bled, un brin "caliente" je vous l'accorde. Capito fait les choses bien, Dj Khaled (oui nigga) hoste une deuxième cassette consacrée au Capo, sortie dans la même semaine.


Monday, March 24, 2008

Rookie VS. Sophomore

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Arno Cost a 21 ans. Il n'a peut être pas connu l'italo disco et les chorégraphies sur The Chase dans les campings. Mais ce Souvenir laisse penser qu'il a bien baisé pendant ses vacances d'été et que visiblement, il est nostalgique. Pourtant, on peut supposer que les filles faciles, aujourd'hui, c’est son quotidien. Révélè aux yeux du monde avec l’énorme Magenta, co-produit avec le au-moins-aussi-talentueux ARIAS, il enchaîne les tubes sans retenue.

Arias et Cost tirent d'ailleurs sur les mêmes ficelles. Celles d’une house dégoulinante aux synthés envahissants. Malgré tout, le résultat relève à chaque fois d’une certaine classe imparable. Parfaite illustration avec Souvenir, italo-house prévisible dans tous les sens mais tellement efficace.

Souvenir se positionne d’entrer de jeu comme un des gros summer-hit potentiel, titre honorifique dont Pjanoo a pour le moment la faveur des pronostics.


Exceptionnellement et rien que pour cette fois, on met en lumière un ptit gars tout frais tout neuf, parce qu’il respire la coolatitude. Clap « Kid » Mike a trouvé sa voie, celle de la cut-up house calibrée pour les enceintes sportives de grandes envergures. Il est pas du genre à partir à la mi-temps d’un match de basket pour bénéficier de son coupon une part de pizza achetée une part offerteuu !!! mais reste pour reluquer les pom-poms en démonstration sur 2 Unlimited.

Damn Damn place Bobmo comme la nouvelle source d’inspiration des kidz. La même insouciance juvénile, le même désir de conquérir le monde sans bouger un doigt de pied, juste en allumant la dernière version (craquée) de Reason.

Il a aussi fait un remix de Da Hool bien dingo, demandez-lui de le foutre sur son myspace.

Sunday, March 23, 2008

Giovanni Trap-a-ttoni

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L'ingéniosité du traptacular Gucci Mane pour faire des jeux de mots avec le mot trap n'est plus à démontrer, il en est de même concernant son talent pour fredonner des refrains. Ecoutez le chanter lentement sur ce banger glacial, produit par l'omniprésent Drumma Boy de Memphis. Yeaaaennn même pour du snap quand Gucci Mane sort de la trappe c'est top notch.


Puis un mot pour dire que je regretterai Tampa Tony, qui a été condamné à la prison à vie. Il était bon, tous ses morceaux étaient cool: She Lies, Bobbahead, Riden Out, Can't Jook Without Me. 24kg de cocaïne avec soi c'est difficile à justifier, ses morceaux sur les clubs et son business de splitters ne laissaient pas soupçonner ce genre d'activité. A Miami c'est l'inverse, les morceaux sont explicites mais les problèmes sont absents.

Friday, March 21, 2008

FÉ PÉTÉ

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J’ai décidé qu'aujourd’hui, veille de week-end de pâques, ça allait taper véner, et sans aucune retenue.

Dans ces circonstances, un homme tombe à point nommé. Cet homme c’est DJ RUSH. Surnommé le boucher de Chicago, il ne fait pas dans les mets raffinés mais plutôt dans la charcuterie rouge et bien saignante. L'un des pionnier de la Hardtechno / Schranz sait se faire entendre. Prenez son Motherfucking Bass par exemple. Avec un tel nom, inutile de préciser qu’il n’est pas question d’esprit soulfull, ni de respect de la quiétude des voisins.

Rush harangue l'assistance avec quelques précieuses formules d’un niveau intellectuel rarement atteint. Les « gimme some bass » sont lâchés sur un kick à moitié saturé dont l'unique finalité est de tabasser le plus fort possible.


L’original est un classique de Mental Groove (1999). En cette année 2008, Popof propose une relecture des plus actuels sur T-Classixx.
Alors Popof, ce nom bien déconneur, il le doit à son passé de free parteux avec les Heretik (Noisebuilder, Signal Electrik) et nul doute qu’aujourd’hui, depuis son intrusion dans la sphère « minimale » le petit Alexandre doit être banni à vie des rassemblements sauvages, et même peut être qu’il a du changer d’adresse MSN, de compte Yahoo ou Gmail (pas de discrimination sur corporate). Bref, Popof, les beats qui tapent, il en connait un rayon, et se place en expert pour remixer ce classique de chicago façon électro virevoltante loopée à la sauce « TE-TE-TECKTONIIIIK ».

Thursday, March 20, 2008

T'as raison, y'a les durs et les boss

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Y'a les mecs mûrs et les gosses
Et quand t'as grandi dans les murs
T'as qu'les burnes et les crosses


Vous allez certainement me trouver sentimental sur les bords (quoiqu'en effet, je sois quelqu'un doté d'une grande capacité d'écoute), mais cette phase là, juste au-dessus, c'est quelque part toute mon adolescence qui me revient d'un coup.
L'homme qui est derrière cette histoire qui est aussi la mienne, c'est Salif, l'un des tous derniers génies purs qu'ait connu le rap français, avant l'avènement récent des expressionnistes abstraits à la Sefyu, Alpha et leurs amis.

C'est troublant la manière dont ce talent fâché a toujours fait en sorte de se mettre en mauvaise position, jusqu'à devenir invisible comme Kevin Bacon dans Hollow Man. Toujours affilié aux lourdeaux de chez IV My People après 10 longues années, fidèle à ce bon vieux EXS au sein de Nysay, Sa-ZA Li-ZI fe-ZE n'est redevenu officiel que récemment avec le très mauvais "Caillera à la Muerte", preuve du très mauvais goût franco-français.

Puis tout est quasiment rentré dans l'ordre: des featurings en veux-tu en voilà, un album de rue (l'excellent "Boulogne Boy" l'annèe dernière) et donc le tout dernier "Prolongations", dernière compile avant l'album, et contenant des inédits.
Petit éclaircissement:


et


Vous l'aurez compris, le bougre a pris de la bouteille depuis "C'est ça ma vie", il n'hésite plus à en faire beaucoup trop pour notre plus grand plaisir et on ne peut que lui en remercier.

Son style aussi s'est métamorphosé, on est en droit de penser qu'il a écouté le Booba actuel, il a aussi des phases à la Sinik et là où ça pourrait être quelque chose d'exceptionnellement atroce, ça défonce. 2 morceaux de "Prolongations" pour vous, c'est extrêmement original puisque ça parle de rue et y'a même un featuring de Samat qui est à peu près ce qu'il se fait de moins bien en expressionnisme abstrait.




Wednesday, March 19, 2008

Is Greed Still Good?

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C'est quand Goldman et Lehman annoncent des résultats moins dégueux que prévu que l'on pense être sorti du trou. La Fed caresse les investisseurs dans le sens du poil 5 heures après et on obtient des perfs à +16% et +45% pour nos deux brokers dealers et l'indice bancaire du Dow Jones qui swingue tel un marché émergent. Aberrante volatilité ui ui.

On soutient le rally 24 heures plus tard avec Morgan Stanley qui tient bon la barre également, les banques d'invest US sont non seulement sorties de la panade mais peuvent emprunter à des prix défiant toute concurrence, merci Ben. Les bonnes nouvelles s'enchaînent cette fois pour Freddie Mac et Fannie Mae, les beaux jours reviennent sur les marchés Hey Hey Hey. JP Morgan a déboursé moins de cash pour se payer Bear Stearns que le Los Angeles Galaxy pour David Beckham. Ca mérite réflexion.

Quand tout le monde voit la vie en rose (excepté les salariés de Bear Stearns certes) ça a comme une odeur de moisi sur les marchés, ce matin même on lisait que les investisseurs pensent plus au retour de leur investissement qu'au retour sur investissement. L'idée de l'effet domino a peut être été effacée trop vite de l'inconscient collectif, UBS annoncerait 3 milliards de provisions en plus des 19 de janvier avant la cloture européenne, déjà – 1,80% à Wall Street au moment où j'écris ces lignes, on allait presque fêter tranquillement Pâques et l'IPO de Visa...