L’histoire de
Lee et Michael est emplie de péripéties. Ils se rencontrent sur les bancs de la fac milieu 80’s, et plutôt que de faire semblant de suivre les cours d’arts-plastiques, ils décident de conjuguer leur relation derrière les potards.
Jusqu’au début des années 90, ils sortent, sous la bannière
Greater Than One une série d’album qu’on pourrait qualifier de
magma digital effrayant sans trop chipoter.
A l’approche de la trentaine, en général, on arrête de manifester contre le gouvernement et on pense un peu plus à faire des thunes. Le couple change de ligne directrice et peut espérer jouer devant un parterre de fans qui dépasse le cercle d’étudiants aussi timbrés qu'eux. Ils multiplient les projets et accumulent les succès sur
Warp avec leur
Tricky Disco, puis sur
Novamute. C’est sur la firme anglaise que nos deux tourtereaux vont roucouler leur premier hymne techno. Un morceau au message sincère, décliné en quatre versions.
Ce remix commence avec des chœurs d’église orthodoxe appuyés par un clavier en bois massif pas très rassurant. C’est sans compter sur cette voix amicale qui vient nous glisser des mots dont les effets sont comparables à la prise de certains
supers champignons.A ce sujet, je ne vais pas vous faire un dessin quant au message subliminal de ce
Reach For The Sky, mais il n’est évidement pas question de conquête spatiale, ni d’aérodynamisme externe. Ce morceau est tellement parfait qu’il pourrait synthétiser la techno européenne de 91/92.
Ce track sorti sur l’excellent
Go Bang ! est un bel exemple d’euro house / house-à-tiroirs early 90’s. Je me permettrai d’ajouter « sensible » devant tant il est clair que ce tube n’est pas destiner à enflammer un rassemblement Dance Machine.
Pure choisi la voie de la
jungle luxuriante, avec ses toucans et ses flutes amazoniennes, mais où les tam-tams sont remplacés par des Korg. En fait, une sorte de
Tribal Dance, de la musique qui rassemble les peuples quoi.
Si vous avez toujours rêvé de connaitre les références des
Modeselektor pour leurs
Tim Tim Remix,
First Rebirth, voire
Rave Anthem. Ne cherchez pas plus loin. Pensez à
Banzaï, pensez à la
Love Parade, pensez à un track uptempo dénué de moralité avec un mec qui hurle sans arrêt pour
déclarer son amour.
D’ailleurs, hormis les deux berlinois, je ne vois pas qui d’autre pourrait se permettre de jouer ce genre de trucs sans recevoir des tessons de bouteilles.
1993 est le début de la fin pour la techno européenne. 1995 est la fin tout court pour Lee Newmann. Entre les deux, elle aura quand même connu son instant de gloire radiophonique avec leur projet
Technohead dont je m’abstiendrai volontairement de tout commentaire.